Taille du texte

Santé & Bien-être Guide de référence

Bien vieillir : les habitudes qui protègent vraiment la santé après 60 ans

Bien vieillir ne consiste pas à suivre une recette ni à nier les changements du corps. C’est agir, progressivement et avec discernement, sur ce qui reste largement entre vos mains : bouger, manger, dormir, garder des liens, prévenir et sécuriser votre environnement. Ce guide vous aide à choisir vos priorités, à les chiffrer et à en parler utilement avec votre médecin traitant.

19 min de lecture 3 889 mots Mis à jour le
Trois personnes entre 55 et 75 ans marchent et s’étirent dans un parc urbain français lumineux.
Trois personnes entre 55 et 75 ans marchent et s’étirent dans un parc urbain français lumineux.

L’essentiel en 30 secondes

L’essentiel à retenir

Lecture complète : 19 min
  • L’activité physique régulière, incluant endurance, renforcement musculaire et travail de l’équilibre, est l’un des leviers les plus solides pour préserver l’autonomie ; le bon point de départ dépend de votre état de santé actuel.
  • Une alimentation suffisamment variée, avec des sources de protéines réparties dans la journée, des végétaux, une hydratation régulière et une attention au poids involontairement perdu protège davantage qu’un régime restrictif.
  • Le sommeil, les liens sociaux et les activités qui donnent un rôle ou du plaisir ne sont pas accessoires : ils soutiennent l’humeur, les capacités d’adaptation et la continuité des habitudes favorables à la santé.
  • La prévention utile ne se résume pas à faire des examens : elle associe dépistages proposés, vaccinations adaptées, suivi des maladies connues, vérification des traitements, audition, vision et santé bucco-dentaire.
  • Prévenir les chutes commence avant la chute : faire travailler l’équilibre, revoir les facteurs de risque avec un professionnel et éliminer les obstacles du logement sont des actions complémentaires.
  • Un plan réaliste comporte une ou deux habitudes précises, inscrites dans la semaine, puis un point de bilan après quelques semaines avec les personnes qui vous accompagnent.

150 à 300 min

Repère hebdomadaire d’activité d’intensité modérée pour les adultes, à adapter à sa situation

OMS

2 jours

Fréquence hebdomadaire minimale recommandée pour le renforcement musculaire

OMS

3 jours

Fréquence hebdomadaire conseillée pour les activités sollicitant l’équilibre chez les personnes plus âgées

OMS

Bien vieillir : viser l’autonomie, pas la perfection #

Bien vieillir ne veut pas dire ne jamais tomber malade, rester identique à 40 ans ou cocher chaque recommandation à la lettre. L’objectif concret est plus utile : conserver le plus longtemps possible la capacité de faire ce qui compte pour vous, marcher dehors, préparer un repas, voir vos proches, gérer vos rendez-vous, partir quelques jours ou vous occuper de votre logement. Cette capacité dépend du corps, mais aussi du moral, des relations, des revenus, de l’habitat et de l’accès aux soins. Il n’existe donc pas une seule « bonne » façon de vieillir.

Les facteurs les mieux étayés se renforcent entre eux. Une marche régulière améliore souvent le sommeil et l’appétit ; mieux dormir facilite l’activité du lendemain ; partager un repas ou une activité aide à maintenir ces rendez-vous dans la durée. À l’inverse, une douleur, un deuil, l’isolement, une baisse de l’audition ou la peur de tomber peuvent rompre cette chaîne. Il est plus efficace de repérer le premier obstacle concret que de s’imposer un programme ambitieux et intenable.

Le médecin traitant est le bon interlocuteur pour hiérarchiser les priorités, surtout si vous avez une maladie chronique, plusieurs traitements, une douleur persistante, une chute récente ou une fatigue inhabituelle. Il peut proposer un bilan ciblé, ajuster une prescription, vous orienter vers un kinésithérapeute, un diététicien, un ergothérapeute ou une activité physique adaptée. Un conseil général de santé ne remplace jamais cette évaluation individuelle, ni un avis urgent en cas de symptôme nouveau ou inquiétant.

Bouger chaque semaine : endurance, muscles et équilibre #

L’activité physique est un ensemble, pas seulement du sport. Marcher d’un bon pas, jardiner, monter des escaliers, danser, pédaler, nager, porter des courses ou faire des exercices avec une chaise comptent selon leur intensité. Les repères internationaux proposent, pour les adultes, entre 150 et 300 minutes hebdomadaires d’activité modérée, ou l’équivalent plus intense. Ils servent de cap, non de test à réussir. Quand on part de très peu, quelques minutes quotidiennes constituent déjà un progrès réel et plus sûr qu’un effort brutal le week-end.

Pour protéger l’autonomie, trois dimensions doivent être présentes. L’endurance travaille le souffle et la capacité à se déplacer. Le renforcement musculaire aide à se lever, porter, monter et ralentit la perte de force liée à l’âge ou à l’inactivité. L’équilibre réduit la peur de tomber et améliore la stabilité dans les demi-tours, les escaliers ou les terrains irréguliers. Une même séance peut combiner ces dimensions, mais la marche seule ne remplace pas complètement les exercices de force et d’équilibre.

L’intensité modérée correspond souvent à un effort où vous pouvez parler, mais pas chanter confortablement. Cette règle est pratique, sans être universelle : certains médicaments, une maladie cardiaque ou respiratoire, une douleur articulaire, un diabète traité ou une limitation neurologique justifient un avis préalable. Consultez rapidement en cas de douleur thoracique, malaise, essoufflement inhabituel ou palpitations durant l’effort. Si vous avez cessé de bouger depuis longtemps, commencez par des trajets courts, stables et proches de chez vous.

Construire une semaine de mouvement équilibrée
Dimension à travaillerExemples accessiblesRepère pratique pour débuterPoint de vigilance
EnduranceMarche active, vélo stable, aquagym, danse, jardinage soutenuFractionner en sorties de 10 à 20 minutes et augmenter progressivementChoisir des chaussures stables, éviter la chaleur et emporter son téléphone si l’on sort seul
RenforcementSe lever d’une chaise, monter une marche, exercices avec élastique, port de petites charges adaptéesPrévoir au moins deux jours non consécutifs dans la semaineLe mouvement ne doit pas déclencher de douleur vive ou persistante
ÉquilibreAppui près d’un plan de travail, marche talon-pointe, demi-tours contrôlés, tai-chi encadréAjouter quelques exercices plusieurs jours par semaine, près d’un support solideNe pas faire seul un exercice instable si l’on chute, vertige ou manque de sensibilité
MobilitéAssouplissements doux, mouvements d’épaules, chevilles et hanches, étirements après activitéLes intégrer à l’échauffement ou aux gestes du quotidienNe jamais forcer une articulation douloureuse ou récemment opérée

Les repères de fréquence et de durée sont à adapter avec un professionnel de santé en cas de pathologie, d’opération récente ou de traitement particulier.

Reprendre seul ou avec un encadrement : comment choisir ?

AReprise autonome et progressive

  • Adaptée si vous marchez déjà sans difficulté et ne présentez pas de symptôme nouveau.
  • Commencez sur un itinéraire connu, plat et court, à des horaires réguliers.
  • Notez la durée, votre ressenti et toute douleur afin d’ajuster sans vous comparer aux autres.

BReprise accompagnée

  • Préférable après une chute, une hospitalisation, un arrêt prolongé ou avec une maladie limitante.
  • Le médecin traitant peut orienter vers un kinésithérapeute, un professionnel de l’APA ou une structure locale.
  • L’encadrement aide à trouver le bon geste, à doser l’effort et à reprendre confiance.

En cas de doute sur votre équilibre, votre souffle ou vos douleurs, un avis professionnel avant de reprendre est une précaution utile, pas un renoncement.

Manger pour garder de la force, du plaisir et des réserves #

Après 60 ans, l’enjeu n’est généralement pas de manger moins à tout prix. Une restriction mal conduite peut accélérer la perte de muscle, fatiguer et fragiliser les os. Une alimentation favorable à la santé repose d’abord sur la variété : légumes et fruits, légumineuses, céréales peu raffinées, produits laitiers ou équivalents selon vos habitudes, sources de protéines, huiles végétales, poissons et autres aliments peu transformés. Les repères de Manger Bouger donnent une direction générale ; ils doivent être adaptés en cas de diabète, d’insuffisance rénale, de dénutrition ou de trouble digestif.

Les protéines méritent une attention particulière, car elles participent au maintien des muscles. Au lieu de les concentrer au dîner, il est souvent préférable d’en prévoir à chaque repas : œufs, poisson, viande, produits laitiers, légumineuses, tofu ou autres aliments adaptés à vos goûts et à vos contraintes. L’appétit peut diminuer avec l’âge, un traitement, un problème dentaire ou un deuil. Dans ce cas, privilégier des repas plus petits mais nourrissants et demander conseil tôt évite de laisser s’installer une perte de poids.

Boire régulièrement est tout aussi important, car la sensation de soif peut être moins nette. L’eau reste la boisson de référence, à répartir dans la journée et à ajuster selon la chaleur, l’activité et les consignes médicales. Certains problèmes cardiaques ou rénaux imposent cependant une quantité précise : suivez alors la consigne de votre soignant. L’alcool ne protège pas la santé et peut majorer les risques de chute, de troubles du sommeil, d’interactions avec les médicaments ou de dénutrition. Si vous en buvez, parlez-en sans gêne à votre médecin.

Des repères alimentaires concrets sans régime rigide
Habitude à installerApplication au quotidienCe que cela peut éviterQuand demander un avis
Prévoir une source de protéines aux repasPar exemple œufs, poisson, légumineuses, produit laitier, viande ou alternative végétale selon vos habitudesDes repas peu rassasiants et une perte de force liée à des apports insuffisantsSi l’appétit baisse, si la mastication est difficile ou en cas de maladie rénale connue
Augmenter la place des végétauxAjouter un légume au déjeuner ou au dîner et un fruit en collation ou au petit-déjeunerUne alimentation trop monotone et pauvre en fibresEn cas de douleurs digestives, de transit très modifié ou de régime médical
Préparer des solutions simplesConserver des légumes surgelés nature, des conserves de légumineuses rincées, des œufs ou des soupes peu saléesLe recours fréquent à des repas très salés, sucrés ou pauvres en nutriments faute d’énergieSi faire les courses ou cuisiner devient difficile : entourage, aide à domicile, professionnel de santé
Garder le repas comme un rendez-vousManger à table, si possible avec quelqu’un, et prévoir des horaires réguliersLe grignotage subi, l’isolement et l’oubli des repasSi vous sautez souvent des repas ou si le repas devient source d’angoisse

Les recommandations nationales et les restrictions alimentaires liées à une maladie évoluent : vérifiez les conseils à jour sur Manger Bouger et avec votre équipe soignante.

Retrouver un sommeil réparateur sans banaliser les troubles #

Le sommeil change souvent avec l’âge : l’endormissement peut être plus précoce, les réveils plus fréquents et le sommeil profond moins continu. Ces changements ne signifient pas automatiquement que vous dormez mal. La question importante est votre fonctionnement dans la journée : somnolence, irritabilité, difficulté à rester attentif, besoin de siestes longues ou fatigue qui limite les sorties. Se comparer à une durée idéale affichée sur une montre ou une application peut aggraver l’inquiétude, alors que le besoin de sommeil varie d’une personne à l’autre.

Les habitudes les plus utiles sont simples, mais demandent de la régularité : s’exposer à la lumière du jour, bouger en journée, garder une heure de lever assez stable, réserver le lit au sommeil et réduire les excitants tardifs. Une sieste brève peut aider certaines personnes ; une sieste longue ou tardive peut en revanche retarder l’endormissement. Les écrans, les informations anxiogènes et l’alcool du soir peuvent fragmenter le sommeil, même lorsque l’on a l’impression qu’ils facilitent l’endormissement.

Les troubles du sommeil peuvent aussi révéler un problème qu’il faut traiter : douleur, dépression, anxiété, reflux, besoin fréquent d’uriner, effet indésirable d’un médicament ou apnées du sommeil. Le recours spontané et régulier aux somnifères n’est pas une solution à organiser seul, car ces médicaments peuvent notamment altérer la vigilance et augmenter le risque de chute. Le médecin traitant peut revoir les causes, les horaires de prise des traitements et les options adaptées à votre situation.

Mémoire, liens et projets : entretenir les ressources qui comptent #

Entretenir sa mémoire ne se réduit pas à faire des mots croisés, même si cela peut être plaisant. Les activités les plus stimulantes sont souvent celles qui combinent attention, apprentissage, mouvement et échanges : apprendre à utiliser un outil numérique, suivre un cours, cuisiner une recette nouvelle, jouer de la musique, pratiquer une langue, jardiner ou participer à une association. Une activité n’a pas besoin d’être difficile pour être utile ; elle doit être suffisamment engageante pour vous donner envie d’y revenir et vous placer parfois hors de vos automatismes.

Le lien social agit comme un soutien concret. Il donne des rendez-vous, offre une occasion de parler d’un problème, maintient des habitudes de sortie et peut aider à repérer une fragilité. La qualité des relations compte davantage que le nombre de contacts. Un appel régulier, un voisin avec qui échanger, une activité hebdomadaire ou un repas partagé peuvent déjà structurer la semaine. Après un départ à la retraite, un déménagement, un veuvage ou une maladie, recréer ces repères mérite une attention aussi sérieuse qu’un rendez-vous médical.

Avoir un rôle et un projet soutient aussi l’élan quotidien. Il peut s’agir d’aider un proche dans des limites choisies, de transmettre un savoir-faire, de faire du bénévolat, de cultiver un jardin, de voyager, de créer ou de reprendre une formation. Le projet doit rester compatible avec votre énergie et vos obligations, sans vous enfermer dans une disponibilité permanente. Le guide « Devenir bénévole : trouver la mission qui vous correspond » peut aider à explorer une activité tournée vers les autres, sans transformer l’engagement en contrainte.

Prévention médicale : organiser les rendez-vous qui ont du sens #

La prévention médicale utile est personnalisée. Elle ne consiste pas à multiplier les analyses sans raison, mais à vérifier que les dépistages et vaccinations correspondant à votre âge, votre sexe, vos antécédents et vos traitements sont à jour. Le médecin traitant connaît votre dossier et peut éviter les doublons comme les oublis. Préparez la consultation avec la liste de vos médicaments, y compris les produits sans ordonnance et les compléments, ainsi que vos questions sur le sommeil, les douleurs, les chutes, l’humeur, l’audition ou le poids.

Les programmes nationaux de dépistage concernent notamment le cancer colorectal entre 50 et 74 ans, et le cancer du sein entre 50 et 74 ans pour les femmes, selon les modalités en vigueur. Le dépistage du cancer du col de l’utérus se poursuit jusqu’à 65 ans selon des intervalles qui dépendent du test réalisé. Ces programmes ne remplacent pas une consultation si vous avez des symptômes : saignement, douleur inhabituelle, masse, modification persistante du transit ou fatigue inexpliquée nécessitent un avis médical sans attendre une invitation.

L’audition, la vision et la santé bucco-dentaire sont parfois reléguées au second plan alors qu’elles influencent les repas, la communication, l’équilibre et l’autonomie. Un appareil auditif mal réglé, des lunettes inadaptées ou une douleur dentaire peuvent favoriser le repli ou les chutes. Faites aussi revoir régulièrement les traitements, surtout en cas de vertiges, constipation, confusion, somnolence ou baisse de tension. N’arrêtez ni ne modifiez un médicament prescrit sans en parler au professionnel qui vous suit.

Les rendez-vous de prévention à vérifier avec votre médecin traitant
SujetÀ qui et à quel moment cela peut s’adresserAction concrète à faireCe qu’il faut vérifier
VaccinationsSelon l’âge, l’état de santé, les maladies chroniques et les campagnes en coursApporter son carnet de vaccination ou son historique lors d’une consultation ou en pharmacieLe calendrier vaccinal et les recommandations à jour
Dépistage colorectalProgramme national pour les personnes de 50 à 74 ans ne présentant pas de risque particulierVérifier l’invitation, les modalités de retrait du test et la date du dernier dépistageLes antécédents familiaux ou personnels, qui peuvent modifier le suivi
Dépistage du cancer du seinProgramme national pour les femmes de 50 à 74 ans, sous réserve des modalités en vigueurVérifier la date de la dernière mammographie et l’invitation reçueLes symptômes ou antécédents imposant un parcours distinct
Col de l’utérusJusqu’à 65 ans selon le test et l’historique de dépistageDemander si le dépistage est à jour, surtout en cas de suivi interrompuLa fréquence dépend du type de prélèvement et du résultat précédent
Vision, audition, dentsÀ adapter aux symptômes, à l’équipement et aux antécédents ; il n’existe pas un rythme unique pour tousPrendre rendez-vous en cas de gêne, de chute, de difficulté à entendre ou à mâcherL’impact sur la conduite, les médicaments, l’équilibre et l’alimentation
Bilan de préventionSelon les dispositifs accessibles et votre situation de santéSe renseigner auprès de l’Assurance Maladie ou d’un professionnel de santéLes thèmes à aborder : habitudes de vie, vaccins, dépistages, santé mentale et autonomie

Les âges, invitations, intervalles et prises en charge peuvent évoluer. Vérifiez les modalités en vigueur sur les sites officiels et avec votre médecin traitant.

Prévenir les chutes et rendre le logement plus sûr #

Une chute n’est pas une fatalité liée à l’âge, ni un simple accident domestique. Elle résulte souvent de plusieurs facteurs qui s’additionnent : baisse de force ou d’équilibre, trouble visuel, chaussures instables, tapis, éclairage insuffisant, tension basse, alcool, médicament sédatif ou précipitation. Une chute, même sans blessure apparente, peut créer une peur de sortir et conduire à moins bouger ; cette diminution d’activité affaiblit ensuite les muscles et augmente le risque d’une nouvelle chute. C’est pourquoi il faut agir sur le corps et sur l’environnement.

Commencez par observer un trajet ordinaire : le lever nocturne vers les toilettes, l’entrée avec les courses, l’escalier, la douche et le chemin jusqu’à la boîte aux lettres. Cherchez ce qui oblige à vous pencher, enjamber, marcher dans le noir ou vous retenir à un meuble instable. Un bon éclairage, des passages dégagés, des tapis retirés ou fixés, des rangements accessibles et des barres d’appui bien posées peuvent faire une différence immédiate. Les aménagements importants méritent une évaluation professionnelle avant travaux.

Après une chute, une consultation est indiquée, surtout s’il y a eu malaise, perte de connaissance, choc à la tête, douleur importante, anticoagulant, confusion ou impossibilité de se relever. Même en l’absence de blessure, notez les circonstances : heure, lieu, chaussures, repas, médicament pris, sensation de vertige. Ces détails aideront le médecin à rechercher les causes et à proposer les bonnes mesures. Le dossier « Garder l’équilibre et prévenir les chutes » permet d’approfondir les exercices et les signaux à ne pas minimiser.

Passer des bonnes intentions à un plan qui tient #

Le meilleur plan est celui qui trouve une place réelle dans votre semaine. Choisissez d’abord un objectif de mouvement, un objectif de prévention et un objectif de lien ou de plaisir ; au-delà, l’accumulation décourage. Formulez-les avec un jour, une durée et un lieu. « Je bougerai davantage » reste vague. « Je marcherai vingt minutes avec mon voisin le lundi, mercredi et vendredi après le café » donne un rendez-vous vérifiable. Prévoir une solution de repli, comme quelques exercices à domicile en cas de pluie, évite qu’un imprévu n’interrompe tout.

Faites le point après trois ou quatre semaines, sans vous juger. Qu’est-ce qui a été facile ? Qu’est-ce qui a bloqué : douleur, météo, horaires, fatigue, absence de compagnon, coût, transport ? Ajustez une seule variable à la fois. Réduire la durée, changer le moment, demander un accompagnement ou remplacer une activité est souvent plus intelligent que d’abandonner. Si votre état de santé a changé, demandez un avis avant d’augmenter les efforts. La régularité modeste produit plus d’effets qu’une série de défis suivie d’un arrêt.

Vous n’avez pas à faire ce travail seul. Un proche peut devenir partenaire de marche ou personne de confiance pour les rendez-vous. Le pharmacien peut aider à repérer une difficulté pratique liée aux traitements ; le médecin traitant coordonne les questions de santé ; un kinésithérapeute, un ergothérapeute ou un professionnel de l’APA peut sécuriser un retour à l’activité. Pour l’alimentation, une perte de poids ou une maladie particulière, l’avis d’un diététicien ou de l’équipe soignante permet d’éviter les conseils contradictoires.

Votre plan de bien vieillir en cinq étapes

  1. Faire une photographie de départ

    Pendant une semaine, notez simplement vos sorties, votre sommeil, vos repas principaux, les douleurs, les chutes ou quasi-chutes et les rendez-vous de santé à prévoir. Cherchez des faits, pas une performance.

  2. Choisir une priorité corporelle

    Par exemple marcher, travailler l’équilibre, reprendre de la force ou traiter une douleur qui vous empêche de sortir. Si un symptôme est nouveau ou limitant, prenez d’abord rendez-vous avec votre médecin traitant.

  3. Sécuriser un point du quotidien

    Examinez un trajet à risque dans le logement, améliorez l’éclairage ou retirez un obstacle. Vérifiez aussi les chaussures utilisées le plus souvent et gardez un téléphone accessible.

  4. Programmer une action de prévention

    Vérifiez vos invitations de dépistage, votre calendrier vaccinal, la date des rendez-vous de vision, d’audition ou de dentiste selon votre situation. Inscrivez ce qui manque dans votre agenda.

  5. Installer un rendez-vous qui fait du bien

    Fixez une activité sociale, culturelle, associative ou familiale qui vous plaît et reste compatible avec votre énergie. Faites un bilan au bout de quelques semaines et adaptez le plan.

À emporter pour votre prochain rendez-vous médical

Vos cases cochées restent enregistrées sur cet appareil.

Sources et vérification

Les informations de cet article ont été établies à partir des ressources officielles suivantes. Les barèmes et plafonds évoluant chaque année, consultez-les avant toute démarche.

Point de vigilance : Les calendriers de vaccination, les modalités de dépistage, les prises en charge et les dispositifs d’adaptation du logement sont susceptibles d’évoluer : vérifiez-les auprès des sources officielles et de votre médecin traitant.

Publié le
Mis à jour le
Rédaction
La rédaction de La Retraite

Vous vous demandez peut-être

Questions fréquentes

Comment bien vieillir après 60 ans ?

Commencez par préserver les capacités qui comptent pour vous : bouger régulièrement, manger suffisamment varié, dormir dans de bonnes conditions, garder des contacts et suivre les actions de prévention adaptées. Choisissez une ou deux habitudes réalistes plutôt qu’un programme complet. Le médecin traitant peut vous aider à fixer les priorités selon votre santé et vos traitements.

Quelle activité physique faire après 60 ans quand on n’a jamais fait de sport ?

La marche, les déplacements quotidiens, les exercices avec une chaise, le jardinage ou la danse peuvent être de bons points de départ. Commencez par une durée courte et régulière, sur un parcours sûr, puis augmentez progressivement si vous le tolérez bien. Demandez un avis médical avant une reprise si vous avez une maladie cardiaque ou respiratoire, des douleurs importantes, des vertiges ou une chute récente.

Combien de marche faut-il faire par jour après 60 ans ?

Il n’existe pas un nombre de pas obligatoire valable pour tout le monde. Les recommandations internationales visent un volume hebdomadaire d’activité modérée, souvent atteignable en fractionnant la marche sur plusieurs jours. Si vous partez de peu, dix minutes de marche répétées dans la journée sont déjà une base utile à augmenter progressivement.

Quel est le meilleur aliment pour garder ses muscles après 60 ans ?

Il n’y a pas un aliment unique : le maintien musculaire dépend d’apports protéiques réguliers, d’une alimentation assez énergétique et d’exercices de renforcement. Œufs, poissons, produits laitiers, légumineuses, viandes ou alternatives végétales peuvent contribuer selon vos habitudes. En cas de perte de poids, de maladie rénale ou d’appétit réduit, demandez un avis personnalisé à votre médecin ou à un diététicien.

Est-il normal de moins bien dormir en vieillissant ?

Le sommeil devient souvent plus léger et plus fragmenté avec l’âge, mais il doit rester suffisamment réparateur pour vous permettre de fonctionner dans la journée. Une fatigue importante, une somnolence, des ronflements avec pauses respiratoires, des réveils étouffés ou des troubles persistants justifient une consultation. Ne modifiez pas seul un traitement pour dormir.

Comment entretenir sa mémoire après 60 ans ?

Combinez activités qui demandent de l’attention, apprentissage, mouvement et échanges avec d’autres personnes. Lire, apprendre, jouer, jardiner, participer à une association ou découvrir un outil numérique peuvent tous stimuler les capacités cognitives. Une aggravation rapide des oublis ou des difficultés nouvelles dans les tâches quotidiennes doit être évaluée par un médecin.

Quels examens de santé faire après 60 ans ?

Les dépistages, vaccinations et consultations utiles dépendent de votre âge, de votre sexe, de vos antécédents, de vos symptômes et de vos traitements. Vérifiez notamment les invitations aux programmes de dépistage, ainsi que vos besoins en vision, audition, santé bucco-dentaire et revue des médicaments. Le médecin traitant peut éviter à la fois les oublis et les examens inutiles.

Comment éviter les chutes à la maison ?

Travaillez l’équilibre et le renforcement musculaire, tout en sécurisant les trajets les plus fréquents dans le logement. Retirez ou fixez les tapis, améliorez l’éclairage, portez des chaussures stables et installez des appuis adaptés si nécessaire. Après une chute ou des vertiges répétés, consultez pour rechercher les causes, notamment médicamenteuses, visuelles ou liées à la tension.

Les internautes recherchent aussi

  • bien vieillir après 60 ans
  • comment rester en bonne santé à la retraite
  • activité physique adaptée après 60 ans
  • alimentation après 60 ans protéines et hydratation
  • quels examens médicaux faire après 60 ans
  • comment éviter les chutes à la maison
  • comment entretenir sa mémoire après 60 ans
  • comment mieux dormir après 60 ans

Poursuivre la lecture

Pour aller plus loin

Toute la rubrique Santé & Bien-être