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Patrimoine & Transmission

Aider ses enfants et petits-enfants : le tableau de référence des donations

Donner de son vivant permet d’aider au bon moment et, dans de nombreux cas, de transmettre sans droits ou avec des droits réduits. Encore faut-il choisir le bon outil, respecter les délais et ne pas fragiliser l’équilibre entre les héritiers. Ce guide vous permet de chiffrer, comparer et organiser votre démarche, du virement ponctuel à la donation-partage.

17 min de lecture 3 429 mots Mis à jour le
Trois générations réunies autour d’une table pour parler d’une transmission familiale préparée sereinement.
Trois générations réunies autour d’une table pour parler d’une transmission familiale préparée sereinement.

L’essentiel en 30 secondes

L’essentiel à retenir

Lecture complète : 17 min
  • Chaque parent peut transmettre à chacun de ses enfants jusqu’à 100 000 € sans droits de donation, sous réserve des donations déjà consenties au cours des quinze dernières années.
  • Chaque grand-parent bénéficie d’un abattement spécifique de 31 865 € par petit-enfant, également renouvelable tous les quinze ans selon le barème en vigueur.
  • Le don familial de somme d’argent ajoute un abattement d’environ 31 865 € lorsque le donateur a moins de 80 ans et que le bénéficiaire majeur remplit les conditions prévues.
  • Un présent d’usage, offert pour une occasion précise et proportionné aux revenus et au patrimoine de celui qui donne, n’est pas une donation taxable ; aucun seuil automatique ne le sécurise.
  • La donation-partage et toute donation immobilière exigent un acte notarié ; elles sont particulièrement utiles pour répartir clairement les biens et limiter les conflits futurs.
  • Donner la nue-propriété d’un bien tout en conservant l’usufruit peut réduire la base taxable et éviter une seconde taxation au décès, mais cette opération doit correspondre à une situation réelle et être préparée avec un notaire.

100 000 €

Abattement indicatif par parent et par enfant, renouvelable après 15 ans

Barème fiscal à vérifier sur impots.gouv.fr

31 865 €

Abattement indicatif par grand-parent et par petit-enfant, renouvelable après 15 ans

Barème fiscal à vérifier sur impots.gouv.fr

15 ans

Délai de reconstitution des principaux abattements de donation

Administration fiscale

Avant de donner : distinguer l’aide ponctuelle de la transmission organisée #

Une donation n’est pas seulement une question d’impôt. C’est un transfert de patrimoine qui peut aider un enfant à acheter un logement, financer des études, traverser une période difficile ou soutenir un petit-enfant au début de sa vie active. Mais elle est en principe irrévocable : l’argent ou le bien donné ne vous appartient plus. Avant toute décision, gardez donc une réserve suffisante pour vos dépenses courantes, les travaux de votre logement, une éventuelle aide à domicile et les imprévus. À la retraite, la sécurité financière du donateur reste la première condition d’une transmission sereine.

Il faut aussi séparer deux sujets. Le premier est fiscal : quels droits seront dus après application des abattements ? Le second est civil : comment le don sera-t-il pris en compte au moment de votre succession, notamment si vous avez plusieurs enfants ? Une opération sans droits de donation peut malgré tout créer un déséquilibre entre héritiers. Inversement, un acte notarié plus coûteux au départ peut éviter des discussions difficiles plus tard. Le bon choix dépend de votre famille, de la nature du bien, de vos revenus et de ce que vous souhaitez conserver pour vous.

Les abattements : ce que chaque enfant ou petit-enfant peut recevoir #

L’abattement le plus connu est celui accordé à un enfant : au moment de la rédaction, chaque parent peut donner 100 000 € à chacun de ses enfants sans droits, si aucun don antérieur n’a déjà consommé tout ou partie de cet abattement au cours des quinze dernières années. Pour un couple ayant deux enfants, cela représente donc, en théorie, jusqu’à 400 000 € transmis sans droits : 100 000 € par parent et par enfant. Il faut cependant que la provenance des fonds soit claire et que chacun des deux parents soit bien donateur pour sa part.

Les grands-parents disposent d’un abattement distinct au profit de chaque petit-enfant, d’environ 31 865 € selon le barème en vigueur. Il s’apprécie séparément pour chaque couple donateur-bénéficiaire : un petit-enfant peut donc recevoir cet abattement de chacun de ses grands-parents. Cet avantage ne se confond pas avec celui dont bénéficient ses propres parents. Il peut être utile de répartir une aide familiale entre les générations, sans oublier que donner directement à un petit-enfant peut avoir des conséquences sur l’équilibre futur entre vos enfants.

Ces montants ne sont pas des enveloppes familiales globales. Ils se calculent donateur par donateur et bénéficiaire par bénéficiaire. Une mère qui donne 70 000 € à sa fille utilise 70 % de son propre abattement envers cette fille ; le père conserve intégralement le sien s’il n’a rien donné. Les donations antérieures doivent donc être recensées avec précision, y compris celles qui ont été faites devant notaire ou déclarées comme dons manuels. Le barème et les conditions applicables doivent être vérifiés au jour de l’opération sur impots.gouv.fr (ouvre un nouvel onglet).

Tableau des principaux abattements de donation
Bénéficiaire et dispositifMontant indicatif par donateurRenouvellement et conditions principales
Enfant100 000 €Tous les 15 ans ; applicable à chaque parent séparément
Petit-enfant31 865 €Tous les 15 ans ; applicable à chaque grand-parent séparément
Arrière-petit-enfant5 310 €Tous les 15 ans ; abattement de droit commun en ligne directe éloignée
Don familial de somme d’argent31 865 € supplémentaires environTous les 15 ans ; donateur de moins de 80 ans, bénéficiaire majeur ou émancipé et lien familial prévu par la loi
Bénéficiaire en situation de handicapEnviron 159 000 € supplémentairesCumulable sous conditions avec l’abattement lié au lien de parenté ; situation à justifier

Montants du barème fiscal en vigueur au moment de la rédaction, susceptibles d’évoluer. Vérifiez-les avant tout versement sur impots.gouv.fr.

Le don familial de somme d’argent : très efficace, mais sous conditions #

Le don familial de somme d’argent est souvent appelé, à tort, « don Sarkozy ». Il ne s’agit pas d’un simple virement libre de toute formalité. C’est un dispositif fiscal spécifique, réservé aux dons en numéraire : espèces, chèque, virement ou mandat. Le donateur doit avoir moins de 80 ans le jour du don. Le bénéficiaire doit être majeur ou émancipé et être un enfant, un petit-enfant, un arrière-petit-enfant ou, dans certains cas, un neveu ou une nièce. L’abattement spécifique est en principe cumulable avec l’abattement ordinaire de parenté.

C’est précisément ce cumul qui rend le dispositif intéressant. Un parent de moins de 80 ans peut, sous les conditions requises, transmettre à son enfant 100 000 € au titre de l’abattement parent-enfant, auxquels s’ajoute l’abattement du don familial de somme d’argent, soit environ 31 865 € selon le barème à vérifier. Pour un petit-enfant majeur, son grand-parent peut de même cumuler l’abattement grand-parent/petit-enfant et celui du don familial. Au-delà des abattements disponibles, les droits sont calculés selon le barème applicable au lien de parenté.

Don familial de somme d’argent ou don manuel classique ?

ADon familial de somme d’argent

  • Uniquement de l’argent : virement, chèque, espèces ou mandat.
  • Donateur âgé de moins de 80 ans le jour du don.
  • Bénéficiaire majeur ou émancipé, dans la liste familiale prévue.
  • Abattement spécifique d’environ 31 865 €, cumulable sous conditions.

BDon manuel classique

  • Peut porter sur de l’argent, un bijou, un meuble, une œuvre ou d’autres biens meubles.
  • Pas de condition d’âge propre au dispositif.
  • Utilise l’abattement lié au lien de parenté disponible.
  • Doit être déclaré lorsqu’il s’agit d’une donation et non d’un présent d’usage.

Lorsque les conditions d’âge et de parenté sont remplies, le don familial de somme d’argent permet d’ajouter une franchise fiscale ; pour le reste, le don manuel demeure possible mais obéit aux abattements ordinaires.

Présent d’usage, don manuel, donation : ne confondez pas les trois #

Un présent d’usage est un cadeau offert pour une occasion particulière : anniversaire, mariage, naissance, réussite à un examen, fêtes de fin d’année ou événement familial comparable. S’il est proportionné à votre patrimoine et à vos revenus, il n’est pas considéré comme une donation taxable. Il n’est alors ni soumis aux droits de donation ni, en principe, rapporté à la succession. Cette souplesse ne repose toutefois sur aucun montant universel : 2 000 € peuvent être raisonnables pour une personne très aisée et disproportionnés pour une autre dont les ressources sont modestes.

Le don manuel, lui, est une véritable donation remise directement : somme d’argent, bijou, tableau, voiture ou portefeuille de titres selon les modalités de transfert. Il peut être fait sans notaire lorsque le bien s’y prête, mais il doit être déclaré par le bénéficiaire à l’administration fiscale. La donation notariée apporte une date certaine, organise les conditions du don et permet de traiter un bien immobilier. Entre le cadeau familial et la donation structurée, l’intention, la valeur et les circonstances font toute la différence.

Quel outil pour quelle aide familiale ?
SituationOutil généralement adaptéFormalité et point de vigilance
Cadeau d’anniversaire raisonnable au regard de vos moyensPrésent d’usagePas de déclaration s’il est réellement proportionné et lié à l’événement ; conservez des éléments si la somme est importante
Aide de 10 000 € ou 30 000 € pour un projet précisDon manuel ou don familial de somme d’argentDéclaration fiscale nécessaire ; vérifier les abattements et les conditions d’âge
Transmission d’un appartement ou d’une maisonDonation notariéeNotaire obligatoire ; valeur du bien, réserve héréditaire et droits à étudier
Répartir des biens entre plusieurs enfantsDonation-partageActe notarié obligatoire ; permet d’organiser les lots de son vivant
Transmettre tout en conservant l’usage ou les loyersDonation de nue-propriétéMontage à étudier avec un notaire, notamment pour un bien immobilier

La qualification dépend toujours des faits. Une somme présentée comme un cadeau peut être requalifiée en donation si elle est excessive au regard de la situation du donateur.

Donation simple ou donation-partage : protéger l’équilibre entre les enfants #

Une donation simple à un enfant est, sauf clause contraire, considérée comme une avance sur sa part d’héritage. Au décès, sa valeur peut devoir être réintégrée dans les comptes entre héritiers : c’est le rapport civil. Le bien donné est alors généralement réévalué, ce qui peut créer des écarts considérables si sa valeur a augmenté. Une donation consentie « hors part successorale » n’est pas automatiquement à l’abri de toute contestation : elle peut être réduite si elle porte atteinte à la part minimale réservée aux enfants.

La donation-partage permet au contraire de répartir de son vivant tout ou partie de ses biens entre ses héritiers présomptifs. Elle est particulièrement utile lorsqu’il y a plusieurs enfants, une entreprise familiale, des biens de valeur différente ou une volonté d’aider aussi les petits-enfants. Les lots peuvent être inégaux si vous le souhaitez et si le cadre légal le permet ; une soulte, c’est-à-dire une somme versée pour compenser un écart, peut aussi être prévue. L’acte est obligatoirement reçu par un notaire et accepté par les bénéficiaires.

Son intérêt majeur est civil : sous certaines conditions, notamment lorsque tous les héritiers réservataires concernés reçoivent un lot et l’acceptent, les biens sont retenus pour le calcul de la réserve à leur valeur au jour de la donation-partage, plutôt qu’à leur valeur au décès. C’est une manière de fixer des équilibres familiaux tant que chacun peut en parler. Une donation-partage transgénérationnelle peut également permettre de donner directement à des petits-enfants, avec l’accord nécessaire de la génération intermédiaire.

Donation simple et donation-partage : ce qui change vraiment

ADonation simple

  • Peut convenir pour aider un seul enfant de manière ponctuelle.
  • Peut être manuelle pour de l’argent ou certains biens meubles.
  • Sa valeur peut être réévaluée au décès dans les comptes entre héritiers.
  • Doit être pensée avec les donations déjà faites aux autres enfants.

BDonation-partage

  • Organise des lots entre plusieurs bénéficiaires dès aujourd’hui.
  • Exige un acte notarié et l’accord des personnes concernées.
  • Peut stabiliser la valeur des biens pour le futur partage, sous conditions.
  • Réduit le risque de désaccord sur la répartition future.

Pour une aide isolée et modeste, la donation simple est souvent suffisante ; pour répartir durablement un patrimoine familial, la donation-partage mérite d’être étudiée avec un notaire.

Part de votre patrimoine que vous pouvez donner librement en présence d’enfants
Nombre d’enfantsPart réservée aux enfantsPart disponible pour une donation hors part successorale
1 enfantLa moitié du patrimoineLa moitié du patrimoine
2 enfantsLes deux tiers du patrimoineUn tiers du patrimoine
3 enfants ou plusLes trois quarts du patrimoineUn quart du patrimoine

Ces proportions concernent la réserve héréditaire et la quotité disponible. Les calculs réels au décès tiennent compte de l’ensemble du patrimoine et des donations antérieures.

Donner la nue-propriété et garder l’usufruit : l’intérêt du démembrement #

Le démembrement sépare la propriété d’un bien en deux droits. L’usufruitier conserve le droit d’utiliser le bien ou d’en percevoir les revenus : habiter un logement, le louer et toucher les loyers, par exemple. Le nu-propriétaire devient propriétaire « en attente » : il récupérera la pleine propriété à l’extinction de l’usufruit, en général au décès de l’usufruitier. Cette solution permet de commencer une transmission sans vous priver de l’usage du bien ni, pour un logement locatif, de ses revenus.

Fiscalement, les droits de donation sont calculés sur la valeur de la nue-propriété donnée, et non sur la valeur totale du bien. Cette valeur dépend de l’âge de l’usufruitier au jour de la donation, selon un barème légal. Plus l’usufruitier est âgé, plus la valeur fiscale de la nue-propriété est élevée. Lorsque l’usufruit s’éteint par décès, le nu-propriétaire devient plein propriétaire sans nouveaux droits de mutation sur cette réunion, dans le cadre habituel d’une donation régulièrement réalisée. Le donateur doit toutefois conserver un usufruit réel, et non purement fictif.

Valeur fiscale de l’usufruit et de la nue-propriété selon l’âge du donateur
Âge de l’usufruitier au jour de la donationUsufruitNue-propriété
Moins de 21 ans90 %10 %
De 21 à moins de 31 ans80 %20 %
De 31 à moins de 41 ans70 %30 %
De 41 à moins de 51 ans60 %40 %
De 51 à moins de 61 ans50 %50 %
De 61 à moins de 71 ans40 %60 %
De 71 à moins de 81 ans30 %70 %
De 81 à moins de 91 ans20 %80 %
À partir de 91 ans10 %90 %

Barème légal de l’article 669 du Code général des impôts. La valeur du bien doit correspondre à sa valeur de marché au jour de la donation.

Dans quels cas le notaire est obligatoire, et quand il est vivement conseillé #

Le notaire est obligatoire dès qu’une donation porte sur un bien immobilier : maison, appartement, terrain, mais aussi nue-propriété immobilière. Il est également indispensable pour une donation-partage. L’acte authentique sécurise la propriété, assure la publicité foncière lorsque c’est nécessaire, calcule les droits et organise les clauses utiles : réserve d’usufruit, droit de retour si le bénéficiaire décède avant vous, interdiction temporaire de vendre ou emploi des fonds dans un projet déterminé. Ces clauses doivent être adaptées, pas copiées mécaniquement.

Un don manuel d’argent ne requiert pas nécessairement de notaire, mais l’absence d’acte ne dispense jamais de déclaration. Pour des montants élevés, une famille recomposée, des enfants mineurs, un bien commun aux époux, un don à un petit-enfant ou une situation de vulnérabilité, un rendez-vous notarial est souvent prudent. Un époux ne peut pas donner seul un bien commun sans le consentement de l’autre. En cas de mesure de protection juridique, des autorisations particulières peuvent aussi être nécessaires.

Notaire : obligatoire ou non selon l’opération
Opération envisagéeNotaire obligatoire ?Ce qu’il faut prévoir
Virement ou chèque d’argent à un enfantNon, en principeDéclaration fiscale, preuve du transfert et vérification des abattements
Don manuel d’un objet ou d’un bijouNon, en principeÉvaluation, déclaration et preuve de remise ; expertise si valeur importante
Donation d’un appartement, d’une maison ou d’un terrainOuiActe authentique, estimation réaliste, frais et publicité foncière
Donation de nue-propriété d’un bien immobilierOuiActe notarié, réserve d’usufruit et répartition des charges à organiser
Donation-partageOuiConstitution des lots, acceptation des bénéficiaires et analyse de la réserve
Présent d’usage proportionnéNonConserver le contexte de l’événement si le cadeau est conséquent

Le notaire peut aussi intervenir volontairement pour sécuriser une donation d’argent ou de titres, même lorsque sa présence n’est pas imposée.

La marche à suivre : préparer, déclarer, puis garder les preuves #

Commencez par chiffrer l’aide que vous pouvez réellement apporter, puis regardez ce que chaque bénéficiaire a déjà reçu de vous au cours des quinze dernières années. Ne vous limitez pas aux virements récents : recherchez les dons enregistrés chez le notaire, les déclarations de dons manuels, les aides versées pour un achat immobilier et les donations faites par votre conjoint. Faites également estimer correctement tout bien non monétaire. Une sous-évaluation peut entraîner un redressement ; une valeur artificiellement haute peut consommer inutilement les abattements.

Ensuite, choisissez l’outil proportionné au projet. Un virement pour aider un petit-enfant majeur n’appelle pas la même préparation qu’un appartement transmis en nue-propriété à plusieurs enfants. Déclarez le don selon la procédure applicable auprès de l’administration fiscale, même si aucun droit n’est dû. Classez enfin l’acte, l’accusé de réception de déclaration, les évaluations et les relevés bancaires avec vos papiers de succession. Notre dossier « Préparer sa succession : les décisions à prendre de son vivant » complète utilement cette démarche globale.

Donner sans oublier une étape essentielle

  1. Définissez votre limite financière

    Gardez une réserve adaptée à votre train de vie, à votre logement, à la santé et aux imprévus. Ne financez pas une donation avec un argent dont vous pourriez avoir besoin.

  2. Reconstituez les donations des quinze dernières années

    Pour chaque enfant ou petit-enfant, listez les montants, les dates, le type de don et l’identité exacte du ou des donateurs.

  3. Vérifiez les conditions du dispositif choisi

    Contrôlez notamment l’âge du donateur et du bénéficiaire pour le don familial de somme d’argent, ainsi que la disponibilité des abattements.

  4. Faites évaluer les biens concernés

    Pour un bien immobilier, une estimation de marché étayée est indispensable. Pour des biens de valeur, demandez si besoin l’avis d’un professionnel compétent.

  5. Passez chez le notaire si l’opération l’exige ou le justifie

    C’est obligatoire pour l’immobilier et la donation-partage. Prenez rendez-vous avant tout versement complexe ou tout engagement familial difficile à défaire.

  6. Déclarez et archivez

    Le bénéficiaire effectue la déclaration requise auprès de l’administration fiscale. Conservez durablement preuves de versement, déclaration, acte et estimation.

Documents à réunir avant le rendez-vous ou la déclaration

Vos cases cochées restent enregistrées sur cet appareil.

Sources et vérification

Les informations de cet article ont été établies à partir des ressources officielles suivantes. Les barèmes et plafonds évoluant chaque année, consultez-les avant toute démarche.

Point de vigilance : Les montants des abattements, les conditions déclaratives et les barèmes fiscaux peuvent évoluer : vérifiez-les sur impots.gouv.fr et auprès d’un notaire avant toute donation.

Publié le
Mis à jour le
Rédaction
La rédaction de La Retraite

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Questions fréquentes

Combien puis-je donner à chacun de mes enfants sans payer de droits ?

Au moment de la rédaction, chaque parent dispose d’un abattement de 100 000 € par enfant, renouvelable tous les quinze ans. Un couple peut donc transmettre jusqu’à 200 000 € à un même enfant sans droits si chaque parent donne sa part et si les abattements n’ont pas été utilisés. Le don doit être déclaré lorsqu’il s’agit d’une donation.

Puis-je donner 30 000 euros à mon petit-fils sans impôt ?

C’est souvent possible. Un grand-parent dispose d’un abattement d’environ 31 865 € par petit-enfant, renouvelable après quinze ans. Si le grand-parent a moins de 80 ans et le petit-fils est majeur ou émancipé, l’abattement du don familial de somme d’argent peut en principe s’ajouter ; vérifiez le barème et les conditions au jour du don.

Faut-il déclarer un don d’argent même s’il est exonéré ?

Oui. Un don manuel ou un don familial de somme d’argent doit être déclaré, même si les abattements conduisent à zéro droit à payer. Cette déclaration fixe la date fiscale du don et évite des difficultés en cas de contrôle ou de succession.

Quelle somme peut-on donner sans déclaration à un petit-enfant ?

Il n’existe pas de montant général dispensant de déclaration pour une donation. Seul le présent d’usage, lié à une occasion précise et raisonnable au regard de votre patrimoine et de vos revenus, n’est en principe pas une donation taxable. Un virement important sans événement particulier doit être traité comme une donation et déclaré.

Dois-je obligatoirement passer chez le notaire pour donner de l’argent ?

Non, un don d’argent peut être fait par virement, chèque ou remise directe sans acte notarié. Vous devez néanmoins le déclarer et conserver les preuves. Le notaire devient très utile si le montant est élevé, si vous voulez prévoir des conditions ou si la situation familiale est complexe.

La donation-partage est-elle obligatoire quand on a plusieurs enfants ?

Non, elle n’est pas obligatoire. Elle devient toutefois particulièrement pertinente lorsque vous voulez répartir des biens entre plusieurs enfants et fixer un équilibre familial de votre vivant. Elle nécessite un acte notarié et peut éviter la réévaluation ultérieure des biens sous certaines conditions.

Puis-je donner ma maison tout en continuant à y vivre ?

Oui, une donation de nue-propriété avec réserve d’usufruit permet de transmettre la propriété future tout en conservant le droit d’habiter le logement. La donation immobilière doit obligatoirement être faite devant notaire. La valeur taxable de la nue-propriété dépend de votre âge au jour de l’acte.

Une donation peut-elle être annulée si j’ai besoin d’argent plus tard ?

En principe, non : une donation est irrévocable. Des exceptions légales existent mais elles sont limitées et ne constituent pas une solution de précaution financière. C’est pourquoi il faut conserver une épargne suffisante avant de transmettre et faire étudier les clauses protectrices par un notaire.

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