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Santé & Bien-être

Garder l’équilibre et prévenir les chutes, chez soi et au quotidien

Une chute ne relève pas seulement du hasard : elle survient souvent lorsque plusieurs facteurs se cumulent, comme une baisse de la vue, un médicament, un tapis ou des muscles moins sollicités. Ce guide vous aide à repérer vos risques, à réaliser un test prudent, à travailler votre équilibre et à sécuriser votre logement pièce par pièce.

16 min de lecture 3 220 mots Mis à jour le
Une femme s’exerce à l’équilibre près d’un plan de travail pendant qu’un homme sécurise le passage du logement.
Une femme s’exerce à l’équilibre près d’un plan de travail pendant qu’un homme sécurise le passage du logement.

L’essentiel en 30 secondes

L’essentiel à retenir

Lecture complète : 16 min
  • Environ une personne sur trois après 65 ans fait une chute au cours d’une année, mais une grande partie des risques peut être repérée et réduite.
  • Un auto-test d’équilibre à domicile ne pose pas de diagnostic : il sert à savoir s’il est prudent d’en parler à son médecin, notamment en cas de vertiges, d’instabilité ou de chutes répétées.
  • Une courte routine associant lever de chaise, travail des mollets, déplacement latéral, marche contrôlée et appui sur une jambe entretient la force et la stabilité si elle est pratiquée près d’un support solide.
  • Ne modifiez jamais seul un traitement qui vous semble favoriser les étourdissements ou la somnolence : demandez plutôt un bilan à votre médecin ou à votre pharmacien.
  • Dans le logement, les priorités sont l’éclairage, les cheminements dégagés, les tapis, les chaussures d’intérieur stables et les appuis dans la salle de bains et les escaliers.
  • Après une chute avec douleur importante, choc à la tête, malaise, perte de connaissance ou impossibilité de se relever, appelez sans attendre le 15 ou le 112.

Comprendre pourquoi une chute arrive rarement par hasard #

Une chute est souvent la rencontre d’un facteur personnel et d’un détail du quotidien. Vous vous levez trop vite, votre tension baisse un instant, la lumière du couloir est faible et le bord du tapis se relève : chacun de ces éléments est modeste, mais leur cumul peut suffire. Avec l’avancée en âge, la force des jambes, la vitesse de réaction, la vision de près ou la sensibilité des pieds peuvent changer progressivement. Cela ne signifie pas qu’une chute est inévitable. Cela signifie qu’il est utile de vérifier régulièrement ce qui peut être corrigé.

Le risque concerne aussi les personnes actives, autonomes et en bonne forme apparente. Une chute peut survenir au jardin, en descendant un escabeau, dans l’escalier avec des chaussettes, au réveil la nuit ou après un épisode infectieux qui a temporairement affaibli l’organisme. Le bon réflexe n’est pas de se priver de mouvement par crainte de tomber. C’est de continuer à bouger, tout en adaptant l’environnement et en prenant au sérieux les signaux nouveaux : déséquilibre, vertiges, trébuchements, peur de marcher dehors ou fatigue inhabituelle.

≈ 1 sur 3

personnes de 65 ans ou plus ferait une chute chaque année, selon les estimations couramment retenues

Assurance Maladie et Santé publique France

5 exercices

suffisent pour construire une routine courte mêlant force, mobilité et équilibre

Recommandations d’activité physique adaptées

Faire le point sur vos risques avant de commencer #

Prenez quelques minutes pour observer les situations dans lesquelles vous vous sentez moins sûr de vous. Avez-vous trébuché, même sans tomber, au cours des derniers mois ? Devez-vous vous accrocher aux meubles la nuit ? Évitez-vous les trottoirs irréguliers ou les escaliers ? Une difficulté à vous retourner, à porter un sac de courses, à enjamber la baignoire ou à marcher tout en parlant mérite aussi d’être notée. Ces observations sont précieuses pour votre médecin, votre kinésithérapeute ou un professionnel de l’activité physique adaptée.

Certains signaux appellent une consultation plutôt qu’un entraînement en autonomie : vertige nouveau ou rotatoire, perte de connaissance, palpitations, douleur dans la poitrine, faiblesse brutale d’un côté du corps, vision qui se dédouble, essoufflement inhabituel ou chute sans explication. De même, une chute récente avec blessure, ou plusieurs chutes dans l’année, justifie un bilan. Le professionnel recherchera notamment un trouble de la vue, de l’audition, des pieds, de la tension, de l’équilibre ou un effet de traitement.

Quand une routine à domicile suffit-elle, et quand faut-il être accompagné ?

ARoutine à domicile, près d’un support

  • Vous marchez sans aide et ne présentez ni vertige ni chute récente.
  • Vous pouvez vous lever d’une chaise et vous déplacer chez vous sans vous retenir aux meubles.
  • Vous commencez lentement, dans des chaussures stables, et vous arrêtez au moindre symptôme.

BBilan ou activité encadrée à privilégier

  • Vous êtes tombé récemment, vous avez peur de tomber ou vous utilisez une canne ou un déambulateur.
  • Vous avez une maladie neurologique, une atteinte articulaire importante, une fracture récente ou des malaises.
  • Vous ne parvenez pas à réaliser les gestes simples sans vous agripper ou sans douleur.

En cas de doute, mieux vaut demander un avis avant de progresser : un programme adapté est plus efficace lorsqu’il part de vos capacités réelles.

Un test d’équilibre simple à faire chez vous, sans vous mettre en danger #

Voici un repère simple : la position dite en tandem, un pied devant l’autre comme sur une ligne. Ce test ne remplace pas un examen médical et ne doit jamais être fait au milieu d’une pièce, seul, ni après avoir bu de l’alcool ou pris un médicament qui rend somnolent. Installez-vous debout à côté d’un plan de travail stable. Portez des chaussures fermées et antidérapantes, ou faites-le pieds nus sur un sol sec et non glissant. Gardez une main en contact avec le support au départ.

Placez le talon d’un pied juste devant les orteils de l’autre. Lorsque vous vous sentez stable, allégez seulement votre appui sur le plan de travail, sans vous éloigner. Essayez de tenir jusqu’à dix secondes, puis inversez les pieds. Arrêtez immédiatement si la tête tourne, si vous devez vous rattraper ou si une douleur apparaît. Ne cherchez pas la performance. L’intérêt est de constater votre aisance et une éventuelle différence nette entre les deux positions, puis de suivre votre évolution au fil des semaines.

  • Vous tenez la position de chaque côté sans panique, sans douleur et sans devoir attraper le support : poursuivez une routine douce et régulière.
  • Vous avez besoin de garder la main fermement posée, vous ne pouvez pas placer les pieds l’un devant l’autre ou un côté est très différent : mentionnez-le lors d’un prochain rendez-vous de santé.
  • Vous ressentez un vertige, un voile visuel, un malaise ou une instabilité nouvelle : ne répétez pas le test et prenez conseil auprès d’un professionnel.

Les cinq exercices à intégrer à votre journée #

La régularité compte davantage que l’intensité. Une routine de dix à quinze minutes, réalisée dans un lieu éclairé et dégagé, peut renforcer les gestes qui protègent au quotidien : se lever, monter une marche, se retourner, franchir un seuil ou récupérer un léger déséquilibre. Prévoyez un plan de travail ou le dossier d’une chaise lourde contre un mur, jamais une chaise à roulettes. Gardez votre téléphone à portée de main, mais ne vous appuyez pas sur lui. Si vous êtes peu actif, commencez par quelques répétitions et augmentez progressivement.

Ces exercices ne doivent pas provoquer de douleur articulaire vive, de vertige, de malaise ou d’essoufflement anormal. Dans ce cas, arrêtez et demandez conseil. Pour le renforcement, vos muscles ont aussi besoin de récupération : une routine légère peut être quotidienne, mais une séance qui fatigue nettement les cuisses ou les mollets peut être espacée. Notre dossier « L’activité physique après 60 ans : combien, comment, par quoi commencer » aide à construire une activité plus complète, incluant marche, endurance et renforcement.

La routine en cinq mouvements, près d’un support stable

  1. Se lever et s’asseoir

    Asseyez-vous au fond d’une chaise stable, pieds à plat. Levez-vous sans vous précipiter, puis rasseyez-vous avec contrôle. Commencez par 5 répétitions. Utilisez les accoudoirs si nécessaire et réduisez progressivement l’aide des bras.

  2. Monter sur la pointe des pieds

    Les deux mains proches du plan de travail, montez lentement les talons puis reposez-les. Faites 8 à 10 répétitions sans vous pencher vers l’avant. Ce mouvement travaille les mollets et les chevilles.

  3. Écarter une jambe sur le côté

    Tenez-vous droit, une main sur le support. Faites glisser une jambe sur le côté sans incliner le buste, puis revenez. Répétez 8 fois de chaque côté. Le mouvement doit rester petit et contrôlé.

  4. Marcher sur place, genoux modérés

    En gardant un appui léger, levez alternativement un pied puis l’autre, comme une marche lente. Faites 10 levées de chaque côté. Regardez devant vous plutôt que vos pieds si cela reste confortable.

  5. Tenir sur une jambe avec appui prêt

    Placez les deux mains à proximité du support. Décollez un pied de quelques centimètres et tenez quelques secondes, puis changez de côté. Gardez au moins un doigt ou une main sur le support tant que vous n’êtes pas parfaitement stable.

Agir sur la vue, les médicaments, les pieds et l’alimentation #

L’équilibre dépend de plusieurs systèmes qui travaillent ensemble. Les yeux indiquent les obstacles et les contrastes ; l’oreille interne participe à l’orientation ; les pieds renseignent sur le sol ; les muscles des jambes rattrapent un déséquilibre. Une vision moins nette, des lunettes mal adaptées, une douleur de pied, une perte de sensibilité liée par exemple au diabète, ou une baisse d’audition peuvent donc changer votre façon de marcher. N’attendez pas une chute pour signaler ces évolutions à un professionnel qui vous suit.

Les médicaments sont un point de vigilance majeur, surtout lorsqu’ils sont nombreux ou récemment modifiés. Certains traitements du sommeil, de l’anxiété, de la douleur, de la tension artérielle ou du diabète peuvent favoriser somnolence, étourdissement ou hypoglycémie chez certaines personnes. Le risque dépend de la molécule, de la dose, de l’horaire et de votre état de santé : il n’existe donc pas de liste universelle à utiliser seul. Demandez une revue de traitement, particulièrement après un malaise, une chute ou un changement de prescription.

La force se nourrit aussi de vos habitudes. Une alimentation suffisamment variée, avec des apports protéiques adaptés à votre situation, et une hydratation régulière participent au maintien musculaire. Boire trop peu peut favoriser fatigue et sensation de tête légère, notamment lorsqu’il fait chaud ou en cas de maladie. Les restrictions alimentaires, la perte de poids involontaire et le manque d’appétit doivent être évoqués avec un médecin ou un diététicien. Le guide « Bien manger à la retraite : protéines, calcium, hydratation » détaille ces repères sans imposer de régime standard.

Les principaux facteurs de chute et le premier geste utile
Facteur à vérifierCe que vous pouvez remarquerAction concrète
Vue ou lunettesMarches mal distinguées, gêne au crépuscule, éblouissementProgrammer le suivi visuel conseillé et améliorer l’éclairage des zones de passage.
MédicamentsSomnolence, vertiges au lever, confusion ou instabilité après une modificationDemander au médecin ou au pharmacien une revue complète ; ne rien arrêter seul.
Tension ou glycémieTête qui tourne au lever, sueurs, tremblements, malaiseS’asseoir ou se coucher en sécurité, noter le contexte et demander un avis médical.
Pieds et chaussuresDouleur, chaussure qui flotte, semelle lisse, chaussons ouvertsChoisir un talon bien maintenu et une semelle antidérapante ; consulter si douleur ou plaie.
Force et mobilitéDifficulté à se relever, à monter une marche ou à porter des coursesReprendre un renforcement progressif et solliciter un accompagnement si besoin.

Ces repères ne remplacent pas un diagnostic. Une gêne soudaine ou inhabituelle justifie un avis médical.

Sécuriser le logement, pièce par pièce, sans le transformer #

La plupart des aménagements efficaces sont simples et rendent le logement plus confortable pour tous : mieux éclairer, enlever ce qui encombre et rendre les appuis prévisibles. Commencez par votre trajet réel, à différents moments de la journée : lit vers toilettes, entrée vers cuisine, canapé vers salle de bains, garage ou jardin vers la maison. Faites ce parcours le soir, lumière allumée, puis repérez les fils, petits meubles, seuils, tapis mobiles et zones où vous devez vous contorsionner pour atteindre un interrupteur.

Ne cherchez pas à tout modifier d’un coup. Traitez en priorité les endroits où vous passez souvent, ceux où le sol est humide et ceux que vous empruntez la nuit. Une barre d’appui doit être posée solidement sur un support adapté ; une ventouse ou un porte-serviettes ne remplace pas un équipement fixé. Si la baignoire, les escaliers ou les accès extérieurs deviennent difficiles, un ergothérapeute ou un professionnel qualifié peut évaluer les adaptations pertinentes. Notre guide « Adapter son logement pour y rester longtemps : le guide pièce par pièce » approfondit ce sujet.

Les vérifications prioritaires dans chaque zone du logement
Pièce ou passageRisques fréquentsAménagement à privilégier
Entrée et couloirÉclairage insuffisant, chaussures ou sacs au sol, fils électriquesInstaller une lumière facilement accessible et dégager entièrement le cheminement.
Salon et chambreTapis qui glissent, câble de lampe, meuble bas, trajet nocturne sombreFixer ou retirer les tapis, ranger les câbles et ajouter une veilleuse ou un éclairage commandable depuis le lit.
CuisineSol humide, objets lourds en hauteur, tabouret ou escabeau instableEssuyer sans attendre, placer l’usage courant à hauteur accessible et éviter de monter sur un siège.
Salle de bains et toilettesSortie de douche glissante, baignoire difficile à enjamber, absence d’appuiPrévoir tapis antidérapant adapté, barre fixée correctement et solution d’assise si nécessaire.
Escalier et extérieurMarche peu visible, rampe absente, feuilles humides, gravier irrégulierAssurer un éclairage, une main courante continue et un entretien régulier des accès.

L’aménagement doit être adapté à votre logement et à votre mobilité. Pour les aides et conseils locaux, consultez le portail officiel dédié aux personnes âgées.

La visite sécurité de 20 minutes

Vos cases cochées restent enregistrées sur cet appareil.

Savoir quoi faire après une chute #

Après une chute, prenez d’abord le temps d’évaluer votre état. Si vous avez très mal, si vous suspectez une fracture, si vous avez heurté votre tête, si vous ne pouvez pas bouger normalement ou si vous vous sentez confus, ne cherchez pas à vous relever seul. Restez aussi immobile que possible dans une position confortable, gardez-vous au chaud et appelez de l’aide si vous pouvez atteindre un téléphone ou un dispositif d’alerte. Un voisin, un proche ou les secours pourront évaluer la situation.

Même sans blessure apparente, une chute mérite d’être racontée si elle est inexpliquée, répétée ou suivie d’une crainte de remarcher. Notez le lieu, l’heure, vos chaussures, ce que vous faisiez, vos éventuels symptômes et les médicaments pris ce jour-là. Ces détails orientent le bilan. Une chute peut aussi entamer la confiance et conduire à moins sortir, ce qui diminue ensuite la force des jambes. Reprendre progressivement des déplacements sécurisés et des exercices adaptés aide à éviter ce cercle d’évitement.

  • Si vous êtes indemne et certain de pouvoir vous relever, tournez-vous d’abord sur le côté et prenez votre temps ; utilisez un meuble stable seulement s’il est réellement fixé et à portée.
  • Ne tirez pas brusquement sur une personne tombée : cela peut aggraver une douleur ou une blessure. Rassurez-la, couvrez-la si besoin et appelez de l’aide.
  • Après l’événement, supprimez le risque précis repéré, mais cherchez aussi les facteurs associés : éclairage, fatigue, chaussure, malaise, traitement ou faiblesse musculaire.

Mettre en place un plan de prévention qui tient dans le temps #

Un plan réaliste tient en trois habitudes : bouger régulièrement, entretenir le logement et faire le point sur votre santé. Choisissez un créneau fixe pour la routine, par exemple après le petit déjeuner ou avant la douche, plutôt que de compter sur votre motivation du moment. Placez la chaise et le support toujours au même endroit. Après deux ou trois semaines, notez ce qui devient plus facile : vous lever, tenir quelques secondes avec un appui léger, monter une marche ou marcher plus sereinement dehors. Ces progrès concrets sont plus utiles qu’un objectif abstrait.

Prévoyez aussi une révision après chaque changement important : nouveau médicament, intervention, hospitalisation, trouble de la vision, fatigue prolongée, déménagement ou arrivée d’un animal dans le foyer. Le sommeil compte également. Une nuit trop courte, des réveils fréquents ou un somnifère qui laisse une sensation de brouillard le matin peuvent affecter la vigilance. Le dossier « Le sommeil change après 60 ans : comprendre et mieux dormir » peut vous aider à préparer les bonnes questions pour un professionnel, sans modifier vous-même votre traitement.

Enfin, utilisez les rendez-vous de prévention pour parler de votre mobilité avant qu’un incident ne survienne. Le médecin traitant peut coordonner un bilan, vérifier certains paramètres et vous orienter selon votre situation. Un ophtalmologiste, un pédicure-podologue, un kinésithérapeute, un ergothérapeute ou un enseignant en activité physique adaptée peuvent intervenir sur une part précise du problème. Le dossier « Les rendez-vous santé à ne pas manquer après 60 ans » vous aide à organiser ces démarches et à ne pas repousser un symptôme qui s’installe.

Votre plan d’action sur les 30 prochains jours

  1. Cette semaine : repérer

    Faites le test de position en tandem près d’un support, notez vos sensations et réalisez la visite sécurité de votre logement.

  2. Dès demain : démarrer

    Installez la routine de cinq mouvements dans un créneau régulier. Commencez petit et privilégiez des gestes lents et bien contrôlés.

  3. Dans les deux semaines : corriger

    Supprimez les obstacles les plus évidents, améliorez l’éclairage utile et remplacez les chaussures ou chaussons instables.

  4. Au prochain rendez-vous : faire vérifier

    Apportez vos notes à votre médecin ou votre pharmacien si vous avez chuté, si vous ressentez des vertiges, si votre vue a changé ou si vos traitements ont été modifiés.

Sources et vérification

Les informations de cet article ont été établies à partir des ressources officielles suivantes. Les barèmes et plafonds évoluant chaque année, consultez-les avant toute démarche.

Point de vigilance : Les recommandations d’activité adaptée, les dispositifs d’aide à l’adaptation du logement et les parcours locaux de prévention peuvent évoluer : vérifiez-les auprès des sites officiels et des professionnels compétents.

Publié le
Mis à jour le
Rédaction
La rédaction de La Retraite

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Questions fréquentes

Quel est le meilleur exercice pour ne pas tomber ?

Il n’existe pas un exercice unique. Les programmes les plus utiles associent le renforcement des jambes, le travail des chevilles, les transferts assis-debout et des exercices d’équilibre réalisés en sécurité. La régularité, près d’un support stable, est plus importante qu’un exercice difficile fait occasionnellement.

Comment tester son équilibre à la maison ?

Vous pouvez essayer de tenir jusqu’à dix secondes en position tandem, un pied juste devant l’autre, à côté d’un plan de travail stable et avec une main prête à s’appuyer. Arrêtez au moindre vertige, malaise ou douleur. Ce test est un repère personnel, pas un diagnostic médical.

Pourquoi je perds l’équilibre quand je me lève ?

Une baisse transitoire de tension au lever peut provoquer une sensation de tête légère ou une vision voilée. Certains médicaments, le manque d’hydratation, la fatigue ou une maladie récente peuvent y contribuer. Asseyez-vous quelques instants avant de vous lever et parlez-en à un professionnel si cela se répète.

Quels médicaments peuvent faire tomber ?

Certains médicaments contre le sommeil, l’anxiété, la douleur, l’hypertension ou le diabète peuvent, selon les personnes, favoriser somnolence, vertiges ou malaise. Le risque dépend de votre traitement complet et de son évolution. Ne stoppez ni ne réduisez jamais un médicament seul : demandez une revue au médecin ou au pharmacien.

Que faire après une chute sans blessure ?

Notez les circonstances : heure, lieu, éclairage, chaussures, obstacle, symptômes et médicaments pris. Si la chute est inexpliquée, si elle se répète ou si vous avez désormais peur de marcher, prenez rendez-vous avec votre médecin. Une chute sans blessure peut révéler un problème de vue, de tension, de pieds ou d’équilibre à corriger.

Faut-il enlever tous les tapis pour éviter les chutes ?

Un tapis qui glisse, se replie ou présente un bord épais est un risque et doit être retiré ou solidement sécurisé. Un tapis parfaitement fixé, plat et placé hors des passages peut être conservé si vous vous y déplacez sans difficulté. Vérifiez surtout les tapis de salle de bains, de couloir et ceux placés près du lit.

Quelles chaussures porter à la maison pour ne pas glisser ?

Privilégiez une chaussure ou un chausson fermé qui tient bien le talon, avec une semelle stable et antidérapante. Évitez les mules ouvertes, les chaussettes seules sur un sol lisse et les chaussures trop grandes. Si vos pieds sont douloureux, engourdis ou déformés, demandez conseil à un professionnel de santé.

Qui consulter quand on tombe souvent ?

Commencez par votre médecin traitant, qui pourra rechercher les causes possibles et coordonner les examens nécessaires. Selon la situation, il peut vous orienter vers un ophtalmologiste, un kinésithérapeute, un pédicure-podologue, un ergothérapeute ou un professionnel de l’activité physique adaptée. En cas de chute avec malaise, perte de connaissance, choc à la tête ou douleur importante, contactez rapidement les secours au 15 ou au 112.

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