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Pension & Droits

L’ASPA, le minimum vieillesse : qui y a droit, combien, et ce qu’il advient de la succession

Près d’une personne éligible sur deux ne demande jamais l’allocation de solidarité aux personnes âgées. En cause : des règles mal connues et une crainte souvent infondée de la récupération sur succession. Conditions, montant, calcul, démarches : cet article fait le tour complet pour décider en connaissance de cause.

15 min de lecture 2 934 mots Mis à jour le
Femme d’environ 70 ans attablée dans sa cuisine lumineuse, tasse de café à la main, le regard serein tourné vers la fenêtre
Femme d’environ 70 ans attablée dans sa cuisine lumineuse, tasse de café à la main, le regard serein tourné vers la fenêtre

L’essentiel en 30 secondes

L’essentiel à retenir

Lecture complète : 15 min
  • L’ASPA complète vos ressources jusqu’à un plafond de l’ordre de 1 030 € par mois pour une personne seule, montant revalorisé chaque année et à vérifier auprès de votre caisse.
  • Elle se demande à partir de 65 ans, ou dès l’âge légal de départ en cas d’inaptitude au travail, d’invalidité ou de handicap d’au moins 50 %.
  • La récupération sur succession ne s’applique qu’à la part de l’actif net qui dépasse un seuil de l’ordre de 100 000 € en métropole : en dessous, rien n’est repris aux héritiers.
  • L’allocation n’est jamais attribuée automatiquement : sans demande de votre part, aucun versement, et la demande n’a pas d’effet rétroactif.
  • Près d’une personne éligible sur deux ne réclame pas l’ASPA, le plus souvent par méconnaissance des règles ou par peur injustifiée pour la maison familiale.

Le dernier filet de sécurité : à quoi sert l’ASPA #

L’allocation de solidarité aux personnes âgées, ou ASPA, a remplacé en 2006 ce que l’on appelait le « minimum vieillesse ». Son principe n’a pas changé : garantir à toute personne âgée vivant en France un niveau de ressources minimal, qu’elle ait beaucoup cotisé, peu cotisé ou jamais travaillé. Ce n’est pas une pension de retraite : c’est une allocation de solidarité, financée par l’impôt et non par les cotisations. Cette différence de nature explique ses deux particularités les plus mal comprises, elle est soumise à un plafond de ressources strict, et elle peut être partiellement récupérée sur la succession.

L’ASPA fonctionne comme une allocation différentielle : elle ne verse pas un montant fixe, mais la différence entre vos ressources et un plafond garanti. Plus vos revenus sont bas, plus l’allocation est élevée ; si vos ressources atteignent le plafond, elle tombe à zéro. Ce mécanisme fait qu’il n’existe pas « un montant de l’ASPA » valable pour tous : chaque situation produit son propre chiffre, recalculé à chaque changement de revenus.

≈ 1 sur 2

proportion estimée de personnes éligibles qui ne demandent pas l’ASPA

études publiques sur le non-recours (DREES)

≈ 1 030 €

ordre de grandeur du plafond mensuel garanti pour une personne seule, à vérifier pour l’année en cours

lassuranceretraite.fr

100 000 €

seuil d’actif net de succession en dessous duquel rien n’est récupéré, en métropole (au moment de la rédaction)

service-public.fr

Qui peut la demander : l’âge, la résidence, la régularité du séjour #

La première condition est l’âge : 65 ans dans le cas général. Ce seuil n’a pas été relevé par les réformes successives de l’âge légal de départ. Il descend à l’âge légal de la retraite, entre 62 et 64 ans selon votre génération, dans plusieurs situations : inaptitude au travail reconnue, invalidité, incapacité permanente d’au moins 50 %, ou qualité d’ancien combattant. Si vous touchez déjà une retraite pour inaptitude, la condition est réputée remplie.

La deuxième condition est la résidence : il faut vivre en France de manière stable, c’est-à-dire y séjourner la majeure partie de l’année, plus de neuf mois par année civile, au moment de la rédaction. L’ASPA n’est pas exportable : si vous partez vivre à l’étranger, son versement s’arrête, contrairement à celui de vos pensions de retraite. C’est un point décisif pour ceux qui envisagent une retraite partagée entre deux pays.

Enfin, les personnes de nationalité étrangère doivent justifier d’un séjour régulier : en pratique, détenir depuis au moins dix ans un titre de séjour autorisant à travailler, sauf exceptions, réfugiés, apatrides, ressortissants d’un État membre de l’Espace économique européen, notamment. Les caisses vérifient ces conditions au moment de la demande, pièces à l’appui.

Les conditions d’accès en un coup d’œil
ConditionRègle généraleCas particuliers
Âge65 ansÂge légal de départ (62 à 64 ans selon la génération) en cas d’inaptitude, d’invalidité, d’incapacité d’au moins 50 % ou pour les anciens combattants
RésidenceVivre en France plus de 9 mois par anLe versement cesse en cas d’installation à l’étranger
Séjour (personnes étrangères)Titre de séjour autorisant à travailler depuis au moins 10 ansDispense pour les réfugiés, apatrides et ressortissants de l’Espace économique européen
RessourcesNe pas dépasser le plafond annuel du foyerPlafond différent pour une personne seule et pour un couple, marié, pacsé ou en concubinage

Conditions en vigueur au moment de la rédaction, à vérifier sur service-public.fr avant de déposer une demande.

Le plafond de ressources : ce qui compte, ce qui ne compte pas #

La caisse examine les ressources des trois mois qui précèdent la date d’effet de l’allocation ; si elles dépassent le plafond trimestriel, elle élargit l’examen aux douze derniers mois. Sont comptées la quasi-totalité de vos ressources : pensions de retraite de base et complémentaires, pension de réversion, revenus professionnels après abattement, revenus de placements et de biens immobiliers. Pour un couple, marié, pacsé ou en concubinage, les ressources des deux membres s’additionnent et se comparent au plafond « couple », même si un seul des deux demande l’allocation.

Les biens dont vous êtes propriétaire sans en tirer de revenu ne sont pas ignorés pour autant : ils sont comptés de façon forfaitaire, à hauteur d’un pourcentage de leur valeur par an. Une exception majeure : la résidence principale n’entre pas dans ce calcul. Posséder sa maison et y vivre ne prive donc pas de l’ASPA. De même, les donations récentes peuvent être partiellement réintégrées dans le calcul : donner un bien à ses enfants juste avant la demande ne fait pas disparaître sa valeur aux yeux de la caisse.

Certaines ressources sont en revanche exclues du calcul, et la liste mérite d’être connue avant de renoncer : les aides au logement, l’allocation personnalisée d’autonomie, les prestations familiales, la retraite du combattant, ou encore la valeur de la résidence principale déjà citée. Une personne dont la pension paraît « trop élevée » à première vue peut donc, une fois le tri fait, se révéler éligible.

Ressources prises en compte ou exclues
RessourceComptée ?Précision
Pensions de retraite (base et complémentaire)OuiMontants bruts avant prélèvements sociaux
Pension de réversionOuiS’additionne aux autres pensions
Revenus professionnelsOui, après abattementUn abattement forfaitaire encourage la poursuite d’une petite activité
Biens immobiliers et capitaux non productifsOui, forfaitairementÉvalués à un pourcentage de leur valeur par an
Résidence principaleNonY vivre n’empêche pas de percevoir l’ASPA
Aides au logement, APA, prestations familialesNonExclues du calcul des ressources
Retraite du combattantNonExclue du calcul

Règles d’évaluation en vigueur au moment de la rédaction, le détail figure sur service-public.fr.

Le montant : une allocation qui complète, au centime près #

Le plafond garanti est revalorisé chaque année, au 1er janvier. Au moment de la rédaction, il est de l’ordre de 1 030 € par mois pour une personne seule et de l’ordre de 1 600 € par mois pour un couple, des ordres de grandeur à vérifier pour l’année en cours sur le site de l’Assurance retraite. L’allocation versée est exactement la différence entre ce plafond et vos ressources mensuelles : elle peut aller de quelques euros à la totalité du montant garanti pour une personne sans aucune ressource.

Ce caractère différentiel a une conséquence pratique : tout changement de ressources modifie l’allocation. Une revalorisation de vos pensions, l’arrivée d’une réversion, la reprise d’une petite activité, chacun de ces événements déclenche un recalcul, à la hausse comme à la baisse. C’est pourquoi la caisse vous demande de déclarer sans délai toute évolution de votre situation : mieux vaut un ajustement immédiat qu’un trop-perçu à rembourser des mois plus tard.

Ordres de grandeur du plafond garanti
Situation du foyerPlafond mensuel (ordre de grandeur)Plafond annuel (ordre de grandeur)
Personne seule≈ 1 030 €≈ 12 400 €
Couple (marié, pacsé ou en concubinage)≈ 1 600 €≈ 19 300 €

Montants revalorisés chaque 1er janvier, chiffres arrondis au moment de la rédaction, à vérifier sur lassuranceretraite.fr.

ASPA ou minimum contributif : deux dispositifs à ne pas confondre #

La confusion est fréquente, y compris dans la presse : le minimum contributif et l’ASPA ne relèvent pas de la même logique. Le minimum contributif est un plancher de pension réservé à ceux qui ont obtenu leur retraite de base à taux plein : il relève votre pension calculée quand une carrière complète mais faiblement rémunérée aboutit à un montant trop bas. C’est un droit contributif, lié aux cotisations versées, le mécanisme est détaillé dans notre guide du calcul de la pension.

L’ASPA, elle, ne regarde pas votre carrière mais vos ressources actuelles, toutes origines confondues. Les deux dispositifs peuvent d’ailleurs se succéder : une personne dont la pension, même relevée au minimum contributif, reste sous le plafond de l’ASPA peut demander l’allocation en complément. Le tableau de leurs différences aide à savoir à quelle porte frapper.

Minimum contributif et ASPA : la ligne de partage

AMinimum contributif

  • Réservé aux retraites de base obtenues à taux plein
  • Calculé d’après la carrière et les cotisations
  • Versé automatiquement par la caisse, sans demande
  • Jamais récupéré sur la succession
  • Soumis à une condition de total des pensions, pas de l’ensemble des ressources

BASPA

  • Ouverte même sans avoir jamais cotisé
  • Calculée d’après les ressources actuelles du foyer
  • Versée uniquement sur demande, sans rétroactivité
  • Récupérable sur la part de succession au-delà d’un seuil
  • Soumise à un plafond couvrant l’ensemble des ressources

Le minimum contributif corrige une pension calculée ; l’ASPA garantit un niveau de vie minimal. Si vos ressources totales restent sous le plafond, les deux peuvent se combiner : le minimum contributif d’abord, l’ASPA en complément.

La récupération sur succession : la vraie règle, loin des idées reçues #

C’est la disposition qui fait renoncer le plus de monde, et c’est aussi la plus déformée par le bouche-à-oreille. La règle exacte : les sommes versées au titre de l’ASPA peuvent être récupérées après le décès, mais uniquement sur la part de l’actif net de la succession qui dépasse un seuil. Depuis le 1er septembre 2023, ce seuil est de 100 000 € en métropole et de 150 000 € dans les collectivités d’outre-mer, montants à vérifier au moment où vous lirez ces lignes. Si la succession nette est inférieure au seuil, il n’y a aucune récupération, quel que soit le montant d’ASPA perçu.

Au-delà du seuil, la récupération porte sur le dépassement, dans la double limite des sommes réellement versées et d’un plafond annuel de récupération fixé par décret. Concrètement : pour une succession de 120 000 € nets, la caisse ne peut se rembourser que sur les 20 000 € qui dépassent le seuil, jamais sur la totalité du patrimoine. Les héritiers ne remboursent d’ailleurs jamais de leur poche : la créance s’exerce sur l’actif de la succession, pas sur leurs biens propres.

Le cas de la maison familiale, au cœur de toutes les craintes, bénéficie d’aménagements : lorsque le conjoint survivant, ou un héritier qui vivait déjà avec l’allocataire, continue d’occuper le logement, le recouvrement peut être différé jusqu’à son décès ou la vente du bien. Personne n’est mis dehors pour rembourser l’ASPA. Anticiper ces questions fait partie d’une démarche plus large : préparer sa succession permet d’en parler avec ses héritiers sur des bases exactes plutôt que sur des rumeurs.

Reste une réalité à regarder en face : si votre patrimoine dépasse nettement le seuil, la récupération réduira ce que vous transmettez, à hauteur des sommes perçues. C’est un arbitrage personnel, un revenu décent aujourd’hui contre une transmission un peu diminuée demain, qui mérite d’être posé avec des chiffres, éventuellement avec l’aide d’un notaire, plutôt que tranché par principe.

Succession et ASPA : trois situations types
Situation au décèsCe qui se passe
Succession nette de 80 000 €Aucune récupération : l’actif est inférieur au seuil, les héritiers ne remboursent rien
Succession nette de 130 000 €Récupération sur les 30 000 € au-delà du seuil, dans la limite des sommes d’ASPA versées et du plafond annuel de récupération
Logement occupé par le conjoint survivantRecouvrement différé : la récupération attend le décès du conjoint ou la vente du bien

Seuil de 100 000 € en métropole depuis septembre 2023, à vérifier avant toute décision.

Demander l’ASPA, pas à pas #

L’ASPA n’est jamais attribuée d’office : les caisses ne la proposent pas spontanément, même quand elles connaissent vos ressources. Il faut la demander, et la date de la demande compte double : l’allocation prend effet le premier jour du mois qui suit la réception du dossier, sans aucun rattrapage pour les mois, ou les années, où vous y aviez droit sans le savoir. Chaque mois de retard est un mois perdu.

L’interlocuteur dépend de votre situation : votre caisse de retraite principale (Carsat, MSA) si vous percevez une pension ; le service de l’ASPA de la Caisse des dépôts, souvent via le CCAS de votre mairie, si vous n’en percevez aucune. Le formulaire de demande est téléchargeable sur les sites officiels, et votre espace personnel sur mesdroitssociaux.gouv.fr permet de vérifier au préalable, par une simulation, si vos ressources vous rendent éligible.

La demande en cinq étapes

  1. Estimer votre éligibilité

    Additionnez les ressources mensuelles du foyer en excluant aides au logement, APA et prestations familiales, puis comparez au plafond en vigueur. Le simulateur de mesdroitssociaux.gouv.fr fait ce calcul officiellement.

  2. Identifier le bon guichet

    Caisse de retraite principale si vous touchez une pension ; service ASPA de la Caisse des dépôts, via le CCAS de la mairie, si vous n’en touchez aucune.

  3. Réunir les justificatifs

    Le dossier s’appuie sur l’avis d’imposition, les justificatifs de pensions et de ressources des trois derniers mois, et une pièce d’identité ou un titre de séjour.

  4. Déposer le dossier sans attendre

    L’allocation part du premier jour du mois suivant la réception : déposez un dossier même incomplet plutôt que de le retarder, les pièces manquantes se transmettent ensuite.

  5. Répondre aux demandes de la caisse

    L’instruction peut prendre plusieurs semaines. Répondez vite aux courriers : un dossier sans réponse finit classé, et il faudra tout recommencer avec une nouvelle date d’effet.

Les pièces à réunir avant de remplir le formulaire

Vos cases cochées restent enregistrées sur cet appareil.

Une fois l’allocation attribuée : ce qui change au quotidien #

L’ASPA est versée chaque mois par la caisse qui l’a attribuée, en complément de vos éventuelles pensions. Elle n’est pas imposable et ne supporte pas les prélèvements sociaux qui s’appliquent aux pensions, un point qui la distingue nettement de vos autres revenus, comme l’explique notre article sur les prélèvements sur la pension. Elle peut se cumuler avec les aides au logement et l’APA, qui ne comptent pas dans ses ressources.

En contrepartie, l’allocataire a des obligations déclaratives strictes : signaler tout changement de ressources, de situation familiale, mariage, séparation, veuvage, ou de résidence. Un séjour prolongé à l’étranger doit être déclaré : au-delà de la durée autorisée, le versement est suspendu. La caisse procède par ailleurs à des contrôles réguliers, croisant ses informations avec l’administration fiscale.

Signalez les changements dans le mois où ils surviennent, sans attendre le contrôle : un trop-perçu détecté tardivement se rembourse sur plusieurs années de petites retenues, et l’expérience montre que c’est la première source de litiges entre allocataires et caisses. À l’inverse, une baisse de ressources, la fin d’un revenu, un veuvage, justifie de demander sans délai la révision de l’allocation à la hausse.

Sources et vérification

Les informations de cet article ont été établies à partir des ressources officielles suivantes. Les barèmes et plafonds évoluant chaque année, consultez-les avant toute démarche.

Point de vigilance : Plafonds de ressources et montant maximal de l’ASPA revalorisés chaque 1er janvier ; seuil de récupération sur succession (100 000 € en métropole depuis septembre 2023), plafond annuel de récupération et condition de résidence (9 mois) à revérifier.

Publié le
Mis à jour le
Rédaction
La rédaction de La Retraite

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Questions fréquentes

Quel est le montant de l’ASPA pour une personne seule ?

Il n’y a pas de montant unique : l’ASPA complète vos ressources jusqu’à un plafond de l’ordre de 1 030 € par mois pour une personne seule, au moment de la rédaction. Une personne qui touche 700 € de pensions perçoit donc environ 330 € d’ASPA. Le plafond est revalorisé chaque 1er janvier : vérifiez le chiffre en vigueur sur lassuranceretraite.fr.

L’ASPA est-elle vraiment récupérée sur la succession ?

Oui, mais seulement sur la part de l’actif net de la succession qui dépasse un seuil, de l’ordre de 100 000 € en métropole depuis septembre 2023. Si la succession est inférieure à ce seuil, rien n’est repris. Au-delà, la récupération est limitée au dépassement, aux sommes réellement versées et à un plafond annuel.

Mes enfants devront-ils vendre la maison pour rembourser l’ASPA ?

Non. La récupération s’exerce sur l’actif de la succession, jamais sur les biens propres des héritiers, et uniquement au-delà du seuil légal. Quand le conjoint survivant ou un héritier qui vivait avec l’allocataire occupe le logement, le recouvrement est différé jusqu’à son décès ou la vente du bien : personne n’est contraint de partir.

Peut-on cumuler l’ASPA et une pension de réversion ?

Oui, mais la réversion compte dans les ressources : l’ASPA est recalculée pour que le total reste au niveau du plafond garanti. L’arrivée d’une réversion doit être déclarée immédiatement à la caisse qui verse l’ASPA, sans quoi le trop-perçu sera récupéré rétroactivement.

Peut-on toucher l’ASPA sans avoir jamais travaillé ?

Oui. L’ASPA n’exige aucune durée de cotisation : elle est ouverte aux personnes qui n’ont jamais été affiliées à un régime de retraite. La demande se fait alors auprès du service de l’ASPA de la Caisse des dépôts, le plus souvent par l’intermédiaire du CCAS de la mairie.

L’ASPA est-elle imposable ?

Non. L’ASPA n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu et ne supporte ni CSG ni CRDS. Elle n’a pas à être déclarée dans vos revenus imposables, contrairement à vos pensions de retraite.

Puis-je garder l’ASPA si je passe l’hiver à l’étranger ?

L’ASPA exige une résidence stable en France, plus de neuf mois par année civile au moment de la rédaction. Des séjours à l’étranger restent possibles dans cette limite, mais une installation durable hors de France fait perdre l’allocation, alors que les pensions de retraite, elles, continuent d’être versées.

À quel âge peut-on demander l’ASPA ?

À 65 ans dans le cas général. L’accès est avancé à l’âge légal de départ, entre 62 et 64 ans selon votre année de naissance, en cas d’inaptitude au travail, d’invalidité, d’incapacité d’au moins 50 % ou pour les anciens combattants.

L’ASPA est-elle versée automatiquement quand on a de petites ressources ?

Non, jamais. Même si votre caisse connaît vos ressources, elle ne verse l’ASPA que sur demande, et l’allocation ne part que du mois suivant le dépôt du dossier, sans rattrapage. C’est la première cause du non-recours massif : si vous pensez être éligible, déposez une demande sans attendre.

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