Après 60 ans, le calendrier des rendez-vous santé à garder en tête
Après 60 ans, la prévention ne consiste pas à multiplier les examens au hasard. Elle repose sur quelques rendez-vous réguliers, des dépistages ciblés et des vaccinations à jour. Ce calendrier vous aide à préparer vos échéances, à savoir ce qui relève d’un programme national et ce que votre médecin traitant doit adapter à votre situation.
L’essentiel en 30 secondes
L’essentiel à retenir
Lecture complète : 19 min- Le bilan de prévention est proposé à quatre périodes de la vie, dont entre 60 et 65 ans puis entre 70 et 75 ans ; il permet de faire le point sur les risques, les habitudes et les dépistages utiles.
- Le dépistage organisé du cancer colorectal concerne les femmes et les hommes de 50 à 74 ans tous les deux ans, tandis que le dépistage du cancer du sein concerne les femmes de 50 à 74 ans tous les deux ans.
- La prise de tension, le suivi des traitements, la santé bucco-dentaire, la vue et l’audition demandent un rythme individualisé : le médecin traitant coordonne ce calendrier.
- À partir de 65 ans, la grippe, le Covid-19, le pneumocoque, le zona et les rappels diphtérie-tétanos-poliomyélite font partie des vaccinations à vérifier selon l’historique de chacun.
- Un dépistage s’adresse à une personne qui ne présente pas de symptôme ; en cas de douleur, saignement, essoufflement inhabituel, baisse rapide de la vue ou autre signe nouveau, il faut consulter sans attendre la prochaine échéance.
Un calendrier utile, mais jamais identique pour tout le monde #
Le bon calendrier de prévention après 60 ans tient en une idée simple : suivre ce qui est recommandé pour votre âge, sans oublier ce qui dépend de votre histoire personnelle. Une hypertension, un diabète, un antécédent de cancer, une fracture après une chute, un tabagisme passé, des traitements au long cours ou des antécédents familiaux peuvent modifier les examens nécessaires. À l’inverse, un examen non indiqué n’est pas forcément rassurant et peut conduire à des investigations inutiles. Le médecin traitant reste donc votre point d’appui : il connaît vos risques, vos traitements et les spécialistes qui vous suivent.
Il est utile de distinguer trois situations. Le suivi régulier sert à contrôler une maladie connue ou un traitement. Le dépistage recherche une maladie avant l’apparition de symptômes, chez des personnes qui vont bien. Enfin, une consultation pour un symptôme répond à un problème nouveau et ne doit pas être reportée sous prétexte qu’un dépistage est prévu plus tard. Ce calendrier n’est pas une ordonnance médicale. Considérez-le comme une liste de sujets à revoir, au moins une fois par an, avec le professionnel qui coordonne vos soins.
Pour éviter les oublis, ne cherchez pas à tout faire au même moment. Répartissez les rendez-vous sur l’année : une consultation de coordination avec votre médecin, les campagnes saisonnières de vaccination à l’automne, puis les examens dont l’échéance approche. Gardez dans un même dossier vos comptes rendus, vos ordonnances, votre carnet de vaccination et les dates de vos derniers tests. Cette organisation rend la consultation plus utile et limite les examens répétés parce qu’un résultat est introuvable.
4 périodes
Âges proposés pour le bilan de prévention : 18-25, 45-50, 60-65 et 70-75 ans
Assurance Maladie
2 ans
Rythme du dépistage organisé du cancer colorectal entre 50 et 74 ans
Assurance Maladie
2 ans
Rythme du dépistage organisé du cancer du sein entre 50 et 74 ans
Assurance Maladie
65 ans
Âge auquel plusieurs vaccinations doivent être revérifiées avec un professionnel
Calendrier vaccinal
Le bilan de prévention entre 60 et 65 ans, puis entre 70 et 75 ans #
Le bilan de prévention est un rendez-vous consacré à ce qui peut préserver votre santé et votre autonomie : activité physique, alimentation, sommeil, santé mentale, addictions, vaccinations, dépistages et risques de chute. Il est proposé à quatre moments de la vie, notamment entre 60 et 65 ans, puis entre 70 et 75 ans. Il peut être réalisé par différents professionnels de santé formés à cette démarche. Il ne s’agit ni d’une consultation de médecine générale complète, ni d’une batterie automatique d’analyses : son intérêt est de faire émerger les priorités qui vous concernent vraiment.
Préparez ce rendez-vous comme vous prépareriez une déclaration importante : avec les faits utiles. Notez vos traitements, y compris les médicaments sans ordonnance et les compléments. Apportez votre carnet de vaccination, vos derniers résultats de dépistage et, si vous en avez, quelques mesures de tension faites à domicile. Listez aussi les difficultés concrètes : fatigue, douleurs, sommeil, essoufflement à l’effort, perte d’équilibre, problème d’audition, inquiétude sur la mémoire ou isolement. Ce sont souvent ces sujets, davantage qu’une analyse isolée, qui permettent de définir un plan utile.
À l’issue du bilan, le professionnel peut vous conseiller une consultation avec votre médecin traitant, une mise à jour vaccinale, un dépistage, un accompagnement nutritionnel ou une activité physique adaptée. Demandez une trace écrite des points décidés et de leur ordre de priorité. Si vous avez déjà un suivi régulier pour une maladie chronique, le bilan peut compléter ce suivi, mais il ne le remplace pas. Votre médecin traitant vérifie notamment que les recommandations proposées sont compatibles avec vos antécédents et vos médicaments.
| Période | Ce qui est passé en revue | Ce qu’il est utile d’apporter | Décision à obtenir |
|---|---|---|---|
| Entre 60 et 65 ans | Habitudes de vie, risques cardiovasculaires, dépistages, vaccins, sommeil, équilibre, santé psychique | Liste des traitements, vaccins, résultats de mammographie ou de test colorectal, questions notées | Un plan d’action priorisé et les rendez-vous à programmer |
| Entre 70 et 75 ans | Même socle, avec attention renforcée à l’autonomie, aux chutes, à la vue, à l’audition et aux interactions médicamenteuses | Évolution depuis le précédent bilan, compte rendu de chute ou d’hospitalisation, mesures de tension si disponibles | Les adaptations de suivi, de prévention des chutes et de traitement à discuter avec le médecin traitant |
Ces tranches d’âge correspondent au dispositif national. Le contenu réel du rendez-vous est adapté à votre état de santé.
Les dépistages des cancers : savoir lesquels vous concernent encore #
Après 60 ans, les deux dépistages organisés les plus connus restent ceux du cancer colorectal et du cancer du sein. Le premier concerne les femmes et les hommes de 50 à 74 ans. Il repose sur un test immunologique à faire chez soi, à renouveler tous les deux ans lorsqu’il est négatif. Le second concerne les femmes de 50 à 74 ans et repose sur une mammographie tous les deux ans. Une invitation peut vous être adressée, mais n’attendez pas passivement un courrier si vous pensez être à échéance : votre médecin, votre sage-femme ou les circuits indiqués par l’Assurance Maladie peuvent vous renseigner.
Le dépistage du cancer du col de l’utérus reste aussi pertinent entre 60 et 65 ans lorsqu’il n’est pas à jour. Le protocole dépend de l’âge et des résultats antérieurs : de 30 à 65 ans, le test de recherche du papillomavirus humain, ou HPV, est normalement utilisé à intervalle de cinq ans après un résultat négatif, selon le programme en vigueur. Si vos précédents examens sont incomplets, absents ou anormaux, le médecin ou la sage-femme fixe la conduite à tenir. Ne concluez donc pas qu’il est trop tard ou inutile parce que vous approchez de 65 ans.
Pour la prostate, il n’existe pas de dépistage organisé généralisé comparable à ceux du sein ou du côlon. Le dosage du PSA peut se discuter individuellement avec le médecin, après information sur les bénéfices et les limites du test. De même, il n’existe pas de programme national systématique pour le cancer du poumon dans la population générale au moment de la rédaction ; un tabagisme important, actuel ou ancien, mérite en revanche une discussion personnalisée. L’objectif n’est pas de tout rechercher, mais de choisir les examens qui ont du sens pour vous.
Dépistage prévu ou consultation rapide : ce n’est pas la même démarche
AVous n’avez aucun symptôme
- Suivez l’âge et la fréquence du programme de dépistage qui vous concerne.
- Faites le test ou l’examen à la date prévue, même si vous vous sentez bien.
- Demandez au médecin si vos antécédents familiaux imposent un rythme différent.
BVous avez un signe nouveau
- Prenez rendez-vous sans attendre la prochaine campagne de dépistage.
- Signalez clairement le symptôme : sang dans les selles, boule dans le sein, saignement gynécologique, amaigrissement, douleur persistante.
- Le médecin choisira l’examen diagnostique adapté, qui n’est pas forcément le test de dépistage habituel.
Un résultat de dépistage ancien ou un prochain rendez-vous programmé ne doit jamais retarder une consultation pour un symptôme nouveau.
| Dépistage | Personnes et âge concernés | Rythme de référence | Suite si le résultat est anormal |
|---|---|---|---|
| Cancer colorectal | Femmes et hommes de 50 à 74 ans, sans symptôme particulier | Test immunologique tous les 2 ans | Une coloscopie est généralement proposée pour identifier l’origine d’un test positif ; un test positif ne signifie pas à lui seul un cancer. |
| Cancer du sein | Femmes de 50 à 74 ans, sans symptôme particulier | Mammographie tous les 2 ans | Des examens complémentaires peuvent être demandés. Une image à contrôler n’est pas automatiquement un cancer. |
| Cancer du col de l’utérus | Femmes de 30 à 65 ans ; vérification importante à 60-65 ans si le suivi n’est pas à jour | Selon le protocole et les résultats antérieurs ; après 30 ans, le test HPV négatif est habituellement espacé de 5 ans | Le professionnel précise le contrôle ou l’examen complémentaire nécessaire. |
| Prostate ou poumon | Pas de programme organisé généralisé pour tous à ce jour | Décision individualisée selon les risques, les antécédents et les symptômes | Discussion éclairée avec le médecin traitant ou le spécialiste. |
Les modalités des programmes peuvent évoluer. Vérifiez les conditions actualisées sur le site de l’Assurance Maladie.
Tension, traitements, vue, audition et dents : les rendez-vous qui ne doivent pas disparaître #
La tension artérielle est l’un des repères les plus simples et les plus utiles à surveiller, car une hypertension peut rester silencieuse longtemps. Faites-la mesurer régulièrement, au minimum lors de vos contacts de suivi, et discutez avec votre médecin du rythme adapté à votre profil. Si une automesure est proposée, utilisez de préférence un tensiomètre au bras validé et suivez exactement le protocole donné. Des chiffres isolés pris après un effort, un café ou une émotion ne suffisent pas à conclure. Ne modifiez jamais seul un traitement sur la base de quelques mesures.
La consultation de suivi est aussi le bon moment pour relire l’ensemble de vos médicaments. Avec les années, les ordonnances peuvent s’allonger, les effets indésirables se confondre avec le vieillissement et certains médicaments interagir entre eux. Apportez les boîtes, une photographie lisible ou une liste à jour, y compris les médicaments occasionnels, plantes et compléments. Le médecin et le pharmacien peuvent repérer des doublons, des prises inutiles, un risque de chute ou une difficulté à respecter les horaires. Cette revue est particulièrement importante après une hospitalisation ou une consultation auprès de plusieurs spécialistes.
Pour la vue, l’audition et les dents, il n’existe pas un rythme universel valable pour tous. Une correction visuelle, un glaucome, une cataracte, un diabète, une maladie rétinienne ou une baisse rapide de vision imposent un suivi fixé par l’ophtalmologiste. Une gêne dans les conversations, la télévision montée très fort ou des proches qui répètent souvent les phrases justifient un bilan auditif. Côté bouche, une visite préventive régulière, souvent annuelle, aide à détecter caries, inflammation des gencives, prothèse mal ajustée ou difficulté à mâcher. Le dentiste adapte ensuite la fréquence.
| Sujet | Fréquence repère | Ce qui peut rapprocher le rendez-vous | Professionnel à solliciter |
|---|---|---|---|
| Tension et risque cardiovasculaire | Mesure régulière, souvent au moins lors du suivi annuel ; rythme fixé par le médecin | Mesures élevées répétées, malaise, modification de traitement, diabète ou maladie cardiovasculaire | Médecin traitant, pharmacien pour l’accompagnement à l’automesure |
| Médicaments | Relecture au moins lors du suivi régulier et après un changement important | Hospitalisation, nouvelle ordonnance, chute, vertiges, somnolence ou oubli fréquent | Médecin traitant et pharmacien |
| Vue | Intervalle fixé par l’ophtalmologiste selon la correction et les maladies éventuelles | Baisse brutale ou rapide de vision, douleur oculaire, éclairs lumineux ou voile visuel | Ophtalmologiste ; urgence selon les symptômes |
| Audition | Dès qu’une gêne apparaît, et lors du bilan de prévention si besoin | Difficultés de conversation, sifflement récent, sensation d’oreille bouchée persistante | Médecin traitant, ORL ou professionnel de l’audition sur orientation |
| Dents et gencives | Visite préventive régulière, souvent annuelle, à adapter | Douleur, saignement des gencives, dent mobile, prothèse gênante, difficulté à mâcher | Chirurgien-dentiste |
Ces fréquences sont des repères pratiques, non des obligations identiques pour tous. Une pathologie connue modifie le calendrier.
Vaccinations : vérifier le carnet plutôt que se fier à ses souvenirs #
Les vaccinations sont un élément central de la prévention après 60 ans, car certaines infections deviennent plus sévères avec l’âge ou en présence de maladies chroniques. Le réflexe le plus efficace est de faire relire votre historique : carnet papier, attestation téléchargée, dossier médical ou informations détenues par le pharmacien. Ne supposez pas qu’un vaccin ancien protège encore, mais ne recommencez pas non plus une série sans avis professionnel. La conduite à tenir dépend de l’âge, des doses déjà reçues, de vos maladies, de vos traitements et parfois d’un projet de voyage.
Au moment de la rédaction, la vaccination contre la grippe est recommandée chaque année à partir de 65 ans, lors de la campagne saisonnière. La vaccination contre le Covid-19 fait également l’objet de campagnes et de recommandations particulières pour les personnes de 65 ans et plus, avec un calendrier susceptible d’être ajusté. Les vaccins contre le pneumocoque et le zona sont également à vérifier à partir de 65 ans. Pour le zona, la recommandation courante vise les 65-74 ans et repose habituellement sur deux doses espacées de deux à six mois, sauf situation médicale particulière.
Les rappels contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite doivent aussi être vérifiés. Le calendrier français prévoit un rappel à 65 ans, puis à 75 ans et ensuite tous les dix ans ; la composante coqueluche est intégrée ou discutée selon les doses précédentes et la situation familiale. Pour le pneumocoque, le schéma actuellement recommandé chez les 65 ans et plus dépend notamment des vaccinations antérieures ; une dose de vaccin conjugué peut être proposée, mais seul le professionnel peut confirmer le schéma approprié. Les règles vaccinales évoluent : faites contrôler le calendrier en vigueur.
Deux façons d’organiser les vaccins après 60 ans
AVaccins à programmer à partir de 65 ans
- Rappel diphtérie-tétanos-poliomyélite, avec coqueluche selon l’historique.
- Vaccination contre le pneumocoque selon le schéma en vigueur et les doses antérieures.
- Vaccination contre le zona, en principe entre 65 et 74 ans, selon les recommandations en vigueur.
BVaccins liés aux campagnes saisonnières
- Grippe : à faire chaque année à partir de 65 ans, pendant la campagne.
- Covid-19 : à vérifier à chaque campagne, selon les recommandations du moment.
- Le médecin peut recommander une protection plus précoce ou plus rapprochée en cas de maladie chronique ou d’immunodépression.
Le bon moment pour vérifier tous les vaccins est la rentrée ou votre rendez-vous annuel, mais un rattrapage peut être organisé à tout moment avec un professionnel.
| Vaccination | Repère d’âge ou de saison | Rythme ou schéma général | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Grippe | À partir de 65 ans | Une dose chaque année pendant la campagne saisonnière | Également recommandée avant 65 ans dans certaines maladies ou situations à risque. |
| Covid-19 | À partir de 65 ans | Selon les campagnes et le calendrier en vigueur | Les recommandations et délais depuis la dernière dose ou infection peuvent évoluer. |
| Diphtérie, tétanos, poliomyélite et coqueluche | Rappel à 65 ans, puis 75 ans | Ensuite tous les 10 ans ; composition à vérifier selon l’historique | Ne pas se fier à la mémoire : le carnet permet d’éviter une dose inadaptée. |
| Pneumocoque | À partir de 65 ans | Schéma dépendant des vaccinations antérieures et des recommandations en vigueur | Les personnes à risque peuvent avoir une indication plus précoce. |
| Zona | En principe de 65 à 74 ans | Habituellement 2 doses espacées de 2 à 6 mois | Le schéma diffère dans certaines situations d’immunodépression. |
Les âges, produits disponibles et schémas précis relèvent du calendrier vaccinal en vigueur : vérifiez-les avec votre médecin, votre pharmacien ou sur Santé.fr.
Prévenir aussi les chutes, la perte de forme et l’isolement #
Les rendez-vous médicaux ne font pas toute la prévention. Une activité physique régulière, adaptée à vos capacités, aide à préserver le souffle, la force des jambes, l’équilibre, l’humeur et l’autonomie. Il n’est pas nécessaire de pratiquer un sport intensif : marche active, vélo, natation, jardinage dynamique, exercices de renforcement et travail de l’équilibre peuvent se compléter. Si vous avez chuté, si vous craignez de tomber, si vous avez une maladie cardiaque, respiratoire ou articulaire, demandez au médecin quelle activité est adaptée et s’il faut être accompagné au départ.
L’alimentation, l’hydratation et le sommeil méritent d’être évoqués explicitement en consultation, surtout en cas de fatigue, fonte musculaire, perte ou prise de poids involontaire, constipation ou réveils fréquents. Les besoins changent parfois avec l’appétit, les dents, un veuvage, un traitement ou la baisse d’activité. Un professionnel peut chercher une cause médicale avant de conseiller des changements. Il peut également vous orienter vers un diététicien, un dentiste, un kinésithérapeute ou une autre ressource adaptée. Le but n’est pas de suivre un régime restrictif sans raison, mais de garder l’énergie nécessaire aux activités de la vie quotidienne.
La mémoire est un autre sujet à aborder sans gêne lorsqu’un changement devient concret : oublis qui perturbent les rendez-vous ou les comptes, difficultés nouvelles à trouver ses mots, désorientation, inquiétude exprimée par un proche. Le médecin distinguera ce qui peut relever du sommeil, de l’anxiété, de l’audition, d’un médicament ou d’une autre cause. De même, une période de solitude, de deuil ou de baisse de moral peut avoir des effets physiques réels. Prévenir, c’est aussi maintenir des liens, des activités et des occasions de demander de l’aide assez tôt.
Votre calendrier annuel : décider, réserver, puis garder une trace #
Un calendrier efficace tient sur une feuille ou dans l’agenda que vous consultez réellement. Commencez par inscrire les dates déjà connues : consultation de suivi, contrôle spécialisé, dépistage à renouveler, rendez-vous dentaire et campagne de grippe. Puis ajoutez une alerte quelques semaines avant, car les délais de rendez-vous peuvent être longs. Si vous vivez en couple, chaque personne doit avoir son propre calendrier : les antécédents, les traitements et les dépistages ne sont pas interchangeables. Un proche peut vous aider à l’organiser, sans prendre les décisions médicales à votre place.
Réservez une consultation avec votre médecin traitant si aucune revue globale n’a été faite depuis longtemps, si vous prenez plusieurs médicaments ou si vous ne savez plus quels dépistages sont à jour. Demandez-lui de hiérarchiser : ce qui doit être fait maintenant, ce qui peut attendre et ce qui n’est pas indiqué. Cette hiérarchie évite de transformer la prévention en liste anxiogène. À la fin de chaque rendez-vous, notez la prochaine échéance avant de ranger le compte rendu. C’est ce geste simple qui transforme un conseil ponctuel en suivi réel.
En cas de signe inquiétant, sortez du calendrier : une douleur thoracique, un essoufflement soudain, un trouble neurologique brutal, une baisse soudaine de vision, un saignement important ou un malaise imposent une évaluation rapide selon leur gravité. Pour les symptômes moins urgents mais persistants, prenez rendez-vous sans attendre le prochain bilan. Le calendrier sert à prévenir les maladies silencieuses ; il ne doit jamais devenir une raison de banaliser ce que vous ressentez.
| Moment de l’année | À vérifier ou programmer | Document ou information à préparer |
|---|---|---|
| Début d’année | Consultation de coordination si nécessaire : tension, médicaments, dépistages arrivant à échéance | Liste complète des traitements, symptômes, mesures de tension éventuelles |
| Printemps | Dépistage colorectal, mammographie ou suivi gynécologique si l’échéance tombe dans l’année | Date et résultat du dernier examen, invitation éventuelle |
| Avant l’été | Vue, audition ou rendez-vous dentaire si un contrôle est dû ou si une gêne apparaît | Correction portée, liste des difficultés concrètes, anciens comptes rendus |
| Rentrée et automne | Relecture du carnet vaccinal et vaccinations saisonnières selon les recommandations | Carnet de vaccination, date de la dernière dose de Covid-19 ou de grippe si connue |
| Toute l’année | Activité, sommeil, alimentation, équilibre et moral | Une note brève sur ce qui a changé depuis le dernier rendez-vous |
Ce tableau est un exemple d’organisation. Les rendez-vous spécialisés et les suivis de maladie chronique passent en priorité lorsqu’ils sont indiqués.
La marche à suivre en cinq étapes
-
Rassemblez vos informations
Réunissez carnet de vaccination, ordonnances, comptes rendus, résultats de dépistage et coordonnées de vos spécialistes.
-
Faites la liste des échéances
Inscrivez la date de votre dernière mammographie, de votre dernier test colorectal, de votre dernier contrôle dentaire et de vos derniers rappels connus.
-
Prenez un rendez-vous de coordination
Adressez-vous à votre médecin traitant ou utilisez le bilan de prévention si vous êtes dans la tranche d’âge concernée.
-
Faites arbitrer les priorités
Demandez clairement quels examens sont indiqués pour vous, lesquels ne le sont pas et à quelle date revoir le sujet.
-
Programmez les rappels immédiatement
Avant de quitter le cabinet ou à votre retour chez vous, placez les rendez-vous et alertes dans votre agenda.
La vérification à faire avant votre prochain rendez-vous
Vos cases cochées restent enregistrées sur cet appareil.
Sources et vérification
Les informations de cet article ont été établies à partir des ressources officielles suivantes. Les barèmes et plafonds évoluant chaque année, consultez-les avant toute démarche.
- Assurance Maladie Bilan de prévention et informations de prévention
- Assurance Maladie Dépistages organisés des cancers
- Santé.fr Information publique sur la vaccination et le calendrier vaccinal
- Manger Bouger Repères sur l’activité physique et l’alimentation
- Service-Public.fr Information administrative et droits en santé
Point de vigilance : Les modalités des campagnes vaccinales, les schémas de rattrapage et les règles des programmes de dépistage peuvent évoluer : vérifiez-les au moment de prendre rendez-vous auprès de l’Assurance Maladie ou de votre professionnel de santé.
- Publié le
- Mis à jour le
- Rédaction
- La rédaction de La Retraite
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Questions fréquentes
Quel bilan de santé faire à 60 ans ?
Entre 60 et 65 ans, vous pouvez bénéficier du bilan de prévention proposé par l’Assurance Maladie. Il permet de faire le point sur les dépistages, les vaccinations, les traitements, l’activité physique, le sommeil, l’alimentation, l’équilibre et la santé mentale. Il ne remplace pas le suivi par votre médecin traitant, qui adapte les examens à vos antécédents.
Quels dépistages sont obligatoires après 60 ans ?
Les dépistages ne sont pas obligatoires, mais certains sont fortement recommandés selon l’âge. Le dépistage organisé du cancer colorectal concerne les femmes et les hommes de 50 à 74 ans tous les deux ans, et celui du cancer du sein les femmes de 50 à 74 ans tous les deux ans. Le dépistage du col de l’utérus reste à vérifier jusqu’à 65 ans selon les examens antérieurs.
À quelle fréquence faut-il faire une mammographie après 60 ans ?
Dans le programme organisé, une mammographie est proposée tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans qui ne présentent pas de symptôme particulier. Un antécédent personnel ou familial peut justifier un autre rythme, fixé par le médecin ou le spécialiste. Une douleur, une boule ou une modification récente du sein justifie une consultation sans attendre l’échéance prévue.
À quel âge faut-il faire le test de dépistage du cancer colorectal ?
Le test immunologique de dépistage du cancer colorectal est proposé aux femmes et aux hommes de 50 à 74 ans, en principe tous les deux ans. Il se réalise à domicile avec un kit. Si le test est positif, une coloscopie est généralement proposée pour rechercher l’origine du saignement.
Quels vaccins faut-il faire après 65 ans ?
Après 65 ans, il faut notamment vérifier la vaccination annuelle contre la grippe, les recommandations de vaccination contre le Covid-19, le rappel diphtérie-tétanos-poliomyélite et, selon votre historique, les vaccinations contre le pneumocoque et le zona. Le zona est habituellement recommandé entre 65 et 74 ans avec deux doses. Les schémas évoluent : un médecin ou un pharmacien doit contrôler votre carnet vaccinal.
Faut-il contrôler sa tension tous les jours après 60 ans ?
Non, une mesure quotidienne n’est pas nécessaire pour tout le monde. Votre médecin peut toutefois demander une automesure pendant quelques jours pour confirmer une hypertension ou ajuster un suivi. Il faut alors respecter le protocole donné et ne pas modifier seul son traitement en fonction des chiffres relevés.
À quelle fréquence aller chez le dentiste après 60 ans ?
Une visite préventive régulière, souvent annuelle, est un bon repère, mais le dentiste adapte la fréquence selon vos gencives, vos dents, vos prothèses et vos traitements. Consultez plus tôt en cas de douleur, saignement, dent mobile, prothèse mal ajustée ou difficulté à mâcher. Une bonne santé bucco-dentaire participe aussi à une alimentation suffisante.
Faut-il faire un contrôle de la vue et de l’audition tous les ans ?
Il n’existe pas une fréquence unique pour tous. Le suivi ophtalmologique dépend notamment de votre correction, d’un diabète, d’un glaucome, d’une cataracte ou d’une maladie de la rétine. Pour l’audition, une gêne dans les conversations, des acouphènes récents ou une baisse perçue justifient d’en parler au médecin sans attendre.
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