Trimestres de retraite : comprendre le compte qui fixe votre départ
Un trimestre de retraite ne correspond pas forcément à trois mois de travail. Il se valide le plus souvent grâce à un niveau de salaire, dans la limite de quatre par année civile. Ce guide vous permet de lire votre relevé de carrière, d'identifier les périodes qui comptent et de savoir combien de trimestres il vous manque réellement.
L’essentiel en 30 secondes
L’essentiel à retenir
Lecture complète : 17 min- Au régime général, un trimestre est le plus souvent validé par un montant de salaire soumis à cotisations, et non par trois mois travaillés.
- Vous ne pouvez pas acquérir plus de quatre trimestres de retraite par année civile, même en cumulant plusieurs emplois ou un salaire élevé.
- Le nombre de trimestres requis dépend de votre année de naissance : il atteint 172 trimestres, soit 43 ans, pour les personnes nées à partir de 1965.
- Le chômage indemnisé, la maladie, la maternité, le service militaire et certaines situations familiales peuvent donner des trimestres assimilés ou des majorations.
- Atteindre l'âge légal ne suffit pas toujours à obtenir une pension sans décote : il faut aussi avoir la durée d'assurance requise, sauf à attendre l'âge du taux plein automatique de 67 ans.
- Votre relevé de carrière est le document à vérifier avant toute décision de départ, car une période manquante peut modifier à la fois votre date de départ et le montant de votre pension.
4 maximum
Trimestres validables par année civile, tous régimes de base confondus
Assurance retraite
172
Trimestres requis pour les personnes nées à partir de 1965
Assurance retraite
67 ans
Âge du taux plein automatique au régime général
Assurance retraite
25 années
Meilleures années retenues pour calculer le salaire annuel moyen au régime général
Assurance retraite
Un trimestre n'est pas une période de trois mois travaillés #
Dans le langage courant, un trimestre évoque trois mois de calendrier. Pour la retraite, c'est surtout une unité de droits. Au régime général des salariés, des indépendants et des salariés agricoles, il sert à mesurer votre durée d'assurance. Cette durée intervient pour savoir si vous pouvez partir à l'âge légal sans réduction de taux et, dans de nombreux cas, pour calculer la part de votre pension de base. Vous pouvez donc travailler quelques mois et valider quatre trimestres si votre rémunération annuelle est suffisante. À l'inverse, une année travaillée à faible revenu peut ne pas en valider quatre.
Il faut distinguer le compteur de trimestres de la retraite complémentaire. Pour un salarié du privé, les cotisations Agirc-Arrco produisent principalement des points, pas des trimestres. Les deux mécanismes sont liés à votre carrière, mais ils n'ont pas le même rôle. Les trimestres déterminent notamment les conditions du taux plein pour la pension de base ; les points déterminent le montant de la complémentaire. Une année absente de votre relevé peut donc avoir des conséquences sur les deux étages de votre retraite, sans se corriger de la même façon.
Combien de trimestres vous faut-il selon votre année de naissance ? #
Le nombre de trimestres à réunir est fixé par votre année de naissance. Il ne correspond pas forcément au nombre d'années pendant lesquelles vous avez occupé un emploi : les périodes de chômage, de maladie, de maternité et les majorations pour enfants peuvent s'y ajouter. Pour partir avec le taux plein à l'âge légal, vous devez réunir cette durée d'assurance. Si elle manque, votre pension de base peut subir une décote. L'âge légal et le nombre de trimestres sont donc deux conditions distinctes, à regarder ensemble.
Le tableau ci-dessous concerne principalement les assurés du régime général et des régimes alignés. Il donne le cadre général, mais ne remplace pas une étude de dossier : carrière longue, handicap, incapacité permanente, fonction publique, périodes à l'étranger ou régimes spéciaux obéissent à des règles particulières. Pour les générations plus anciennes que celles affichées, la durée requise est inférieure. Votre relevé de carrière et l'estimation de votre espace retraite restent les bons documents de départ.
| Année de naissance | Âge légal de départ | Durée d'assurance requise pour le taux plein |
|---|---|---|
| 1958 à 1960 | 62 ans | 167 trimestres |
| Du 1er janvier au 31 août 1961 | 62 ans | 168 trimestres |
| Du 1er septembre au 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 trimestres |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 trimestres |
| 1963 | 62 ans et 9 mois | 170 trimestres |
| 1964 | 63 ans | 171 trimestres |
| 1965 | 63 ans et 3 mois | 172 trimestres |
| 1966 | 63 ans et 6 mois | 172 trimestres |
| 1967 | 63 ans et 9 mois | 172 trimestres |
| À partir de 1968 | 64 ans | 172 trimestres |
Règles générales au moment de la rédaction. Vérifiez votre situation sur le site officiel, notamment si vous relevez d'un dispositif de départ anticipé.
Comment un salaire valide un, deux, trois ou quatre trimestres #
Pour les années récentes au régime général, un trimestre est validé lorsque votre salaire annuel soumis à cotisations atteint l'équivalent de 150 fois le Smic horaire applicable au 1er janvier de l'année concernée. Deux trimestres demandent deux fois ce seuil, trois trimestres trois fois ce seuil. À partir de quatre fois ce seuil, vous avez vos quatre trimestres : gagner davantage ne fait pas monter le compteur annuel. Le seuil en euros évolue avec le Smic ; il doit donc être vérifié pour l'année concernée sur le barème officiel, plutôt que retenu de mémoire.
C'est le total des rémunérations de l'année qui compte. Peu importe que vous ayez travaillé tous les mois, quelques semaines, chez un ou plusieurs employeurs. Un emploi saisonnier bien rémunéré peut valider quatre trimestres ; un temps partiel ou une succession de petits contrats peut en valider moins. Le fait de percevoir un salaire en décembre plutôt qu'en janvier peut aussi décaler le rattachement d'une paie. Pour les très anciennes années de carrière, les règles de validation ont pu être différentes : le relevé de carrière reste alors la référence à contrôler.
Le temps partiel mérite une attention particulière. Il ne retire pas automatiquement des trimestres : si le salaire annuel franchit les seuils, vous conservez jusqu'à quatre trimestres. En revanche, il peut réduire le salaire annuel moyen qui sert à calculer la pension de base et le nombre de points de retraite complémentaire. Pour un agent public, la logique est différente : la durée de services est en principe calculée selon la durée effectivement travaillée, avec des mécanismes propres à la fonction publique. Il faut donc éviter de transposer mécaniquement les règles du privé.
| Salaire annuel soumis à cotisations | Trimestres validés dans l'année | Conséquence pratique |
|---|---|---|
| Moins de 150 fois le Smic horaire | 0 trimestre au titre du salaire | Une période assimilée peut néanmoins ajouter des droits selon votre situation |
| Au moins 150 fois le Smic horaire | 1 trimestre | La durée travaillée importe moins que le seuil de rémunération atteint |
| Au moins 300 ou 450 fois le Smic horaire | 2 ou 3 trimestres | Le total de tous vos employeurs est pris en compte |
| Au moins 600 fois le Smic horaire | 4 trimestres au maximum | Aucun cinquième trimestre ne peut être acquis cette année-là |
Le Smic horaire et les seuils en euros évoluent. Les rémunérations et les règles applicables aux années anciennes doivent être vérifiées sur votre relevé de carrière.
Chômage, maladie et maternité : les trimestres assimilés #
Vous pouvez acquérir des trimestres sans verser de cotisations sur un salaire. On parle de trimestres assimilés. Ils protègent les carrières interrompues par certains aléas et sont ajoutés à votre durée d'assurance. Le principe est utile, mais il ne faut pas le simplifier à l'excès : la validation dépend de la nature de l'indemnisation, de sa durée et parfois de la date de la période. Une absence non indemnisée n'ouvre pas automatiquement les mêmes droits qu'une absence indemnisée. Les dates figurant sur les attestations doivent donc être conservées.
Le chômage indemnisé donne en règle générale un trimestre pour 50 jours indemnisés. En cas de maladie, d'accident du travail ou de maladie professionnelle, le décompte repose habituellement sur des périodes de 60 jours d'indemnisation. Pour la maternité, le mode de décompte dépend notamment de la date de l'accouchement et de la période concernée ; pour les congés récents, la règle est généralement une période de 90 jours indemnisés. Le service national valide, lui, un trimestre par période de 90 jours. Dans tous les cas, la limite de quatre trimestres par année demeure.
| Situation | Règle de validation usuelle | Point à vérifier sur votre relevé |
|---|---|---|
| Chômage indemnisé | 1 trimestre pour 50 jours indemnisés | La présence des périodes France Travail et les dates exactes |
| Maladie, accident du travail ou maladie professionnelle | En principe 1 trimestre pour 60 jours d'indemnisation | Les indemnités journalières et les périodes d'arrêt prolongé |
| Maternité | Règles variables selon la période ; généralement 1 trimestre pour 90 jours indemnisés pour les congés récents | La date de l'accouchement et le traitement du congé sur le relevé |
| Service national | 1 trimestre pour 90 jours de service | La durée exacte figurant sur l'état signalétique et des services |
| Invalidité | Des trimestres peuvent être validés pendant le versement d'une pension d'invalidité | La continuité des trimestres pendant toute la période concernée |
Les situations de chômage non indemnisé, d'activité réduite, de formation ou de départ à l'étranger obéissent à des conditions particulières. Le détail applicable à votre période doit être confirmé par la caisse compétente.
Enfants, congé parental et aide à un proche : des majorations souvent décisives #
Les enfants peuvent ajouter des trimestres à la durée d'assurance, même si aucun salaire n'a été versé pendant certaines périodes. Au régime général, la majoration de durée d'assurance peut atteindre huit trimestres par enfant : quatre au titre de la maternité ou de l'adoption, et quatre au titre de l'éducation. Mais le mot important est bien « peut ». L'attribution dépend de la situation familiale, de la date de naissance ou d'adoption, de la caisse compétente et, dans certains cas, d'un choix fait par les parents dans un délai donné. Il faut vérifier ce qui est inscrit, pas appliquer un forfait automatique.
Ces majorations s'ajoutent à la durée d'assurance ; elles ne sont pas des trimestres de salaire placés dans l'année de naissance de l'enfant. Elles peuvent donc faire basculer une date de taux plein. Le congé parental ouvre aussi des droits spécifiques, qui doivent être comparés avec les majorations pour enfant afin que la solution la plus favorable soit appliquée. L'assurance vieillesse des parents au foyer ou des aidants peut, sous conditions de ressources et de prestations, valider des trimestres comme si des cotisations avaient été versées. Ces droits demandent une vérification particulièrement attentive lorsque la carrière a été interrompue.
| Situation | Droit possible au régime général | Vigilance utile |
|---|---|---|
| Maternité ou naissance | Jusqu'à 4 trimestres de majoration | L'attribution revient en principe à la mère selon les règles applicables |
| Adoption | Jusqu'à 4 trimestres de majoration | La répartition dépend de la situation d'adoption et des règles de la caisse |
| Éducation d'un enfant | Jusqu'à 4 trimestres supplémentaires | Pour les enfants nés ou adoptés à partir de 2010, un partage peut être possible sous conditions et dans un délai précis |
| Enfant en situation de handicap | Majoration supplémentaire possible, dans une limite fixée par la loi | Conserver les justificatifs d'éducation et d'accompagnement |
| Congé parental ou proche aidant | Majoration ou affiliation vieillesse possible selon le cas | Les droits ne se cumulent pas toujours intégralement ; la caisse compare les règles |
Les plafonds, modalités d'attribution et règles de cumul doivent être confirmés pour votre situation personnelle auprès de l'Assurance retraite ou de la MSA.
Trimestres validés, trimestres cotisés : la différence qui compte pour la carrière longue #
Pour obtenir le taux plein à l'âge légal, on regarde principalement votre durée d'assurance totale : les trimestres cotisés, assimilés et majorés peuvent y contribuer. Pour un départ anticipé au titre d'une carrière longue, le filtre est plus strict. Il faut avoir commencé à travailler jeune, avoir atteint un âge de début d'activité précis et réunir un nombre déterminé de trimestres cotisés. Certains trimestres assimilés sont toutefois réputés cotisés dans des limites prévues par les textes. C'est pourquoi deux personnes affichant le même total sur leur relevé peuvent ne pas avoir le même droit à un départ anticipé.
La même prudence vaut pour les trimestres acquis dans plusieurs régimes. Les périodes de salariat, d'indépendance ou d'activité agricole sont prises en compte pour la durée d'assurance globale, mais chaque régime calcule ensuite sa part de pension selon ses propres règles. Les périodes travaillées à l'étranger peuvent être totalisées grâce aux règlements européens ou aux conventions internationales, sans devenir pour autant des trimestres français ordinaires. Les fonctionnaires relèvent d'une logique de durée de services et de bonifications distincte. Dans ces cas, une estimation personnalisée est indispensable avant de fixer une date.
Le même trimestre n'a pas toujours le même effet
ATrimestre validé pour la durée d'assurance
- Peut provenir d'un salaire, du chômage indemnisé, de la maladie, de la maternité ou d'une majoration familiale.
- Sert à apprécier le taux plein à l'âge légal et la durée d'assurance globale.
- Peut réduire ou éviter une décote selon votre situation.
BTrimestre cotisé pour une carrière longue
- Provient d'une activité ayant donné lieu à cotisations, avec certaines périodes assimilées admises dans des limites particulières.
- Est contrôlé selon les règles propres au dispositif carrière longue.
- Ne se déduit jamais du seul total affiché sur votre relevé.
Si vous envisagez un départ avant l'âge légal, demandez une attestation de situation carrière longue : elle seule permet de sécuriser votre droit.
Lire votre relevé de carrière et faire corriger ce qui manque #
Votre relevé de carrière est la photographie administrative de vos droits, année par année. Il indique les régimes auprès desquels vous avez été affilié, les salaires ou revenus reportés et les trimestres validés. Consultez-le dans votre espace personnel sur Info-retraite (ouvre un nouvel onglet) ou auprès de l'Assurance retraite (ouvre un nouvel onglet). Commencez par les années les plus anciennes : premiers emplois, contrats courts, apprentissage, périodes de maladie ou de chômage. Ce sont celles pour lesquelles les archives sont parfois incomplètes et les justificatifs les plus difficiles à retrouver.
Ne vous contentez pas du total final. Contrôlez chaque année avec une question simple : ai-je eu une activité, une indemnisation ou un événement familial qui devrait apparaître ici ? Vérifiez aussi que vous n'avez pas plus de quatre trimestres sur une année civile, ce qui signalerait une lecture erronée de plusieurs lignes de régimes. Une ligne avec un faible salaire n'est pas nécessairement une erreur : elle peut avoir suffi à valider quatre trimestres, ou au contraire ne pas avoir atteint les seuils. Les bulletins de salaire et attestations restent utiles pour trancher.
Une correction doit être demandée à la caisse qui gère la période en cause. Préparez des copies lisibles, classées par année : bulletins de salaire, certificats de travail, attestations France Travail, décomptes d'indemnités journalières, livret militaire, actes de naissance ou justificatifs familiaux. Le service de correction de carrière est notamment accessible à partir de 55 ans pour les assurés concernés. N'attendez pas votre demande de retraite : l'instruction d'une anomalie peut demander des recherches auprès d'anciens employeurs ou d'autres organismes.
La méthode de contrôle en quatre étapes
-
Téléchargez la version la plus récente
Connectez-vous via FranceConnect à votre compte retraite et enregistrez votre relevé de carrière au format PDF. Gardez une copie datée avant toute demande de correction.
-
Passez année par année
Notez les années sans trimestre, les années avec moins de quatre trimestres, les changements de nom, les emplois courts et toutes les interruptions indemnisées.
-
Rassemblez les preuves adaptées
Joignez le document qui établit précisément la période : salaire, emploi, indemnisation, service national ou situation familiale. Un relevé bancaire seul est rarement aussi probant qu'un bulletin de salaire.
-
Demandez la correction au bon régime
Utilisez le service en ligne lorsqu'il est proposé ou contactez la caisse indiquée sur le relevé. Conservez l'accusé de réception, les pièces transmises et la réponse finale.
Transformer votre total de trimestres en décision de départ #
Le bon raisonnement tient en trois questions : quel est mon âge légal, combien de trimestres ma génération exige-t-elle, et combien en aurai-je à la date où je souhaite cesser de travailler ? Comparez ensuite plusieurs dates, pas une seule. Si vous continuez à travailler, vous pouvez acquérir jusqu'à quatre trimestres par année et améliorer votre complémentaire. Si vous cessez avant d'avoir la durée requise, vérifiez l'effet de la décote et du coefficient de proratisation. À 67 ans, le taux plein est automatique au régime général, mais une durée incomplète peut encore réduire la pension par ce prorata.
Un trimestre supplémentaire ne produit pas le même effet dans toutes les carrières. Il peut supprimer une décote, compléter le rapport entre trimestres acquis et trimestres requis, ouvrir une carrière longue ou, après l'âge légal et le taux plein atteint, contribuer à une surcote. L'estimation en ligne donne une base ; elle reste indicative tant que les droits ne sont pas liquidés. Si l'écart de revenu est important, ou si vous avez relevé de plusieurs régimes, une période à l'étranger ou un projet de rachat, demandez un entretien information retraite ou l'avis d'un professionnel compétent.
Avant de choisir votre date de départ
Vos cases cochées restent enregistrées sur cet appareil.
Sources et vérification
Les informations de cet article ont été établies à partir des ressources officielles suivantes. Les barèmes et plafonds évoluant chaque année, consultez-les avant toute démarche.
- Assurance retraite Retraite du salarié : âge de départ, trimestres et calcul
- Info-retraite Mon compte retraite et relevé de carrière
- Service-Public.fr Retraite du salarié du secteur privé
- Agirc-Arrco Régime complémentaire des salariés du privé
- Légifrance Code de la sécurité sociale
Point de vigilance : Les seuils de salaire liés au Smic, les modalités de certaines périodes assimilées, les délais de démarche et les dispositifs de départ anticipé doivent être revérifiés au moment de votre demande.
- Publié le
- Mis à jour le
- Rédaction
- La rédaction de La Retraite
Vous vous demandez peut-être
Questions fréquentes
Combien de trimestres faut-il pour partir à la retraite quand on est né en 1964 ?
Une personne née en 1964 doit réunir 171 trimestres pour obtenir le taux plein à l'âge légal, fixé à 63 ans dans le régime général. Des règles différentes peuvent s'appliquer en cas de carrière longue, de handicap, d'incapacité permanente ou selon le régime de retraite.
Peut-on valider 4 trimestres de retraite en travaillant seulement quelques mois ?
Oui. Au régime général, les trimestres dépendent du salaire annuel soumis à cotisations, et non du nombre de mois travaillés. Dès que votre rémunération atteint quatre fois le seuil de 150 fois le Smic horaire, vous validez quatre trimestres, qui est le maximum annuel.
Le chômage donne-t-il des trimestres pour la retraite ?
Le chômage indemnisé donne en règle générale un trimestre pour 50 jours indemnisés, dans la limite de quatre trimestres par année. Le chômage non indemnisé peut aussi ouvrir des droits dans certaines situations, mais selon des conditions et des durées limitées : vérifiez auprès de votre caisse.
Un arrêt maladie compte-t-il pour la retraite ?
Oui, un arrêt maladie indemnisé peut donner des trimestres assimilés. La règle usuelle est un trimestre pour 60 jours d'indemnités journalières, avec un maximum de quatre trimestres sur l'année. Vérifiez que les périodes d'arrêt prolongé figurent bien sur votre relevé de carrière.
Est-ce que chaque enfant donne automatiquement 8 trimestres ?
Au régime général, les majorations peuvent atteindre huit trimestres par enfant, avec une part liée à la maternité ou à l'adoption et une part liée à l'éducation. L'attribution varie toutefois selon la naissance, l'adoption, la répartition entre parents, le congé parental et le régime concerné.
Pourquoi mon relevé indique-t-il moins de 4 trimestres alors que j'ai travaillé toute l'année ?
Votre salaire annuel a peut-être été inférieur au seuil nécessaire pour valider quatre trimestres, notamment en cas de temps partiel, de faible rémunération ou d'année incomplète. Il peut aussi s'agir d'une erreur de report. Comparez la ligne concernée avec vos bulletins de salaire et demandez une correction si nécessaire.
Que se passe-t-il si je pars à 67 ans sans tous mes trimestres ?
À 67 ans, la décote liée aux trimestres manquants ne s'applique plus au régime général : vous obtenez le taux plein de 50 %. En revanche, votre pension peut rester réduite par le rapport entre vos trimestres acquis et la durée exigée, et votre retraite complémentaire suit ses propres règles.
Comment savoir si mes trimestres sont cotisés pour une carrière longue ?
Le total de votre relevé de carrière ne suffit pas, car tous les trimestres validés ne sont pas nécessairement retenus comme cotisés pour une carrière longue. Demandez une attestation de situation carrière longue à votre caisse de retraite avant de programmer votre départ.
Les internautes recherchent aussi
- combien de trimestres pour partir à la retraite
- comment valider 4 trimestres retraite
- salaire minimum pour valider un trimestre retraite
- chômage et trimestres de retraite
- maladie et trimestres retraite
- 8 trimestres par enfant retraite
- relevé de carrière trimestres manquants
- différence trimestre cotisé et trimestre validé
Poursuivre la lecture
Pour aller plus loin
À quel âge pouvez-vous partir à la retraite ? Le tableau complet selon votre année de naissance
Âge légal, trimestres requis et taux plein à 67 ans : consultez le tableau complet par année de naissance et identifiez votre date de départ.
Partir maintenant ou attendre : ce que décote et surcote changent à votre pension
Décote, surcote, trimestres : comparez votre pension selon votre date de départ et calculez le délai auquel attendre devient rentable.
Carrière longue : pouvez-vous vraiment partir avant l’âge légal ?
Testez votre droit à la retraite anticipée pour carrière longue : âges possibles, trimestres exigés, périodes retenues et démarches.
Relevé de carrière : la méthode pour le vérifier et faire corriger une erreur
Apprenez à lire votre relevé de carrière, repérer les années manquantes, réunir les bonnes preuves et demander une régularisation.