Arnaques : les signaux qui doivent vous faire arrêter net
Une arnaque réussit rarement parce que sa victime manque de prudence. Elle réussit parce qu’elle crée de l’urgence, de la peur ou de la confiance au mauvais moment. Apprenez à repérer les scénarios les plus courants, à vérifier sans prendre de risque et à agir vite si vous avez donné une information ou effectué un paiement.
L’essentiel en 30 secondes
L’essentiel à retenir
Lecture complète : 19 min- Toute demande imprévue qui exige d’agir immédiatement, de garder le secret ou de communiquer un code doit être considérée comme suspecte jusqu’à vérification indépendante.
- Le nom affiché sur un téléphone, un SMS ou une adresse électronique ne prouve rien : les escrocs peuvent imiter un numéro, un logo ou le ton d’un organisme connu.
- Face à un faux conseiller bancaire ou à un faux service technique, la règle la plus sûre est de raccrocher, puis de rappeler vous-même le numéro officiel trouvé sur votre carte, votre relevé ou le site saisi manuellement.
- Une banque, une administration et FranceConnect ne vous demandent pas de dicter un mot de passe ou un code de validation reçu par SMS afin de bloquer une fraude.
- Après un paiement, un virement ou la communication d’un code, contactez immédiatement votre banque par un canal officiel, faites opposition si nécessaire et conservez toutes les preuves.
- Un signalement est utile pour alerter les services compétents, mais il ne remplace pas les démarches auprès de la banque ni, lorsque vous avez subi un préjudice, le dépôt de plainte.
Pourquoi des personnes prudentes peuvent se faire piéger #
Les arnaques ne visent pas des personnes naïves. Elles utilisent des mécanismes très ordinaires : la crainte d’un prélèvement bancaire, l’envie de résoudre un problème technique, la peur d’une amende ou le désir d’aider un proche. L’escroc cherche à vous faire décider avant que vous ayez le temps de vérifier. Son message peut être bien écrit, son interlocuteur très calme et les informations qu’il cite exactes. Un nom, une adresse ou une date trouvés sur les réseaux sociaux, dans un annuaire ou après une fuite de données peuvent suffire à rendre son histoire crédible.
Le bon réflexe n’est donc pas de tenter de deviner, en quelques secondes, si la personne est honnête. Il consiste à reprendre le contrôle de la conversation. Vous interrompez l’échange, vous ne cliquez sur rien, puis vous contactez l’organisme concerné par un moyen que vous avez choisi vous-même. Ce déplacement paraît simple, mais il neutralise la plupart des scénarios : le fraudeur perd l’urgence, l’accès à votre attention et la possibilité de vous guider pas à pas vers une action risquée.
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signaux communs permettent de reconnaître la plupart des tentatives : urgence, secret, identifiants, paiement et contact imposé
Cybermalveillance.gouv.fr
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code de sécurité à dicter : aucun interlocuteur légitime ne doit vous demander oralement un code reçu par SMS ou généré par votre application
Cybermalveillance.gouv.fr
17Cyber
service public en ligne qui aide à qualifier une cybermalveillance et oriente vers les démarches adaptées
Cybermalveillance.gouv.fr
La honte est un allié des escrocs. Après un clic ou une réponse, certaines personnes attendent par gêne, alors que les premières minutes sont précisément celles où l’on peut parfois bloquer une carte, alerter une banque ou sécuriser un compte. Vous n’avez pas à vous justifier : les tentatives sont conçues pour tromper. Parlez-en à un proche si cela vous aide à garder la tête froide, mais contactez d’abord l’organisme concerné sans utiliser le lien, le numéro ou l’adresse fournis dans le message suspect.
Les cinq signaux communs à presque toutes les arnaques #
Une tentative d’escroquerie peut prendre des formes très différentes, mais elle cherche presque toujours à obtenir l’une de ces choses : votre argent, vos données personnelles, l’accès à votre téléphone ou à votre ordinateur, ou votre accord de validation. Pour y parvenir, elle combine plusieurs signaux. Un seul élément inhabituel ne suffit pas toujours à prouver une fraude. En revanche, dès que deux ou trois signaux se cumulent, il faut cesser d’agir et vérifier par une voie indépendante.
Ne vous fiez pas au numéro qui s’affiche, au logo placé dans un courriel ou au fait que l’interlocuteur connaît votre banque. Un numéro de téléphone peut être usurpé et un site peut imiter l’apparence d’un espace client. La seule vérification fiable consiste à quitter le canal imposé : fermer la fenêtre, ne pas répondre au SMS, raccrocher, puis ouvrir vous-même l’application habituelle ou saisir l’adresse officielle dans votre navigateur. Cette vérification ne prend que quelques minutes et ne vous engage à rien.
Le vocabulaire employé est lui aussi révélateur. Les mots « immédiatement », « dernière relance », « compte bloqué », « fraude en cours » ou « dossier transmis » sont destinés à vous faire réagir sous pression. Un interlocuteur légitime peut vous informer d’un problème, mais il doit vous laisser le temps de vérifier et ne doit pas vous interdire de raccrocher. Méfiez-vous aussi d’une demande inhabituelle : installer une application, partager votre écran, acheter des cartes cadeaux, payer en cryptomonnaie ou transférer de l’argent vers un prétendu compte sécurisé.
| Signal observé | Ce que l’escroc cherche à provoquer | Réflexe sûr |
|---|---|---|
| Une urgence ou une menace : compte bloqué, amende majorée, ordinateur infecté | Vous empêcher de réfléchir et de vérifier | Ne faites aucune action dans la minute ; quittez l’échange et vérifiez vous-même. |
| Une consigne de secret : « ne parlez à personne », « restez en ligne » | Vous isoler d’un proche ou du vrai service client | Dites que vous rappellerez plus tard, puis demandez un avis extérieur. |
| Une demande de code, mot de passe ou validation dans l’application | Prendre le contrôle d’un compte ou autoriser un paiement | Ne communiquez rien et refusez toute validation que vous n’avez pas initiée. |
| Un paiement inhabituel : virement, carte cadeau, cryptoactif, compte sécurisé | Rendre l’argent difficile à récupérer | N’envoyez pas d’argent ; contactez l’organisme par son canal officiel. |
| Un lien, un numéro ou un logiciel imposé | Vous conduire vers un faux site ou prendre la main sur votre appareil | Fermez, raccrochez et retrouvez vous-même le site, le numéro ou l’application. |
Un message peut être frauduleux même s’il ne contient aucune faute et même si le numéro affiché semble familier.
Les scénarios les plus fréquents, et le détail qui les trahit #
Les fraudeurs adaptent leur histoire à la saison et à l’actualité : remboursement de santé, colis en attente, changement de carte bancaire, déclaration fiscale, facture d’énergie ou panne informatique. Le décor change, mais le mécanisme reste le même. On vous présente un incident grave, puis une solution immédiate que vous devez suivre avec la personne qui vous contacte. Le point décisif n’est pas de connaître toutes les histoires possibles : c’est de repérer qu’un inconnu vous impose à la fois le problème, l’explication et la solution.
Le faux conseiller bancaire appelle souvent au sujet d’une prétendue fraude sur votre compte. Il peut vous demander de confirmer un code reçu par SMS, de valider une notification ou de faire un virement vers un compte dit sécurisé. Le faux service technique, lui, évoque un virus ou une intrusion et propose d’installer un logiciel pour « nettoyer » l’ordinateur. Dans les deux cas, il faut mettre fin à l’appel. La banque ou le fabricant de votre appareil ne vous contactera pas à l’improviste pour vous faire transférer de l’argent ou vous guider vers une installation.
Les SMS d’hameçonnage jouent davantage sur le geste rapide : payer quelques euros pour un colis, actualiser une carte Vitale, régler une contravention ou éviter une coupure. Une fausse amende peut être très crédible, car elle reprend les codes visuels d’une administration. Elle devient suspecte lorsqu’elle vous pousse vers un lien inattendu, exige un règlement immédiat ou vous menace d’une conséquence disproportionnée. Ne suivez jamais son lien : recherchez vous-même le service concerné depuis votre navigateur ou votre espace officiel.
| Scénario | Ce qui doit vous alerter | Ce qu’il faut faire tout de suite |
|---|---|---|
| Faux conseiller bancaire | Appel imprévu, fraude annoncée, demande de code ou de virement vers un « compte sécurisé » | Raccrochez. Appelez le numéro officiel de votre banque et vérifiez les opérations dans votre application habituelle. |
| Faux service technique | Fenêtre alarmante, appel non sollicité, demande d’installer un logiciel ou de partager l’écran | Fermez la fenêtre ou raccrochez. N’installez rien. Si un accès a été donné, déconnectez l’appareil d’internet et faites-vous aider. |
| Hameçonnage par SMS ou courriel | Lien raccourci ou étrange, petit paiement, colis inattendu, demande de mettre à jour vos données | Ne cliquez pas et ne répondez pas. Vérifiez directement dans le site ou l’application du service concerné. |
| Fausse amende | Message inattendu avec menace de majoration, lien de paiement ou délai très court | Ne payez pas depuis le message. Vérifiez la situation par les canaux officiels, saisis par vous-même. |
| Faux dépannage à domicile | Visite non sollicitée, diagnostic alarmant, travaux déclarés urgents, prix annoncé oralement | Ne signez ni ne payez sous pression. Demandez un devis écrit et vérifiez l’entreprise avant toute intervention. |
| Arnaque sentimentale | Relation très intense et rapide, empêchement répété de se rencontrer, demande d’aide financière ou de confidentialité | N’envoyez pas d’argent, de copie de papiers ni d’images intimes. Parlez-en à un proche et conservez les échanges. |
Les escrocs peuvent combiner plusieurs scénarios, par exemple un SMS qui mène à un faux conseiller par téléphone.
Le faux dépannage à domicile mérite une attention particulière, car il se déroule hors écran. Une personne se présente pour une fuite, une toiture, des canalisations, l’électricité ou un équipement prétendument dangereux. Elle insiste sur une intervention immédiate et un règlement rapide. Un professionnel sérieux peut constater une urgence réelle, mais vous pouvez demander son identité, un devis écrit et le temps de contacter une entreprise de votre choix, sauf situation mettant immédiatement des personnes en danger. Ne signez jamais un document que vous ne comprenez pas et ne remettez pas vos coordonnées bancaires à la porte.
La règle d’or : interrompre, puis vérifier par vous-même #
Quand un interlocuteur vous annonce une urgence, vous n’avez pas à prouver que vous êtes coopératif. Dites simplement : « Je raccroche et je rappelle le numéro officiel. » Ne débattez pas. Un fraudeur cherchera à vous retenir en disant que raccrocher est dangereux, que l’opération est en cours ou qu’un autre conseiller vous rappellera. Ces arguments sont précisément des signaux d’alerte. Un vrai service client acceptera que vous mettiez fin à l’appel et que vous reveniez vers lui par son numéro public.
Pour rappeler en sécurité, prenez le numéro au dos de votre carte bancaire, sur un relevé déjà en votre possession, dans l’application officielle ou sur un site dont vous avez saisi l’adresse vous-même. Ne cliquez pas sur le premier résultat sponsorisé d’un moteur de recherche et n’utilisez pas le numéro communiqué par la personne qui vous a appelée. Pour une administration, ouvrez votre espace habituel ou passez par le site officiel de l’organisme. Si vous avez un doute, attendez quelques minutes avant de faire quoi que ce soit : l’urgence invoquée n’est pas une obligation.
Cette méthode vaut aussi lorsqu’un proche vous appelle avec une voix inhabituelle ou réclame de l’argent dans la précipitation. Dites que vous le rappellerez sur son numéro connu, ou vérifiez auprès d’un autre membre de la famille. Les outils numériques peuvent imiter une voix ou un numéro ; une vérification indépendante reste la meilleure protection. Convenez si possible en famille d’une question personnelle simple, dont la réponse n’est pas publique, pour les demandes réellement urgentes.
Deux réactions possibles face à un appel alarmant
ASuivre l’appelant
- Vous restez en ligne, sous la pression qu’il installe.
- Vous utilisez son lien, son numéro ou son logiciel.
- Vous risquez de valider une opération que vous n’avez pas comprise.
BInterrompre et rappeler
- Vous raccrochez, même si l’appelant insiste.
- Vous retrouvez vous-même le canal officiel.
- Vous demandez au vrai organisme de confirmer le problème éventuel.
La seconde option peut sembler moins rapide, mais elle est la seule qui vous rend la maîtrise de la vérification.
La vérification sûre en trois gestes
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Interrompez le canal imposé
Raccrochez, fermez le site ou le message, et n’ouvrez aucune pièce jointe. Ne rappelez pas le numéro entrant.
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Retrouvez le bon contact
Utilisez une carte bancaire, un relevé, l’application habituelle ou l’adresse officielle saisie manuellement dans le navigateur.
-
Exposez les faits, pas vos codes
Dites que vous avez reçu un appel ou un message suspect. Demandez si une alerte existe réellement, sans communiquer de mot de passe ni de code temporaire.
Vous avez cliqué, répondu ou payé : les réflexes des premières heures #
Un clic sans saisie d’information n’a pas toujours de conséquence, mais il justifie une vérification. Fermez la page et examinez votre compte depuis l’application ou le site officiel. En revanche, si vous avez entré un mot de passe, donné un code, installé un logiciel, communiqué vos coordonnées de carte ou effectué un virement, agissez sans attendre. Les actions utiles ne sont pas les mêmes selon ce qui a été exposé. Commencez toujours par couper le lien avec l’escroc : ne répondez plus, ne tentez pas de négocier et ne versez jamais une somme supplémentaire pour récupérer la première.
En cas de carte bancaire compromise ou de paiement non reconnu, contactez immédiatement votre banque via son numéro officiel ou son application. Demandez quelles mesures prendre : opposition sur la carte si nécessaire, contestation des opérations et sécurisation de l’accès au compte. Si vous avez réalisé un virement, prévenez la banque sans délai et demandez si une tentative de rappel est encore possible. Aucun rappel n’est garanti, mais attendre réduit les possibilités d’action. Notez l’heure, le montant, le moyen de paiement et les coordonnées utilisées par l’escroc.
Si vous avez donné un mot de passe, changez-le depuis un appareil fiable, en commençant par l’adresse électronique concernée : elle permet souvent de réinitialiser d’autres comptes. Changez ensuite tous les comptes où vous auriez réutilisé le même mot de passe. Déconnectez les sessions inconnues si le service le permet et activez la double authentification lorsque vous savez l’utiliser. Si vous avez laissé quelqu’un prendre la main sur votre ordinateur, déconnectez-le d’internet et demandez l’aide d’un proche compétent ou d’un professionnel de confiance avant de l’utiliser pour votre banque.
| Situation | Action immédiate | Action à faire dans la journée |
|---|---|---|
| Vous avez seulement reçu ou lu le message | Ne cliquez pas et ne répondez pas. | Supprimez le message après avoir noté les éléments utiles à un éventuel signalement. |
| Vous avez cliqué ou saisi un mot de passe | Fermez le site et changez le mot de passe depuis le vrai site. | Sécurisez l’adresse électronique et vérifiez les connexions ou opérations récentes. |
| Vous avez donné un code de validation | Contactez la banque ou le service concerné par un canal officiel. | Demandez la sécurisation du compte et surveillez les opérations ou modifications de coordonnées. |
| Vous avez communiqué les données de votre carte ou payé | Appelez immédiatement la banque et demandez les mesures adaptées, dont l’opposition si elle est nécessaire. | Contestez les opérations suspectes selon la procédure de votre banque et gardez tous les justificatifs. |
| Vous avez fait un virement | Prévenez immédiatement la banque et demandez un rappel du virement si cela est encore possible. | Rassemblez les preuves, signalez l’escroquerie et envisagez un dépôt de plainte. |
| Vous avez installé un logiciel ou partagé votre écran | Déconnectez l’appareil d’internet et cessez toute opération sensible. | Faites vérifier l’appareil, changez les mots de passe depuis un appareil fiable et informez la banque si nécessaire. |
Ne communiquez jamais à nouveau un code « pour annuler » la fraude : cette seconde demande peut être une nouvelle tentative de validation.
Après une arnaque avérée ou probable, agissez dans cet ordre
-
Sécurisez l’argent et les accès
Contactez d’abord la banque si un paiement, un virement, une carte ou un code bancaire est en cause. Changez ensuite les mots de passe exposés depuis un appareil fiable.
-
Conservez les preuves
Gardez les SMS, courriels, captures d’écran, numéros, adresses de site, annonces, reçus de paiement et échanges. Notez les dates et heures.
-
Faites-vous orienter et signalez
Utilisez 17Cyber pour identifier les démarches adaptées. Signalez notamment les SMS frauduleux au 33700 et les pratiques commerciales trompeuses sur SignalConso, lorsque cela correspond au cas.
-
Déposez plainte si vous êtes victime
En cas de perte d’argent, d’usurpation d’identité, de chantage ou de préjudice, adressez-vous à la police ou à la gendarmerie avec vos preuves. En cas de menace immédiate, appelez le 17 ou le 112.
Signalement, opposition et plainte : à quoi sert chaque démarche #
Ces démarches se complètent, mais elles n’ont pas le même rôle. L’opposition ou le contact avec la banque vise à limiter les conséquences financières et à sécuriser vos moyens de paiement. Le signalement permet de transmettre une information sur une tentative, un site ou un message frauduleux aux services compétents. La plainte, elle, constate un préjudice et alimente une enquête. Ne reportez pas l’appel à la banque en attendant de savoir si vous déposerez plainte : les deux démarches peuvent être menées séparément.
Avant de signaler ou de porter plainte, rassemblez les éléments sans les modifier : captures d’écran montrant l’adresse du site, SMS avec le numéro apparent, courriels complets si vous savez les exporter, relevés bancaires, preuve de virement, échange sur une messagerie et identité utilisée par l’escroc. Décrivez les faits dans l’ordre, avec les montants et les dates. Évitez de supprimer trop vite une conversation sentimentale ou un échange de faux dépannage : ces messages peuvent être utiles pour comprendre le scénario et étayer votre dossier.
Si une opération apparaît sur votre compte, demandez à votre banque quelle procédure de contestation utiliser et conservez une trace écrite de vos échanges. Une plainte ne garantit pas un remboursement, et un signalement ne remplace pas une contestation bancaire. Inversement, ne vous laissez pas décourager par l’idée qu’il ne s’agit que d’une petite somme : les informations recueillies aident aussi à relier plusieurs victimes à un même réseau. Vous pouvez demander à être accompagné par un proche pour accomplir ces démarches.
| Démarche | Quand l’utiliser | Ce qu’elle permet |
|---|---|---|
| Contacter la banque ou faire opposition | Carte, code bancaire, virement, prélèvement ou opération suspecte | Sécuriser les moyens de paiement, demander les mesures adaptées et engager une contestation. |
| 17Cyber | Tentative en ligne, hameçonnage, piratage de compte, faux support technique | Être orienté vers les démarches de sécurité et de signalement correspondant à votre situation. |
| Signalement d’un SMS au 33700 | SMS frauduleux ou message vous incitant à cliquer, appeler ou payer | Contribuer au traitement des numéros et messages indésirables. |
| SignalConso | Pratique commerciale trompeuse, faux professionnel, problème avec une entreprise | Signaler un litige de consommation aux services compétents. |
| Plainte auprès de la police ou de la gendarmerie | Perte d’argent, usurpation d’identité, chantage, escroquerie ou préjudice caractérisé | Faire constater les faits dans le cadre d’une procédure d’enquête. |
Selon votre situation, plusieurs démarches peuvent être nécessaires. Conservez les références ou accusés de réception obtenus.
Réduire les risques sans vivre dans la méfiance #
La sécurité numérique ne consiste pas à éviter internet, les démarches en ligne ou les échanges avec ses proches. Elle consiste à mettre en place quelques habitudes qui empêchent une erreur ponctuelle de devenir grave. Gardez les applications de votre banque et des services publics à jour, et ouvrez-les depuis l’écran de votre téléphone plutôt qu’à partir d’un lien reçu. Sur ordinateur, enregistrez les adresses officielles importantes dans vos favoris. Vous n’aurez ainsi pas à les rechercher sous pression après un SMS ou un appel inquiétant.
Utilisez un mot de passe différent pour votre messagerie électronique, votre banque et vos principaux comptes. La messagerie mérite une attention particulière : si elle est compromise, un fraudeur peut demander la réinitialisation de nombreux autres mots de passe. Activez la double authentification quand elle est proposée, mais retenez la distinction essentielle : vous entrez un code uniquement parce que vous avez vous-même commencé une connexion ou une opération connue. Si un appelant vous demande ce code, vous ne le communiquez pas.
Enfin, organisez une aide simple autour de vous. Prévenez un proche de confiance que vous souhaitez pouvoir l’appeler avant un virement inhabituel, une intervention à domicile ou une demande d’argent reçue en ligne. Cela ne signifie pas demander l’autorisation : c’est choisir un second regard lorsque l’émotion ou l’urgence est forte. Pour les démarches administratives, privilégiez les accès directs et les méthodes d’authentification expliquées dans notre guide « Faire ses démarches en ligne : FranceConnect et les bons réflexes ».
La routine de sécurité à adopter
Vos cases cochées restent enregistrées sur cet appareil.
Sources et vérification
Les informations de cet article ont été établies à partir des ressources officielles suivantes. Les barèmes et plafonds évoluant chaque année, consultez-les avant toute démarche.
- Cybermalveillance.gouv.fr Prévention, diagnostic et assistance face aux cybermalveillances
- Service-Public.fr Information générale sur les démarches, plaintes et recours
- Assurance Maladie Espace assuré et informations de vigilance
- Direction générale des Finances publiques Espace particulier et informations fiscales officielles
Point de vigilance : Les dispositifs de signalement, les procédures bancaires et les interfaces des services publics peuvent évoluer : vérifiez les consignes en vigueur sur les sites officiels avant toute démarche.
- Publié le
- Mis à jour le
- Rédaction
- La rédaction de La Retraite
Vous vous demandez peut-être
Questions fréquentes
Comment savoir si un appel de ma banque est une arnaque ?
Un appel imprévu qui vous demande un code reçu par SMS, la validation d’une notification ou un virement vers un « compte sécurisé » est très suspect. Raccrochez et appelez vous-même le numéro officiel de votre banque, par exemple celui figurant au dos de votre carte. Le numéro affiché lors de l’appel entrant peut avoir été usurpé.
Est-ce qu’une banque peut demander un code par téléphone ?
Vous pouvez recevoir un code pour confirmer une opération que vous avez vous-même engagée dans votre espace habituel. En revanche, ne dictez jamais ce code à un interlocuteur au téléphone, même s’il se présente comme votre banque ou votre conseiller. Un code communiqué peut servir à valider une opération frauduleuse.
J’ai cliqué sur un SMS frauduleux, est-ce grave ?
Fermez immédiatement la page et n’y saisissez aucune information. Vérifiez ensuite votre compte concerné en ouvrant directement l’application ou le site officiel, jamais via le lien du SMS. Si vous avez donné un mot de passe ou des coordonnées bancaires, changez le mot de passe et contactez votre banque sans attendre.
Que faire si j’ai donné mes coordonnées bancaires à un faux site ?
Contactez immédiatement votre banque par un numéro officiel ou votre application habituelle. Expliquez que vos données de carte ont été saisies sur un site frauduleux et demandez les mesures adaptées, dont l’opposition si elle est nécessaire. Surveillez aussi vos opérations et conservez les captures du site et du message reçu.
Faut-il porter plainte pour une tentative d’arnaque ?
Si vous n’avez subi aucun préjudice, un signalement peut être utile pour alerter les services compétents. En cas de perte d’argent, d’usurpation d’identité, de chantage ou d’escroquerie avérée, vous pouvez déposer plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. Gardez tous les messages, preuves de paiement et captures d’écran.
Comment signaler un SMS d’arnaque ?
Ne cliquez pas sur le lien et ne répondez pas au message. Vous pouvez le signaler au 33700, dispositif destiné notamment aux SMS indésirables et frauduleux. Si le SMS imite une banque ou une administration, prévenez aussi l’organisme concerné en utilisant ses coordonnées officielles.
Un artisan qui se présente chez moi pour une urgence peut-il être un escroc ?
Oui, une visite non sollicitée accompagnée d’un diagnostic alarmant, de travaux immédiats et d’une demande de paiement rapide doit vous alerter. Demandez une identité, un devis écrit et le temps de vérifier l’entreprise ou de contacter un professionnel de votre choix. En cas de danger immédiat pour les personnes, contactez les secours compétents plutôt que de signer sous pression.
Comment reconnaître une arnaque sentimentale sur internet ?
Les signaux fréquents sont une relation très rapide, des excuses répétées pour éviter une rencontre réelle et une demande d’argent présentée comme urgente ou secrète. N’envoyez ni virement, ni carte cadeau, ni copie de papiers, ni image intime. Parlez-en à un proche et conservez les échanges si vous pensez avoir été trompé.
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