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La complémentaire santé solidaire à la retraite : une mutuelle gratuite ou à un euro par jour, que beaucoup ne demandent pas

Avec une petite retraite, la mutuelle devient souvent l'une des plus lourdes dépenses du mois. La complémentaire santé solidaire la remplace, gratuitement ou pour quelques dizaines d'euros par mois, avec des garanties que peu de contrats offrent à ce prix. Voici comment savoir si vous y avez droit, ce qu'elle rembourse vraiment, et comment la demander sans erreur.

15 min de lecture 2 984 mots Mis à jour le
Une femme de plus de 70 ans fait ses comptes à la table de sa cuisine, un carnet et une tasse de thé devant elle
Une femme de plus de 70 ans fait ses comptes à la table de sa cuisine, un carnet et une tasse de thé devant elle

L’essentiel en 30 secondes

L’essentiel à retenir

Lecture complète : 15 min
  • La complémentaire santé solidaire remplace une mutuelle pour les personnes aux ressources modestes : elle est gratuite sous un premier plafond, et coûte au plus de l'ordre d'un euro par jour et par personne au-dessus, jusqu'à un second plafond.
  • Le montant de la participation dépend de l'âge : il est le plus élevé à partir de 70 ans, mais reste très inférieur au prix d'une mutuelle individuelle à cet âge.
  • Ses bénéficiaires ne paient ni dépassement d'honoraires, ni participation forfaitaire, ni franchise médicale, et n'avancent pas les frais chez le médecin ou à la pharmacie.
  • Les ressources prises en compte sont celles des douze derniers mois de tout le foyer, pensions de retraite comprises, et un forfait logement s'y ajoute si vous êtes propriétaire, hébergé gratuitement ou bénéficiaire d'une aide au logement.
  • Les allocataires de l'ASPA ont en général des ressources qui leur ouvrent la complémentaire santé solidaire avec participation, et bénéficient d'une procédure simplifiée.
  • Le droit est ouvert pour un an et doit être renouvelé : une demande faite deux à quatre mois avant l'échéance évite toute interruption de couverture.

Ce qu'est la complémentaire santé solidaire, et pourquoi elle concerne tant de retraités #

La complémentaire santé solidaire, souvent abrégée en CSS, est une complémentaire santé publique réservée aux personnes dont les ressources sont modestes. Elle a remplacé en 2019 deux anciens dispositifs, la couverture maladie universelle complémentaire et l'aide au paiement d'une complémentaire santé. Elle joue exactement le rôle d'une mutuelle : elle prend en charge ce que l'Assurance Maladie ne rembourse pas. Mais elle le fait gratuitement pour les ressources les plus faibles, et pour une participation limitée, de l'ordre d'un euro par jour au plus, pour les ressources un peu plus élevées. Aucun questionnaire de santé n'est demandé, aucune condition d'âge n'est posée, et aucun tarif ne grimpe avec les années.

Les retraités sont particulièrement concernés, pour une raison simple : le prix d'une mutuelle individuelle augmente avec l'âge, alors que la pension, elle, baisse souvent par rapport au dernier salaire. Au-delà de 70 ans, un contrat correct coûte fréquemment plus de cent euros par mois pour une personne seule, soit une part considérable d'une petite pension. Or une partie importante des personnes qui pourraient bénéficier de la complémentaire santé solidaire ne la demandent pas, parce qu'elles pensent en être exclues, qu'elles la confondent avec une aide réservée aux personnes sans ressources, ou qu'elles ne veulent pas quitter une mutuelle à laquelle elles cotisent depuis des décennies.

0 €

de cotisation sous le premier plafond de ressources

ameli.fr

Environ 1 € par jour

de participation maximale par personne au-dessus de ce plafond, selon l'âge

ameli.fr, montants à vérifier pour l'année en cours

12 mois

de droit ouvert à chaque attribution, à renouveler ensuite

service-public.fr

Les conditions : des ressources sous un plafond, et une résidence stable en France #

Deux conditions principales s'appliquent. Vous devez résider en France de façon stable et régulière, et être affilié à l'Assurance Maladie, ce qui est le cas de tout retraité d'un régime français vivant en France. Surtout, les ressources de votre foyer doivent rester sous un plafond, fixé chaque année et variable selon le nombre de personnes qui le composent. Au moment de la rédaction, pour une personne seule en métropole, la complémentaire santé solidaire est gratuite jusqu'à des ressources de l'ordre de 850 euros par mois, et accessible avec participation jusqu'à de l'ordre de 1 150 euros par mois. Ces plafonds sont un peu plus élevés dans les départements d'outre-mer.

Les ressources retenues sont celles perçues au cours des douze mois qui précèdent la demande, par l'ensemble du foyer : vous, votre conjoint, partenaire de pacte civil de solidarité ou concubin, et les personnes à charge. Y entrent les pensions de base et complémentaires, la pension de réversion, les revenus d'activité en cumul emploi-retraite, les revenus fonciers et ceux de l'épargne imposable. Certaines ressources sont exclues, comme l'allocation personnalisée d'autonomie. Un forfait logement est ajouté à vos ressources si vous êtes propriétaire de votre logement, si vous êtes hébergé gratuitement ou si vous percevez une aide au logement. Ce forfait, de quelques dizaines d'euros par mois, suffit parfois à faire basculer un dossier situé juste sous le plafond.

Quelques points de calcul méritent attention. Ce sont les ressources effectivement perçues qui comptent, et non le revenu fiscal de référence de votre avis d'imposition, même si celui-ci figure parmi les justificatifs. Les intérêts des livrets d'épargne réglementée exonérés d'impôt ne sont en principe pas retenus, mais certains capitaux ou biens qui ne produisent pas de revenus peuvent être pris en compte de façon forfaitaire, selon des règles que le simulateur officiel applique automatiquement. Si vous avez vécu un changement important au cours de l'année, veuvage, séparation ou passage à la retraite, signalez-le : il modifie à la fois la composition du foyer et la période de ressources à considérer.

Plafonds indicatifs de ressources mensuelles en métropole
Composition du foyerCSS gratuite, ressources jusqu'àCSS avec participation, ressources jusqu'à
Une personne seuleDe l'ordre de 850 €De l'ordre de 1 150 €
Un coupleDe l'ordre de 1 280 €De l'ordre de 1 730 €
Un couple avec une personne à chargeDe l'ordre de 1 530 €De l'ordre de 2 070 €

Ordres de grandeur au moment de la rédaction, calculés sur une moyenne mensuelle des douze derniers mois. Les plafonds sont revalorisés chaque année : vérifiez-les avec le simulateur de ameli.fr ou de mesdroitssociaux.gouv.fr.

Combien elle coûte : la participation selon l'âge #

Sous le premier plafond, la complémentaire santé solidaire ne coûte rien. Au-dessus, et jusqu'au second plafond, chaque membre du foyer verse une participation mensuelle fixée selon son âge au 1er janvier de l'année. Plus on avance en âge, plus la participation augmente, mais dans des proportions sans commune mesure avec les tarifs des mutuelles : elle reste plafonnée, de l'ordre d'un euro par jour au maximum, pour les personnes de 70 ans et plus. Pour un couple, chacun paie la participation correspondant à son âge. Elle est prélevée ou payée chaque mois auprès de l'organisme qui gère votre complémentaire, et une interruption des paiements peut entraîner la fin du droit après relances.

Participation mensuelle indicative par personne
Âge au 1er janvierParticipation mensuelle indicativeSoit par an, environ
De 50 à 59 ansDe l'ordre de 21 €250 €
De 60 à 69 ansDe l'ordre de 25 €300 €
70 ans et plusDe l'ordre de 30 €360 €

Montants au moment de la rédaction, à vérifier pour l'année en cours sur ameli.fr. Les participations des tranches d'âge plus jeunes sont inférieures.

La comparaison avec une mutuelle classique est rarement serrée. Pour une personne de 72 ans, une participation de l'ordre de 30 euros par mois représente environ 360 euros par an, quand un contrat individuel aux garanties proches en coûte souvent trois à quatre fois plus. Encore faut-il comparer les garanties réelles, et non le seul prix. Certains contrats haut de gamme remboursent mieux que la complémentaire santé solidaire des dépenses précises, comme des lunettes hors du panier réglementé, certaines prothèses dentaires ou des médecines douces. Si ces dépenses comptent beaucoup pour vous, faites le calcul à partir de vos factures de l'année écoulée, plutôt que sur une impression générale.

Ce qu'elle rembourse, et ce qu'elle ne rembourse pas #

La complémentaire santé solidaire prend en charge le ticket modérateur, c'est-à-dire la part des dépenses que l'Assurance Maladie laisse à votre charge, pour les consultations, les médicaments remboursables, les analyses et les examens. Elle couvre aussi le forfait journalier à l'hôpital, sans limite de durée. Les médecins et la plupart des professionnels de santé ne peuvent pas vous facturer de dépassement d'honoraires, sauf exigence particulière de votre part, comme un rendez-vous en dehors des horaires habituels. Vous êtes en outre dispensé de la participation forfaitaire sur les consultations et des franchises médicales sur les médicaments et les actes paramédicaux, qui s'accumulent vite quand on se soigne souvent.

Pour les lunettes, les prothèses dentaires et les aides auditives, elle couvre intégralement les équipements du panier réglementé du 100 % santé, sans reste à charge. Au-delà de ce panier, par exemple pour une monture de marque ou une couronne hors nomenclature, la prise en charge est limitée à des montants fixés, et le surplus reste à votre charge. Enfin, le tiers payant est intégral : vous n'avancez pas les frais chez le médecin, le pharmacien ou à l'hôpital, sur présentation de votre carte Vitale à jour. C'est un avantage concret quand un traitement coûteux ou une hospitalisation imposerait sinon de faire l'avance de sommes importantes.

Concrètement, la différence se voit surtout lors des soins lourds ou répétés. Une hospitalisation de dix jours laisse à la charge d'une personne sans complémentaire le forfait journalier, de l'ordre de 20 euros par jour, soit environ 200 euros, auxquels s'ajoute le ticket modérateur sur certains actes. Avec la complémentaire santé solidaire, ce reste à charge tombe à zéro. De même, une personne qui consulte un spécialiste plusieurs fois par an, prend un traitement quotidien et fait des analyses régulières évite chaque année des dizaines d'euros de franchises et de participations forfaitaires, que même une bonne mutuelle ne rembourse pas, puisque la loi l'interdit aux contrats dits responsables.

Complémentaire santé solidaire ou mutuelle individuelle

AComplémentaire santé solidaire

  • Gratuite, ou de l'ordre de 30 € par mois au plus à partir de 70 ans
  • Aucun dépassement d'honoraires, aucune franchise ni participation forfaitaire
  • Tiers payant intégral, pas d'avance de frais
  • Couverture limitée au-delà des paniers réglementés en optique, dentaire et audition
  • Droit à renouveler chaque année, sous conditions de ressources

BMutuelle individuelle

  • Tarif qui augmente avec l'âge, souvent plus de 100 € par mois après 70 ans
  • Dépassements d'honoraires remboursés selon le niveau du contrat
  • Remboursements possibles au-delà des paniers réglementés, selon les garanties
  • Franchises médicales et participations forfaitaires toujours à votre charge
  • Aucune condition de ressources, résiliable à tout moment après un an

Pour une personne dont les ressources passent sous les plafonds, la complémentaire santé solidaire est presque toujours plus avantageuse. Le contrat privé ne garde l'avantage que pour des besoins très spécifiques, hors des paniers réglementés.

Le cas des allocataires de l'ASPA #

L'allocation de solidarité aux personnes âgées, le minimum vieillesse, porte les ressources d'une personne seule à un niveau légèrement supérieur au plafond de gratuité de la complémentaire santé solidaire, mais inférieur à son plafond avec participation. En pratique, la plupart des allocataires de l'ASPA ont donc droit à la complémentaire santé solidaire avec participation. Pour tenir compte de cette situation, une procédure simplifiée a été mise en place, qui facilite l'ouverture et le renouvellement du droit pour les allocataires, sous conditions, notamment l'absence de revenus d'activité. Renseignez-vous auprès de votre caisse d'assurance maladie pour savoir si elle s'applique à votre dossier.

La démarche inverse est tout aussi utile. Une personne qui obtient la complémentaire santé solidaire a souvent des ressources proches du seuil de l'ASPA, et devrait vérifier si elle y a droit : les deux dispositifs sont gérés par des organismes différents, et l'un ne déclenche pas l'autre automatiquement. De même, la complémentaire santé solidaire ouvre parfois l'accès à des tarifs sociaux locaux, pour les transports en commun ou certains services municipaux, selon les communes. Le simulateur de mesdroitssociaux.gouv.fr permet de passer en revue, en une seule fois, l'ensemble des aides auxquelles votre situation peut ouvrir droit.

Un dernier point rassure souvent les personnes qui hésitent : la complémentaire santé solidaire n'est pas une aide sociale au sens où on l'entend parfois, avec ce que cela peut avoir d'intimidant. C'est un droit, attribué selon des critères objectifs, que l'on demande comme on demande le remboursement d'une consultation. Aucun professionnel de santé n'a le droit de refuser de vous soigner parce que vous en bénéficiez, et un tel refus peut être signalé à votre caisse d'assurance maladie ou au conseil de l'ordre concerné. La carte Vitale ne porte aucune mention visible pour les autres patients.

Faire la demande, choisir son gestionnaire et quitter sa mutuelle #

La demande se fait en ligne depuis votre compte ameli, ce qui est la voie la plus rapide, ou au moyen d'un formulaire papier à envoyer à votre caisse d'assurance maladie, accompagné des justificatifs demandés. Vous choisissez à ce moment l'organisme qui gérera votre complémentaire : soit votre caisse d'assurance maladie elle-même, soit un organisme complémentaire, mutuelle ou assureur, inscrit sur la liste officielle de ceux qui la proposent. Les garanties sont strictement identiques dans les deux cas, fixées par la loi. La caisse dispose en principe d'un délai de deux mois pour répondre ; sans réponse passé ce délai, la demande est considérée comme refusée, et il faut alors la relancer ou former un recours.

Ne résiliez votre mutuelle qu'après avoir reçu la notification d'attribution, jamais avant : un refus vous laisserait sans couverture. Une fois le droit obtenu, vous pouvez mettre fin à un contrat individuel, et la résiliation d'une mutuelle en cours d'année est possible à tout moment après la première année de souscription. Si votre mutuelle figure parmi les organismes qui gèrent la complémentaire santé solidaire, vous pouvez aussi lui demander de transformer votre contrat. Pensez enfin, un an plus tard, au renouvellement : la demande doit être déposée deux à quatre mois avant la fin du droit, avec les ressources des douze derniers mois.

Si la démarche en ligne vous paraît compliquée, vous pouvez vous faire aider. Les agents d'accueil de votre caisse d'assurance maladie, les conseillers des espaces France Services présents dans de nombreuses communes, et les centres communaux d'action sociale accompagnent gratuitement les demandes, y compris pour rassembler les justificatifs. Un proche peut également vous aider depuis votre compte ameli, avec votre accord. Si votre mutuelle actuelle fait partie des organismes gestionnaires, son conseiller peut aussi préparer le dossier avec vous : c'est parfois la solution la plus simple pour ne pas avoir à changer d'interlocuteur.

Obtenir la complémentaire santé solidaire, étape par étape

  1. Simuler votre droit

    Utilisez le simulateur de ameli.fr ou de mesdroitssociaux.gouv.fr avec les ressources exactes des douze derniers mois de votre foyer, forfait logement compris.

  2. Rassembler les justificatifs

    Relevés de pensions, avis d'imposition, justificatifs d'autres revenus et, le cas échéant, de l'aide au logement.

  3. Déposer la demande

    En ligne depuis votre compte ameli, ou par formulaire papier adressé à votre caisse d'assurance maladie, en choisissant l'organisme gestionnaire.

  4. Attendre la notification

    La caisse répond en principe sous deux mois. Conservez votre mutuelle actuelle jusqu'à la réception de la décision.

  5. Résilier l'ancien contrat

    Une fois le droit ouvert, résiliez votre mutuelle individuelle en joignant la notification d'attribution si l'organisme la demande.

  6. Mettre à jour votre carte Vitale

    En pharmacie ou dans une borne, pour que le tiers payant s'applique dès votre prochain rendez-vous.

  7. Noter la date de renouvellement

    Déposez la nouvelle demande deux à quatre mois avant la fin du droit, pour éviter toute interruption.

Les erreurs qui font perdre le droit ou le retardent #

La première erreur est de ne pas faire la demande en pensant être au-dessus du plafond, sans avoir fait le calcul. Les plafonds sont revalorisés chaque année, et une baisse de revenus, le passage à la retraite, un veuvage ou la fin d'un cumul emploi-retraite peuvent faire entrer dans le dispositif une personne qui en était exclue l'année précédente. Le calcul portant sur les douze derniers mois, la première année de retraite est souvent un moment charnière : tant que les derniers salaires figurent dans la période de référence, le droit peut être refusé, puis ouvert quelques mois plus tard. Refaire une simulation à ce moment-là vaut la peine.

La deuxième erreur concerne le couple. Les ressources des deux membres du foyer sont additionnées, même lorsque chacun a sa propre mutuelle, et le plafond applicable est celui du couple. À l'inverse, une personne qui vit seule après un veuvage ou une séparation doit déclarer sa nouvelle situation : son plafond change, et ses ressources aussi. La troisième tient à l'oubli du renouvellement, qui entraîne une coupure de la couverture et le retour des avances de frais. Enfin, un défaut de paiement de la participation, pour ceux qui en doivent une, peut aboutir à la suspension du droit : si votre situation se tend, prévenez l'organisme avant que les impayés ne s'accumulent.

Les pièces à préparer pour la demande

Vos cases cochées restent enregistrées sur cet appareil.

Sources et vérification

Les informations de cet article ont été établies à partir des ressources officielles suivantes. Les barèmes et plafonds évoluant chaque année, consultez-les avant toute démarche.

Point de vigilance : Revérifier chaque année les plafonds de ressources de la complémentaire santé solidaire gratuite et avec participation, les montants de participation par tranche d'âge, le montant du forfait logement, les modalités de la procédure simplifiée pour les allocataires de l'ASPA et le délai de réponse de la caisse.

Publié le
Mis à jour le
Rédaction
La rédaction de La Retraite

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Questions fréquentes

Un retraité peut-il avoir droit à la complémentaire santé solidaire ?

Oui. Aucune condition d'âge ni de statut n'est posée : un retraité y a droit si les ressources de son foyer sur les douze derniers mois restent sous les plafonds fixés chaque année, et s'il réside en France de façon stable. Les pensions de retraite, y compris la réversion, font partie des ressources prises en compte.

Combien coûte la complémentaire santé solidaire après 70 ans ?

Elle est gratuite si vos ressources sont sous le premier plafond. Au-dessus, et jusqu'au second plafond, la participation d'une personne de 70 ans et plus est de l'ordre de 30 euros par mois au moment de la rédaction, soit environ un euro par jour. Le montant exact est à vérifier chaque année sur ameli.fr.

Quel est le plafond de ressources de la CSS pour une personne seule ?

Au moment de la rédaction, en métropole, la complémentaire santé solidaire est gratuite jusqu'à des ressources de l'ordre de 850 euros par mois, et accessible avec participation jusqu'à de l'ordre de 1 150 euros par mois. Ces montants sont revalorisés chaque année et un forfait logement peut s'ajouter à vos ressources.

Les bénéficiaires de l'ASPA ont-ils droit à la complémentaire santé solidaire ?

Le plus souvent oui, avec participation, car le montant de l'ASPA se situe entre les deux plafonds. Une procédure simplifiée existe pour les allocataires de l'ASPA, sous conditions, notamment l'absence de revenus d'activité. Votre caisse d'assurance maladie peut vous indiquer si elle s'applique à votre situation.

Un médecin peut-il pratiquer des dépassements d'honoraires avec la CSS ?

Non, sauf si vous formulez une exigence particulière, comme une visite en dehors des horaires habituels. Les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire sont soignés aux tarifs de la Sécurité sociale, sans participation forfaitaire ni franchise médicale, et avec le tiers payant intégral.

Faut-il résilier sa mutuelle avant de demander la complémentaire santé solidaire ?

Non, surtout pas. Gardez votre mutuelle jusqu'à la réception de la notification d'attribution, pour ne jamais rester sans couverture. Une fois le droit ouvert, vous pouvez résilier un contrat individuel, à tout moment après sa première année.

Quand faut-il renouveler la complémentaire santé solidaire ?

Le droit est attribué pour douze mois. La demande de renouvellement doit être déposée deux à quatre mois avant son échéance, avec les ressources des douze derniers mois. Sans renouvellement, la couverture s'interrompt et les avances de frais reprennent.

Un propriétaire de sa maison peut-il obtenir la complémentaire santé solidaire ?

Oui, être propriétaire n'exclut pas du dispositif. Un forfait logement, de quelques dizaines d'euros par mois, est toutefois ajouté aux ressources des propriétaires occupants, ce qui peut faire dépasser le plafond une personne dont la pension en est très proche. Un simulateur officiel en tient compte automatiquement.

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