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Loisirs & Passions

Écrire ses mémoires à la retraite : raconter sa vie pour ses proches, sans se perdre en chemin

Beaucoup de personnes ont un jour envie de mettre par écrit leur histoire, pour leurs enfants, leurs petits-enfants ou pour elles-mêmes, et beaucoup renoncent devant la page blanche. Voici une méthode pour commencer sans se décourager, organiser ses souvenirs, parler des autres avec justesse, et transformer le texte en un livre que l'on peut offrir.

15 min de lecture 3 068 mots Mis à jour le
Un homme d'environ 70 ans écrit dans un carnet à son bureau, entouré de photos de famille anciennes
Un homme d'environ 70 ans écrit dans un carnet à son bureau, entouré de photos de famille anciennes

L’essentiel en 30 secondes

L’essentiel à retenir

Lecture complète : 15 min
  • Écrire ses mémoires ne demande aucun talent littéraire particulier : un récit simple, sincère et précis dans ses détails touche davantage les proches qu'un texte travaillé.
  • Commencer par de courts textes sur des souvenirs précis, plutôt que par sa naissance, évite le découragement de la page blanche et du récit chronologique complet.
  • Une frise chronologique et quelques documents, photos, lettres, papiers de famille, aident à retrouver les dates et les détails qui donnent vie au récit.
  • Parler de personnes vivantes demande de la prudence : un texte diffusé au-delà du cercle familial peut porter atteinte à leur vie privée, protégée par la loi.
  • Faire imprimer quelques exemplaires reliés pour la famille coûte de l'ordre de quelques dizaines d'euros par livre ; le dépôt légal ne concerne que les ouvrages diffusés au public.
  • Un atelier d'écriture, une association ou un biographe familial peuvent accompagner ceux qui préfèrent ne pas écrire seuls.

Pourquoi tant de personnes veulent écrire leur vie, et y renoncent #

L'envie d'écrire ses mémoires naît souvent d'une question posée par un petit-enfant, d'un déménagement qui fait ressortir des cartons de photos, ou de la disparition d'un parent dont on réalise qu'on ne connaissait pas l'histoire. On se dit alors que ses propres enfants risquent de vivre la même chose, et qu'il serait dommage que tant de souvenirs, de lieux, de métiers et de manières de vivre disparaissent sans trace. La retraite offre enfin le temps d'y penser. Le projet est d'autant plus précieux que les modes de vie ont changé très vite : une enfance à la campagne dans les années cinquante, un premier emploi à seize ans, la vie avant le téléphone portable sont déjà, pour les plus jeunes, un monde disparu.

Et pourtant, la plupart de ces projets s'arrêtent avant la dixième page. Les raisons sont presque toujours les mêmes : on croit devoir commencer par le début et tout raconter dans l'ordre, on se juge pas assez doué pour écrire, on ne sait pas quoi dire de certaines périodes douloureuses, ou l'on craint de blesser quelqu'un. Chacun de ces obstacles a une réponse simple. Un récit de vie n'est pas un roman et n'a pas besoin d'être exhaustif ; il n'est jugé que par ceux qui l'aiment ; et on reste libre de ce que l'on raconte et de ce que l'on tait. La méthode qui suit est pensée pour aller au bout, à son rythme.

Écrire sa vie ne sert pas seulement aux autres. Beaucoup de personnes qui s'y sont lancées disent y avoir trouvé un profit inattendu pour elles-mêmes : relier entre elles des périodes que l'on vivait comme séparées, comprendre après coup certains choix, mesurer le chemin parcouru, parfois se réconcilier avec un épisode resté douloureux. Le passage à la retraite, qui clôt une longue période de la vie, se prête bien à ce regard en arrière. Ce bilan n'a rien de morose : il s'accompagne souvent d'une envie nouvelle de raconter aussi ce qui vient, les voyages, les petits-enfants, les projets, et certains récits se terminent par un chapitre ouvert sur l'avenir.

20 à 30 minutes

d'écriture régulière suffisent pour avancer sans se fatiguer

pratique courante des ateliers d'écriture

100 à 200 pages

longueur habituelle d'un récit de vie destiné à la famille

ordre de grandeur indicatif

Quelques exemplaires

suffisent souvent : un livre par enfant et petit-enfant

usage courant des récits familiaux

Commencer sans se décourager #

La meilleure façon de commencer n'est pas de commencer par le début. Plutôt que « Je suis né le… », choisissez un souvenir précis, qui vous revient souvent et que vous avez peut-être déjà raconté à table : un premier jour de travail, une rencontre, un voyage, une maison, un objet. Écrivez-le en une ou deux pages, sans vous soucier de la suite. Recommencez la semaine suivante avec un autre. Au bout de quelques mois, vous aurez vingt ou trente textes courts, et le récit se construira à partir d'eux. Cette méthode par fragments a un double avantage : chaque séance produit un texte fini, ce qui encourage, et le projet reste utile même s'il ne devient jamais un livre complet.

Pour trouver ces souvenirs, les amorces d'écriture fonctionnent très bien : des débuts de phrase que l'on complète librement. « Je me souviens de… », « La maison où j'ai grandi… », « Le jour où j'ai compris que… », « Ce que mon père ne disait jamais… », « Mon premier salaire a servi à… ». Une photo ancienne, un objet de famille, une chanson de jeunesse ou un plat peuvent aussi servir de point de départ. Fixez-vous un rythme réaliste, vingt à trente minutes deux ou trois fois par semaine, au même moment de la journée. La régularité compte beaucoup plus que la durée : c'est elle qui fait avancer, et qui entretient l'élan.

La question du ton inquiète souvent inutilement. Écrivez à la première personne, au passé ou au présent selon ce qui vous vient naturellement, et n'hésitez pas à faire parler les personnages : une réplique de votre mère, une expression de votre contremaître, une phrase dans le patois de votre village disent plus qu'une longue description. Expliquez ce qui était évident à l'époque et ne l'est plus : ce qu'était un certificat d'études, comment on payait avant la carte bancaire, ce que coûtait une baguette. Vos petits-enfants ne le savent pas, et c'est précisément ce qui donnera de la valeur à votre texte dans trente ans.

Les trois premiers mois, séance après séance

  1. Dresser une liste de souvenirs

    Notez en vrac, sur plusieurs jours, tous les souvenirs qui vous viennent, en une ligne chacun. Visez cinquante à cent lignes, sans ordre.

  2. Écrire un premier fragment

    Choisissez le souvenir qui vous attire le plus et racontez-le en une ou deux pages, comme si vous le racontiez à un petit-enfant.

  3. Tenir un rythme régulier

    Deux ou trois séances de vingt à trente minutes par semaine, au même moment. Rayez chaque souvenir raconté sur votre liste.

  4. Rassembler les documents

    Photos, lettres, livret de famille, cartes postales, bulletins de salaire : ils fixent les dates et réveillent des détails oubliés.

  5. Relire au bout de trois mois

    Relisez l'ensemble des fragments, repérez les périodes déjà couvertes et celles qui manquent, et commencez à imaginer un plan.

Retrouver les faits et organiser ses souvenirs #

La mémoire est un guide précieux mais imparfait : les dates se mélangent, deux étés se confondent, un souvenir raconté cent fois a pu se transformer. Pour que le récit tienne debout, il est utile de construire une frise chronologique : sur une grande feuille ou dans un tableau, les années en ligne, et pour chacune les grands événements, lieux de vie, emplois, naissances, décès, déménagements, ainsi que quelques repères historiques ou familiaux. Ce travail prend une ou deux séances et sert ensuite tout au long de l'écriture. Il permet aussi de repérer les périodes dont on a peu parlé, et qui mériteraient peut-être un fragment.

Les documents familiaux sont le deuxième pilier. Les photos, avec leurs dates au dos, les lettres, les cartes postales, le livret de famille, les bulletins scolaires, les contrats de travail et même les vieux agendas fixent les faits et réveillent des détails que l'on croyait perdus. Interroger ses frères et sœurs, ses cousins, d'anciens collègues permet de croiser les souvenirs, et réserve souvent des surprises. Ce travail rejoint celui de la généalogie : les actes d'état civil et les archives peuvent éclairer l'histoire de vos parents et grands-parents, que vous voudrez peut-être évoquer en ouverture de votre propre récit.

Pensez aussi à recueillir, tant qu'il est temps, la parole des plus âgés de la famille : un oncle, une tante, un parent encore vivant, un ami d'enfance. Un simple enregistrement sur téléphone, lors d'une conversation autour d'un album de photos, peut apporter des informations que personne d'autre ne détient, sur vos premières années ou sur l'histoire de vos parents. Préparez quelques questions, laissez la personne parler librement, et notez ensuite l'essentiel. Ces entretiens sont souvent des moments forts, appréciés de ceux que l'on interroge, qui ont rarement l'occasion de raconter leur propre histoire à quelqu'un qui l'écoute vraiment.

Trois façons de structurer son récit
StructurePrincipeAvantagesLimites
ChronologiqueDe l'enfance à aujourd'hui, période par périodeFacile à suivre pour le lecteur, rien n'est oubliéRisque de longueurs, découragement avant la fin
ThématiqueUn chapitre par thème : les maisons, le travail, les voyages, la familleLiberté d'écriture, chapitres indépendantsLes dates se croisent, il faut une frise en annexe
Par fragmentsUne suite de souvenirs courts, regroupés ensuiteIdéale pour commencer, chaque texte est finiDemande un travail d'assemblage à la fin

Beaucoup de récits combinent ces approches : des fragments écrits librement, puis regroupés par périodes ou par thèmes.

Écrire sur les autres : sincérité, tact et limites légales #

On ne raconte pas sa vie sans parler des autres : parents, conjoint, enfants, frères et sœurs, collègues, voisins. C'est souvent là que naissent les hésitations. Faut-il évoquer un conflit familial, un divorce, une maladie, un secret ? Il n'y a pas de règle unique, mais quelques repères aident. Distinguez ce qui relève de votre histoire, que vous avez le droit de raconter, de ce qui relève de l'intimité d'une autre personne, qui lui appartient. Demandez-vous comment la personne concernée, ou ses enfants, liront le passage. Et n'oubliez pas que l'écrit reste : une phrase dite sous le coup de la colère se pardonne, une page imprimée se relit pendant des années.

Sur le plan juridique, chacun a droit au respect de sa vie privée, un principe inscrit dans le code civil, et la loi sanctionne la diffamation, c'est-à-dire l'imputation publique d'un fait qui porte atteinte à l'honneur d'une personne. Ces règles pèsent surtout lorsque le texte est diffusé au public : mis en vente, publié en ligne, distribué largement. Un récit imprimé à quelques exemplaires et remis aux membres de la famille présente un risque bien plus faible, mais pas nul si une personne qui s'y reconnaît s'estime atteinte. Si vous envisagez une publication, et que votre texte évoque des personnes vivantes identifiables dans des situations sensibles, changez les noms, restez factuel, et demandez conseil à un professionnel du droit.

Les souvenirs douloureux posent une autre question, plus personnelle. Écrire sur un deuil, une guerre, une maladie ou une enfance difficile peut apaiser, en mettant des mots sur ce qui n'avait jamais été dit. Cela peut aussi réveiller une souffrance ancienne plus fort qu'on ne l'imaginait. Rien n'oblige à tout raconter, ni à le faire maintenant : on peut laisser un chapitre de côté et y revenir plus tard, ou choisir de l'évoquer en quelques lignes. Si l'écriture fait remonter une détresse qui vous dépasse, parlez-en à votre médecin traitant ; en cas de pensées suicidaires, le 3114, numéro national de prévention du suicide, répond jour et nuit.

Se faire accompagner : ateliers, associations, biographes #

Écrire seul ne convient pas à tout le monde. Les ateliers d'écriture proposés par les bibliothèques, les centres sociaux, les universités du temps libre ou les associations culturelles offrent un cadre régulier, des consignes pour démarrer, et surtout des lecteurs bienveillants. Lire son texte à voix haute devant un petit groupe, entendre ce qui touche et ce qui manque, fait progresser plus vite que des mois de travail solitaire. Certains ateliers sont consacrés spécifiquement au récit de vie. Les tarifs varient beaucoup, de la gratuité en bibliothèque à quelques dizaines d'euros par séance pour un atelier animé par un professionnel ; demandez à essayer une séance avant de vous engager.

Pour ceux qui préfèrent raconter plutôt qu'écrire, un biographe familial peut recueillir votre récit au cours d'entretiens enregistrés, puis le rédiger et le mettre en forme. C'est une prestation longue, qui demande souvent plusieurs dizaines d'heures de travail, et dont le prix se compte en général en centaines, voire en milliers d'euros selon la longueur du livre. Demandez un devis détaillé, précisant le nombre d'entretiens, le nombre de pages, le nombre de relectures et le nombre d'exemplaires imprimés inclus, ainsi que la propriété du texte et des enregistrements. Des associations proposent aussi une forme bénévole de recueil de récits de vie, notamment auprès des personnes qui vivent en établissement.

Une troisième voie, souvent très heureuse, consiste à écrire avec un petit-enfant ou un enfant. L'aîné raconte, le plus jeune pose les questions, enregistre, retranscrit, et s'occupe de la mise en page et des photos. Le projet devient alors une série de rendez-vous réguliers entre deux générations, et le livre qui en sort porte la trace de cette collaboration. Il se prête bien à un projet de fin de lycée ou d'études, ou simplement à des après-midi de vacances. Ce mode de travail demande de laisser au plus jeune une vraie place, sans lui imposer chaque mot, et d'accepter que certaines questions surprennent : ce sont souvent les plus intéressantes.

Écrire soi-même ou confier son récit à un biographe

AÉcrire soi-même

  • Coût limité à l'impression, quelques dizaines d'euros par exemplaire
  • Votre voix, vos mots, votre rythme
  • Liberté totale de ce que vous racontez et taisez
  • Demande de la régularité sur plusieurs mois
  • Mise en page et relecture à organiser, souvent avec l'aide d'un proche

BFaire appel à un biographe

  • Coût élevé, de plusieurs centaines à plusieurs milliers d'euros
  • Il suffit de raconter lors d'entretiens
  • Un texte rédigé et mis en forme par un professionnel
  • Le ton peut s'éloigner de votre manière de parler
  • Adapté quand écrire est difficile ou fatigant

Écrire soi-même, éventuellement avec un atelier, garde votre voix et coûte peu. Le biographe se justifie quand l'écriture est vraiment un obstacle, à condition de bien cadrer le devis et de relire chaque étape.

Du manuscrit au livre : relire, mettre en page, faire imprimer #

Une fois le texte achevé, laissez-le reposer quelques semaines avant de le relire en entier : les répétitions, les passages confus et les oublis sautent alors aux yeux. Faites-le relire par une ou deux personnes de confiance, pour l'orthographe mais aussi pour le fond : un frère ou une cousine corrigera une date, rappellera un détail, signalera un passage qui pourrait blesser. Ajoutez ensuite ce qui fera de ce texte un vrai livre de famille : des photos légendées, une frise chronologique, un arbre généalogique simple, et pourquoi pas une recette, une chanson ou une lettre recopiée. Ces éléments sont souvent ceux que les petits-enfants regardent en premier.

Pour l'impression, les imprimeries en ligne et de nombreux imprimeurs locaux réalisent des livres à partir de quelques exemplaires seulement, à partir d'un fichier au format PDF. Le prix dépend du nombre de pages, du papier, de la couleur et de la reliure : pour un livre de 150 à 200 pages avec photos, comptez de l'ordre de 20 à 50 euros l'exemplaire en petite quantité. Un livre destiné uniquement à la famille n'a besoin ni de numéro ISBN, qui sert à la diffusion commerciale, ni de dépôt légal, qui ne concerne que les documents mis à la disposition du public. Si vous décidez de le vendre ou de le diffuser largement, ces obligations s'appliquent, et les règles de vie privée évoquées plus haut prennent tout leur poids.

Les options pour donner forme au récit
OptionCoût indicatifPour quiÀ savoir
Tirage sur imprimante personnelle, reliure en papeterieQuelques euros par exemplaireUn ou deux exemplaires, texte seulRendu modeste, photos peu fidèles
Impression à la demande en petite sérieDe l'ordre de 20 à 50 € par exemplaireCinq à trente exemplaires pour la familleFichier PDF à préparer, épreuve à vérifier
Livre photo avec texteDe l'ordre de 30 à 80 € par exemplaireRécit court, beaucoup d'imagesMise en page par modèles, texte limité
Autoédition avec diffusion publiqueVariable selon les services choisisVolonté de vendre ou de faire connaître le livreISBN, dépôt légal et vigilance sur la vie privée

Prix indicatifs pour un ouvrage de 150 à 200 pages ; ils varient fortement selon le papier, la couleur et la reliure.

Le livre imprimé n'empêche pas une version numérique. Un fichier PDF envoyé aux membres de la famille qui vivent loin, ou déposé dans un espace de partage privé, permet à chacun de le relire, de l'imprimer à son tour ou de le transmettre à ses propres enfants. Conservez précieusement le fichier source du texte et les photos numérisées en haute définition : ils permettront de faire imprimer de nouveaux exemplaires dans dix ans, pour un arrière-petit-enfant, ou d'ajouter un chapitre. Enfin, pensez à indiquer quelque part, dans le livre ou dans vos papiers, que vous souhaitez que ce texte soit transmis, et à qui.

Avant d'envoyer le fichier à l'imprimeur

Vos cases cochées restent enregistrées sur cet appareil.

Sources et vérification

Les informations de cet article ont été établies à partir des ressources officielles suivantes. Les barèmes et plafonds évoluant chaque année, consultez-les avant toute démarche.

Point de vigilance : Revérifier les fourchettes de prix d'impression en petite série et de livres photo, les tarifs indicatifs des ateliers d'écriture et des biographes, ainsi que les règles du dépôt légal applicables aux ouvrages autoédités.

Publié le
Mis à jour le
Rédaction
La rédaction de La Retraite

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Questions fréquentes

Comment commencer à écrire ses mémoires quand on ne sait pas par où débuter ?

Ne commencez pas par votre naissance. Dressez une liste de souvenirs précis, puis racontez-en un par séance, en une ou deux pages, comme si vous le racontiez à un proche. Au bout de quelques mois, ces fragments formeront la matière du récit, que vous organiserez ensuite.

Faut-il savoir bien écrire pour raconter sa vie ?

Non. Un récit de vie destiné à la famille n'est pas jugé sur son style. Écrire simplement, comme on parle, avec des détails précis et vrais, touche davantage les lecteurs qu'un texte recherché. La relecture par un proche suffit à corriger l'orthographe.

Peut-on parler de sa famille dans ses mémoires sans risque juridique ?

Le risque dépend surtout de la diffusion. Chacun a droit au respect de sa vie privée, et la diffamation est punie par la loi, ce qui pèse lorsque le texte est rendu public. Un récit imprimé à quelques exemplaires pour la famille présente un risque faible, mais il reste prudent d'évoquer avec tact les personnes vivantes, et de demander conseil avant toute publication.

Combien coûte l'impression de ses mémoires en quelques exemplaires ?

Pour un livre de 150 à 200 pages avec photos, imprimé en petite série à partir d'un fichier PDF, comptez de l'ordre de 20 à 50 euros par exemplaire. Le prix dépend du papier, de la couleur et de la reliure. Commandez toujours une épreuve avant le tirage complet.

Faut-il un ISBN ou un dépôt légal pour un livre de famille ?

Non. L'ISBN sert à la diffusion commerciale, et le dépôt légal ne concerne que les documents mis à la disposition du public. Un livre imprimé pour être offert aux membres de la famille n'est soumis à aucune de ces formalités.

Combien coûte un biographe pour écrire ses mémoires ?

Le prix dépend du nombre d'entretiens, de la longueur du livre et des exemplaires inclus, et se compte en général en centaines, voire en milliers d'euros. Demandez un devis détaillé qui précise aussi le nombre de relectures et la propriété du texte et des enregistrements.

Où trouver un atelier d'écriture autobiographique ?

Les bibliothèques, les centres sociaux, les universités du temps libre et les associations culturelles en proposent souvent, parfois gratuitement. Certains ateliers sont consacrés spécifiquement au récit de vie. Demandez à participer à une séance d'essai avant de vous inscrire.

Combien de temps faut-il pour écrire ses mémoires ?

Tout dépend de la longueur visée et du rythme. À raison de deux ou trois séances de vingt à trente minutes par semaine, beaucoup de personnes écrivent un récit de 100 à 200 pages en un à deux ans. La régularité compte davantage que la durée de chaque séance.

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