Le test auditif après 60 ans : pourquoi, où et comment ça se passe vraiment
La perte d'audition liée à l'âge s'installe si progressivement qu'on s'y habitue avant de la remarquer. Un test auditif régulier permet de la repérer tôt, sans douleur ni contrainte. Cet article explique où le faire, à quoi vous attendre pendant le test, comment lire un résultat simple, et ce qui se passe ensuite si le dépistage révèle une gêne réelle.
L’essentiel en 30 secondes
L’essentiel à retenir
Lecture complète : 15 min- La presbyacousie, la baisse d'audition liée à l'âge, progresse lentement sur plusieurs années et l'entourage la remarque souvent avant la personne concernée elle-même.
- Un test auditif de dépistage ne fait pas mal, dure généralement entre quinze et trente minutes, et ne nécessite aucune préparation particulière.
- Trois portes d'entrée existent : le médecin traitant qui oriente vers un ORL, l'audioprothésiste en accès direct, et les campagnes de dépistage ponctuelles proposées par certaines structures.
- Un test gratuit proposé par un audioprothésiste reste un dépistage sérieux sur le plan technique, mais il s'inscrit dans une démarche commerciale : le professionnel a un intérêt à vous vendre ensuite un appareil.
- Un dépistage positif ne signifie pas qu'un appareillage est automatique : l'étape suivante est une consultation chez un médecin ORL, qui pose le diagnostic et décide si un appareillage est utile.
- Le résultat d'un test se lit sous forme de courbe, l'audiogramme, qui indique à quel volume vous entendez chaque fréquence sonore, de l'aigu au grave.
La presbyacousie, une perte d'audition qui s'installe sans bruit #
La presbyacousie désigne la baisse progressive de l'audition liée à l'avancée en âge. Elle touche d'abord les sons aigus, ceux des voix de femmes ou d'enfants, des consonnes comme le « s » ou le « f », avant de s'étendre à d'autres fréquences. Ce mécanisme, lié à l'usure naturelle des cellules sensorielles de l'oreille interne, ne provoque ni douleur ni gêne brutale : c'est justement ce qui le rend difficile à repérer par la personne qui en est atteinte.
La difficulté vient du caractère progressif de cette évolution. Le cerveau compense, s'adapte, réinterprète ce qu'il entend mal à partir du contexte. On croit encore bien entendre parce qu'on comprend l'essentiel d'une conversation calme, en face à face, dans un lieu silencieux. Les vrais signaux d'alerte apparaissent ailleurs : au restaurant, en réunion de famille, au téléphone, ou devant la télévision quand le son monte régulièrement sans que les autres s'en plaignent.
C'est souvent l'entourage qui remarque le changement en premier : un proche qui doit répéter plusieurs fois la même phrase, une télévision trop forte, une personne qui semble se replier des conversations de groupe. Ce décalage entre la perception de la personne concernée et celle de son entourage explique pourquoi tant de personnes attendent des années avant de faire un test, alors que le dépistage lui-même est simple, rapide et sans risque.
Plusieurs années
Délai moyen, souvent observé, entre l'apparition des premiers signes et la première consultation
Ordre de grandeur communément rapporté par les professionnels de santé
0 douleur
Un test auditif de dépistage, quelle que soit sa forme, n'est jamais douloureux
Principe de l'examen audiométrique
15 à 30 min
Durée habituelle d'un test de dépistage simple
Déroulement type d'un audiogramme de dépistage
Les signes qui doivent donner envie de faire le test #
Certains signaux, pris isolément, semblent anodins. Réunis, ils dessinent un tableau assez net. Le premier est la difficulté à suivre une conversation dans un environnement bruyant : restaurant, réunion familiale, magasin. Le cerveau doit alors trier la parole utile au milieu du bruit ambiant, un exercice qui devient plus coûteux dès que l'oreille perçoit moins bien certaines fréquences.
Un autre signe fréquent concerne le volume de la télévision ou de la radio, monté progressivement au fil des mois sans que la personne s'en rende compte, jusqu'à devenir gênant pour les autres membres du foyer. La sensation de bien comprendre les hommes mais moins bien les femmes ou les enfants, dont les voix sont plus aiguës, est également un indice caractéristique de la presbyacousie.
Les signes qui justifient un test auditif
Vos cases cochées restent enregistrées sur cet appareil.
Où faire un test auditif : trois portes d'entrée bien distinctes #
Trois chemins mènent à un test auditif, et ils ne se valent pas exactement sur le plan de la démarche. Le premier passe par le médecin traitant, qui peut réaliser un premier repérage sommaire lors d'une consultation, notamment dans le cadre du bilan de prévention proposé à certains âges, puis orienter vers un médecin ORL si une gêne est signalée. Cette voie a l'avantage de rester dans un cadre médical classique, sans enjeu commercial.
Le deuxième chemin passe directement par un médecin ORL, oto-rhino-laryngologiste, sur rendez-vous. C'est le seul professionnel habilité à poser un diagnostic médical et à établir la prescription d'audioprothèses si un appareillage est justifié. Les délais de rendez-vous chez un ORL sont parfois longs selon les régions, un facteur à anticiper si vous ressentez une gêne.
Le troisième chemin passe par l'audioprothésiste, professionnel formé à l'adaptation des appareils auditifs, qui peut réaliser un test de dépistage en accès direct, sans ordonnance préalable, souvent présenté comme gratuit. C'est une voie rapide et accessible, mais elle diffère fondamentalement des deux précédentes sur un point : l'audioprothésiste vend des appareils auditifs, et le test qu'il propose s'inscrit dans cette activité commerciale.
| Lieu | Accès | Ce qu'il permet | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Médecin traitant | Sur rendez-vous, dans le cadre du suivi habituel | Un premier repérage de la gêne, puis une orientation vers un ORL si nécessaire | Ne pose pas de diagnostic précis ; c'est une étape d'aiguillage |
| Médecin ORL | Sur rendez-vous, en accès direct ou sur orientation | Le diagnostic médical complet, l'audiogramme de référence, la prescription d'audioprothèses si besoin | Délais de rendez-vous parfois longs selon les régions |
| Audioprothésiste | Accès direct, sans ordonnance, souvent gratuit pour le premier test | Un dépistage technique fiable, réalisé avec du matériel professionnel | Démarche commerciale : intérêt du professionnel à proposer ensuite un appareillage |
| Campagne de dépistage ponctuelle | Selon le calendrier local : mairies, salons santé, structures associatives | Un repérage rapide, gratuit, sans engagement commercial direct | Disponibilité variable selon les communes et les périodes de l'année |
Le contenu exact de chaque test peut varier d'un praticien ou d'une structure à l'autre.
Le test gratuit chez l'audioprothésiste : ce qu'il faut savoir avant d'y aller #
Le test proposé par un audioprothésiste est, sur le plan technique, un vrai test auditif : il utilise le même type de matériel qu'un ORL, un casque et un appareil qui envoie des sons calibrés à différents volumes et à différentes fréquences. Le professionnel qui le réalise est formé, et le résultat obtenu, sous forme d'audiogramme, est en général fiable pour repérer une baisse d'audition. Rien, sur le plan purement technique, ne doit vous faire douter de la valeur de ce dépistage.
Ce qui distingue cette démarche des deux autres, c'est le modèle économique dans lequel elle s'inscrit. Un audioprothésiste vit de la vente et de l'adaptation d'appareils auditifs. Un test gratuit, largement proposé au public, sert aussi à identifier des personnes susceptibles d'être équipées. Ce n'est ni un défaut ni une tromperie en soi, c'est simplement la logique commerciale du métier, qu'il est utile de connaître avant de s'y rendre pour garder un regard critique sur la suite proposée.
Concrètement, rien n'empêche de commencer par un test chez un audioprothésiste pour se faire une première idée, à condition de ne pas signer de devis ou d'engagement le jour même. Si le test révèle une gêne réelle, la démarche la plus prudente reste de consulter ensuite un médecin ORL, seul habilité à confirmer le diagnostic et à établir une prescription, avant tout achat d'appareillage. Le coût de l'audioprothèse elle-même, ses conditions de remboursement et le dispositif à reste à charge zéro, une fois l'appareillage décidé, sont traités dans le détail plus loin dans cet article.
Test chez l'ORL ou test chez l'audioprothésiste : deux démarches différentes
APasser d'abord par un ORL
- Diagnostic médical complet, incluant un examen de l'oreille et un audiogramme de référence.
- Aucun enjeu commercial : le médecin ne vend pas d'appareils.
- Délai de rendez-vous parfois plus long selon la région.
- Étape obligatoire pour obtenir une prescription d'audioprothèses.
BCommencer par un audioprothésiste
- Accès rapide, souvent sans rendez-vous long à attendre.
- Test technique fiable, réalisé avec du matériel professionnel.
- Démarche s'inscrivant dans une logique commerciale de vente d'appareils.
- Ne remplace pas la consultation ORL en cas de résultat anormal.
Les deux voies peuvent se combiner : un premier repérage rapide chez l'audioprothésiste, suivi d'une confirmation chez l'ORL avant toute décision d'appareillage.
Le déroulement concret d'un test : à quoi vous attendre #
Un test auditif de dépistage commence en général par un bref échange sur vos habitudes d'écoute, vos éventuelles difficultés ressenties, vos antécédents et une exposition passée au bruit, professionnelle ou de loisir. Le praticien peut ensuite examiner rapidement le conduit auditif à l'aide d'un otoscope, un petit instrument muni d'une lumière, pour vérifier l'absence de bouchon de cérumen ou d'anomalie visible, une cause fréquente et réversible de gêne auditive qui n'a rien à voir avec la presbyacousie.
Vient ensuite le test proprement dit, appelé audiométrie tonale. Vous portez un casque, généralement installé dans une cabine insonorisée ou une pièce calme, et vous entendez des sons purs, des bips, à différentes fréquences, du grave à l'aigu, envoyés à des volumes de plus en plus faibles. Votre seule tâche consiste à signaler, en appuyant sur un bouton ou en levant la main, chaque son que vous percevez, oreille par oreille. L'examen ne provoque aucune douleur et ne nécessite aucun geste invasif.
Comment se déroule un test auditif de dépistage
-
L'entretien préalable
Le praticien vous interroge sur vos difficultés ressenties, votre exposition au bruit et vos antécédents, sans obligation de préparation particulière de votre part.
-
L'examen visuel de l'oreille
Un otoscope permet de vérifier l'état du conduit auditif et d'écarter un bouchon de cérumen, cause fréquente de gêne temporaire.
-
L'audiométrie tonale
Avec un casque, vous signalez les sons les plus faibles que vous parvenez à percevoir, à différentes fréquences, pour chaque oreille séparément.
-
L'audiométrie vocale, si elle est proposée
Vous répétez des mots ou des chiffres entendus à volume variable, ce qui évalue votre compréhension réelle de la parole, pas seulement la perception d'un son.
-
La restitution du résultat
Le praticien vous montre l'audiogramme obtenu et vous explique, en termes simples, ce qu'il révèle et ce qu'il convient de faire ensuite.
Certains professionnels ajoutent une audiométrie vocale, qui complète le test tonal : elle consiste à répéter des mots ou des chiffres énoncés à volume décroissant, dans le calme puis parfois avec un bruit de fond. Cette étape est utile car elle mesure votre capacité réelle à comprendre la parole, qui ne dépend pas uniquement du volume perçu mais aussi de la clarté avec laquelle le cerveau traite l'information sonore. L'ensemble du test, entretien compris, dure en général entre quinze et trente minutes, rarement davantage pour un simple dépistage.
Lire un audiogramme sans être audioprothésiste #
L'audiogramme se présente sous la forme d'un graphique. En abscisse, l'axe horizontal indique les fréquences, du grave à gauche vers l'aigu à droite, exprimées en hertz. En ordonnée, l'axe vertical indique le volume, exprimé en décibels, nécessaire pour que vous entendiez chaque fréquence : plus le point est bas sur le graphique, plus il faut de volume pour que vous perceviez le son, donc plus l'audition est diminuée à cette fréquence précise. Deux courbes distinctes représentent chaque oreille.
Il n'est pas nécessaire de maîtriser tous les détails techniques pour comprendre l'essentiel. Une courbe qui reste proche du haut du graphique sur l'ensemble des fréquences traduit une audition normale ou proche de la normale. Une courbe qui descend progressivement vers l'aigu, sur la droite du graphique, correspond au profil classique de la presbyacousie. Plus la courbe descend bas, plus la perte est marquée à cette fréquence.
| Niveau mesuré | Ce que cela signifie concrètement | Effet sur la vie quotidienne |
|---|---|---|
| Audition normale | Les sons sont perçus à un volume très faible, proche du seuil habituel | Aucune gêne notable dans la plupart des situations |
| Perte légère | Un volume un peu plus élevé est nécessaire pour percevoir certains sons | Difficulté dans le bruit ou pour les voix chuchotées, sans gêne marquée au calme |
| Perte moyenne | Un volume nettement plus élevé est nécessaire sur plusieurs fréquences | Conversations courantes plus difficiles à suivre, y compris dans le calme |
| Perte sévère à profonde | Seuls des sons très forts sont perçus, voire aucun sur certaines fréquences | Compréhension de la parole fortement compromise sans appareillage |
Ces catégories sont des repères de lecture générale ; seul le médecin ORL interprète l'audiogramme dans le contexte de votre situation.
Après un dépistage positif : les étapes à venir #
Un test qui révèle une baisse d'audition n'implique jamais une décision immédiate d'appareillage. La première étape, si le test initial a été réalisé par un audioprothésiste ou lors d'une campagne de dépistage, consiste à consulter un médecin ORL. Ce dernier va rechercher une cause éventuelle autre que la presbyacousie, comme un bouchon de cérumen, une otite, une atteinte liée au bruit ou une autre pathologie de l'oreille, avant de confirmer le diagnostic par un audiogramme médical complet.
Si le médecin ORL confirme une presbyacousie justifiant une correction, il établit une ordonnance mentionnant le type de perte constatée. Cette prescription est indispensable pour qu'un audioprothésiste puisse ensuite procéder à l'adaptation d'un appareil et pour que les conditions de remboursement, notamment le dispositif à reste à charge zéro, puissent s'appliquer. Toutes les pertes auditives repérées ne nécessitent d'ailleurs pas systématiquement un appareillage immédiat : certaines pertes légères font l'objet d'une simple surveillance, avec un nouveau contrôle proposé quelques années plus tard.
Lorsqu'un appareillage est décidé, une nouvelle étape commence, distincte du dépistage initial : le choix du type d'appareil, la période d'essai, l'adaptation progressive au quotidien, puis les questions de coût et de remboursement. Ces aspects, propres à l'achat et au financement d'une audioprothèse, sont détaillés dans l'article consacré au 100 % santé pour les audioprothèses, qui explique notamment le principe du reste à charge zéro et les limites du dispositif.
Ce que la perte d'audition change au quotidien, et pourquoi agir tôt aide #
Une audition qui décline sans être corrigée pousse souvent, sans qu'on s'en aperçoive, à réduire certaines activités : on évite les repas bruyants, on décline une sortie en groupe, on hésite avant de prendre le téléphone. Ce repli progressif se construit par petites décisions, chacune raisonnable prise isolément, mais dont l'accumulation peut peser sur la vie sociale et les échanges avec les proches. Repérer la gêne tôt permet d'agir avant que ces habitudes ne s'installent durablement.
L'entourage joue un rôle décisif dans ce repérage précoce. Il est plus facile, pour un conjoint, un enfant ou un ami, de remarquer qu'une personne fait répéter souvent, qu'elle monte le son de la télévision ou qu'elle semble se retirer des conversations de groupe. Signaler ce constat avec tact, sans insistance ni jugement, peut suffire à déclencher une démarche que la personne concernée n'aurait pas entreprise d'elle-même.
Rester en lien avec son entourage, poursuivre des activités partagées et continuer à participer à la vie sociale sont des ressorts importants pour bien vivre les années qui suivent la retraite. Une audition mal corrigée peut fragiliser discrètement ces liens ; y remédier à temps, à l'inverse, aide à les préserver. Pour approfondir la question du lien social au fil de l'âge, l'article consacré à la reconstruction d'un cercle social après la retraite aborde ces mécanismes plus largement.
L'audition mérite aussi d'être pensée en lien avec les outils du quotidien. De nombreux téléphones récents proposent des réglages compatibles avec les aides auditives, ou permettent d'amplifier le son des appels et des vidéos, une option utile en complément d'un appareillage ou même avant, pour une gêne légère. Ces réglages sont abordés dans l'article sur le choix d'un smartphone adapté, utile si vous cherchez à ajuster votre téléphone à une audition qui évolue.
Comme pour la vue, il est utile de refaire un test auditif tous les quelques années après 60 ans, même en l'absence de gêne marquée. Ce suivi régulier, plus qu'un test unique fait une fois pour toutes, permet de repérer une évolution progressive avant qu'elle ne devienne pesante pour vous ou pour votre entourage, et de garder la main sur le rythme des rendez-vous plutôt que de le subir.
Sources et vérification
Les informations de cet article ont été établies à partir des ressources officielles suivantes. Les barèmes et plafonds évoluant chaque année, consultez-les avant toute démarche.
- ameli.fr Information sur la santé auditive, la presbyacousie et le parcours de soins
- service-public.fr Repères sur le dépistage et le parcours audioprothèses, du diagnostic au remboursement
- pour-les-personnes-agees.gouv.fr Information sur la prévention de la perte auditive liée à l'âge
Point de vigilance : Vérifier régulièrement les modalités d'accès direct à l'audioprothésiste, les délais de rendez-vous chez les médecins ORL et l'existence de campagnes de dépistage locales, qui peuvent évoluer selon les territoires.
- Publié le
- Mis à jour le
- Rédaction
- La rédaction de La Retraite
Vous vous demandez peut-être
Questions fréquentes
À partir de quel âge faut-il commencer à faire tester son audition ?
Il n'existe pas d'âge unique imposé, mais la presbyacousie devenant plus fréquente après 60 ans, c'est un repère raisonnable pour un premier test si vous n'en avez jamais fait. Si un signe de gêne apparaît plus tôt, mieux vaut ne pas attendre cet âge pour consulter.
Le test auditif fait-il mal ?
Non, un test auditif de dépistage ne provoque aucune douleur. Il consiste à porter un casque et à signaler les sons perçus, sans geste invasif ni contact désagréable avec l'oreille, en dehors de l'examen visuel avec l'otoscope, lui aussi indolore.
Un test gratuit chez un audioprothésiste est-il fiable ?
Sur le plan technique, oui : il utilise le même type de matériel qu'un test médical. La différence tient au contexte commercial dans lequel il s'inscrit, l'audioprothésiste ayant un intérêt à proposer ensuite un appareillage. Un résultat positif mérite d'être confirmé par un médecin ORL avant toute décision d'achat.
Faut-il une ordonnance pour faire un test auditif ?
Non, pas pour un simple dépistage : un audioprothésiste peut le réaliser en accès direct. En revanche, une ordonnance d'un médecin ORL est indispensable pour obtenir une audioprothèse et bénéficier des conditions de remboursement en vigueur.
Combien de temps dure un test auditif ?
Un test de dépistage simple dure généralement entre quinze et trente minutes, entretien et examen de l'oreille compris. Un bilan complet chez un médecin ORL, incluant d'autres examens si nécessaire, peut prendre davantage de temps.
Comment lire simplement les résultats d'un audiogramme ?
L'audiogramme montre, pour chaque oreille, une courbe reliant les fréquences des sons, du grave à l'aigu, au volume nécessaire pour les percevoir. Plus la courbe descend bas sur le graphique, plus l'audition est diminuée à cette fréquence. Une courbe qui chute surtout vers l'aigu correspond au profil habituel de la presbyacousie.
Que se passe-t-il si le test révèle une perte d'audition ?
La suite logique est une consultation chez un médecin ORL, qui confirme le diagnostic, recherche une éventuelle autre cause, et détermine si un appareillage est utile. Toutes les pertes détectées ne nécessitent pas un appareillage immédiat, certaines faisant l'objet d'une simple surveillance.
Peut-on refuser un appareillage proposé après un test ?
Oui, l'appareillage n'est jamais une obligation. Vous pouvez demander un délai de réflexion, solliciter un second avis auprès d'un autre professionnel, ou choisir de ne pas donner suite dans l'immédiat, en particulier si le résultat est proche de la normale.
Où trouver une campagne de dépistage auditif gratuite près de chez soi ?
Renseignez-vous auprès de votre mairie, d'un centre municipal de santé ou lors d'un bilan de prévention proposé par l'Assurance Maladie, qui peut orienter vers ce type d'initiative locale. La disponibilité de ces campagnes varie selon les communes et les périodes de l'année.
La perte d'audition liée à l'âge touche-t-elle les deux oreilles de la même façon ?
Dans la presbyacousie, la perte est le plus souvent relativement symétrique, c'est-à-dire proche entre les deux oreilles. Une différence marquée entre les deux côtés, ou une perte apparue brutalement d'un seul côté, justifie une consultation médicale plutôt qu'un simple dépistage de routine.
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