Frais bancaires : les plafonds que la loi impose à votre banque, et comment vous en servir
Une pension modeste, un prélèvement qui passe avant le virement de la caisse, et les frais s'enchaînent : commission d'intervention, rejet, lettre d'information. La loi encadre pourtant la plupart de ces frais, et prévoit une protection renforcée pour les clients en difficulté. Voici les plafonds à connaître, l'offre spécifique à quelques euros par mois, les règles des frais de succession, et la méthode pour contester.
L’essentiel en 30 secondes
L’essentiel à retenir
Lecture complète : 15 min- Les commissions d'intervention, facturées lorsqu'une opération dépasse le solde autorisé, sont plafonnées par la loi pour tous les clients, par opération et par mois.
- Le rejet d'un prélèvement pour défaut de provision ne peut pas coûter plus que le montant du prélèvement lui-même, dans la limite d'un plafond fixe.
- Les clients identifiés comme financièrement fragiles bénéficient d'un plafond mensuel global des frais d'incident, et peuvent souscrire une offre spécifique dont le prix est limité à quelques euros par mois.
- La banque a l'obligation de repérer les clients en situation de fragilité financière et de leur proposer l'offre spécifique ; le client peut aussi la demander lui-même.
- Les frais bancaires prélevés lors d'une succession sont désormais encadrés par la loi, avec une gratuité pour les petites successions et un plafond pour les autres.
- Des frais facturés au-delà des plafonds peuvent être contestés auprès de la banque, puis du médiateur bancaire, gratuitement.
Pourquoi les frais d'incident touchent particulièrement les retraités #
Les frais d'incident sont ceux que la banque facture lorsqu'une opération ne se déroule pas normalement : un paiement qui dépasse le découvert autorisé, un prélèvement rejeté faute de provision, un chèque sans provision. Ils s'ajoutent les uns aux autres très vite, car un même événement en déclenche souvent plusieurs : une commission d'intervention pour examiner l'opération, puis des frais de rejet si elle est refusée, puis parfois une lettre d'information facturée elle aussi. Un mois difficile peut ainsi coûter plusieurs dizaines d'euros, voire davantage, à une personne qui n'a précisément pas les moyens de les payer, ce qui crée un cercle difficile à rompre.
Les retraités y sont exposés pour une raison de calendrier. Les pensions du régime général sont versées en début de mois pour le mois écoulé, et les complémentaires à des dates propres, alors que beaucoup de prélèvements, loyer, énergie, assurances, tombent le premier jour du mois ou juste avant. Un décalage de quelques jours entre un prélèvement et le versement de la pension suffit à provoquer un incident sur un compte qui n'a pas de réserve. La première année de retraite, avec le délai parfois long avant le premier versement de la pension, est aussi une période à risque. Connaître les plafonds légaux permet de vérifier que la banque les respecte, et de réagir quand ce n'est pas le cas.
Ces frais ne sont pas une fatalité. Une grande partie d'entre eux tient à un problème d'organisation plutôt qu'à un manque d'argent : des prélèvements mal placés dans le mois, une carte qui autorise des paiements au-delà du solde, des options payantes oubliées. D'autres relèvent d'une vraie difficulté budgétaire, qui mérite d'être traitée en tant que telle. Dans les deux cas, la loi fournit des outils : des plafonds qui limitent l'addition, une offre bancaire à prix réduit, et un droit de contester. Encore faut-il les connaître, car les banques ne les mettent pas toujours en avant, et les relevés de frais restent souvent difficiles à lire.
8 € et 80 €
plafonds d'une commission d'intervention, par opération et par mois, pour tous les clients
service-public.fr, au moment de la rédaction
20 €
frais maximum pour le rejet d'un prélèvement, sans dépasser son montant
service-public.fr, au moment de la rédaction
3 €
par mois au plus pour l'offre spécifique destinée aux clients fragiles
service-public.fr, au moment de la rédaction
Les plafonds qui s'appliquent à tous les clients #
Plusieurs frais sont plafonnés pour l'ensemble des clients, quelle que soit leur situation. La commission d'intervention ne peut dépasser, au moment de la rédaction, 8 euros par opération et 80 euros par mois. Les frais de rejet d'un prélèvement pour défaut de provision ne peuvent excéder le montant du prélèvement rejeté, dans la limite de 20 euros : un prélèvement de 9 euros rejeté ne peut donc coûter plus de 9 euros. Ces frais comprennent la lettre d'information envoyée au client. Le rejet d'un chèque sans provision est lui aussi plafonné, à des montants différents selon que le chèque est inférieur ou supérieur à 50 euros, et ce forfait inclut l'ensemble des frais liés au rejet.
Deux règles complètent ces plafonds. D'abord, un même prélèvement présenté plusieurs fois par le créancier et rejeté à chaque fois ne peut donner lieu qu'à une seule facturation de frais de rejet, à condition que vous puissiez montrer qu'il s'agit de la même opération. Ensuite, la banque doit vous informer à l'avance des frais d'incident qu'elle va prélever, par un relevé envoyé au moins quatorze jours avant le prélèvement de ces frais. Ce délai vous laisse le temps de vérifier et de contester avant le débit. Enfin, chaque année en janvier, la banque doit vous adresser un récapitulatif des frais perçus l'année précédente : c'est le meilleur document pour faire le point.
| Type de frais | Plafond pour tous les clients | Plafond pour les clients ayant souscrit l'offre spécifique |
|---|---|---|
| Commission d'intervention | 8 € par opération, 80 € par mois | 4 € par opération, 20 € par mois |
| Rejet de prélèvement | Montant du prélèvement, dans la limite de 20 € | Inclus dans le plafond global des frais d'incident |
| Rejet de chèque | Forfait plafonné selon le montant du chèque, inférieur ou supérieur à 50 € | Inclus dans le plafond global des frais d'incident |
| Ensemble des frais d'incident | Pas de plafond global | 20 € par mois et 200 € par an |
| Clients fragiles sans offre spécifique | Plafond global de 25 € par mois | Sans objet |
Montants au moment de la rédaction, à vérifier sur service-public.fr. Certaines banques appliquent des plafonds plus bas que le minimum légal.
La clientèle fragile : une protection renforcée #
La loi impose aux banques de repérer les clients en situation de fragilité financière. Les critères tiennent compte de l'existence d'irrégularités de fonctionnement ou d'incidents de paiement répétés pendant plusieurs mois consécutifs, du montant des ressources portées au crédit du compte, et de certains événements comme l'inscription au fichier de la Banque de France des incidents de remboursement de crédits ou le dépôt d'un dossier de surendettement. Chaque banque précise ses propres critères dans le respect d'un cadre fixé par la réglementation. Une personne dont la pension est modeste et qui connaît des incidents réguliers peut donc relever de cette catégorie sans le savoir.
Être identifié comme client fragile a une première conséquence automatique : l'ensemble des frais d'incident est plafonné, au moment de la rédaction, à 25 euros par mois. La banque doit en outre vous proposer l'offre spécifique, présentée plus bas. Elle doit enfin vous informer de cette identification et des droits qui en découlent. Si vous pensez remplir les critères et que votre banque continue de facturer des frais au-delà de ce plafond, demandez-lui par écrit si vous êtes identifié comme client fragile, et sur quels critères elle se fonde. Une banque qui ne respecte pas ces obligations peut être sanctionnée par l'autorité de contrôle du secteur.
Si votre budget est durablement tendu, un accompagnement gratuit existe. Les Points conseil budget, labellisés par les pouvoirs publics et portés par des associations, des centres communaux d'action sociale ou des structures spécialisées, reçoivent toute personne qui rencontre des difficultés financières ou souhaite simplement mieux organiser ses comptes. Un conseiller fait le point sur les ressources, les charges et les dettes, aide à négocier avec les créanciers et la banque, et oriente si nécessaire vers une procédure de surendettement. Votre mairie ou votre centre communal d'action sociale peut vous indiquer le plus proche. Ce recours est confidentiel, et souvent plus efficace qu'une négociation menée seul.
L'offre spécifique, à quelques euros par mois #
L'offre spécifique est un ensemble de services bancaires essentiels, que toute banque doit proposer à ses clients fragiles pour un prix limité à 3 euros par mois au moment de la rédaction. Elle comprend la tenue du compte, une carte de paiement à autorisation systématique, c'est-à-dire qui vérifie le solde avant chaque paiement et empêche ainsi les dépassements, un nombre minimal de virements et de prélèvements, deux chèques de banque par mois, la consultation du compte à distance, et un système d'alerte sur le niveau du solde. Elle permet donc de continuer à payer ses factures et à faire ses courses, tout en évitant la plupart des incidents.
Son second avantage est le plafonnement renforcé des frais d'incident, à 20 euros par mois et 200 euros par an, et celui des commissions d'intervention à 4 euros par opération et 20 euros par mois. L'offre spécifique n'est pas une sanction : elle ne figure dans aucun fichier et ne se voit pas lors des paiements. Elle a quelques contraintes, la principale étant que la carte peut être refusée lorsque le solde est insuffisant, ce qui oblige à suivre son compte de près. Pour beaucoup de personnes, c'est justement ce qui permet de reprendre la main sur leur budget. Il est possible d'en sortir lorsque la situation s'améliore.
Pour en bénéficier, il suffit de la demander à votre conseiller, même si la banque ne vous l'a pas proposée. Elle remplace alors votre formule actuelle, sans changer de numéro de compte : vos virements de pension et vos prélèvements continuent de fonctionner. Si vous détenez des moyens de paiement qui n'y sont pas inclus, comme un chéquier, demandez ce qu'il advient de chacun. La banque ne peut pas vous imposer d'options payantes supplémentaires pour accéder à l'offre. Si votre conseiller refuse ou tarde à répondre alors que vous remplissez les critères de fragilité, adressez une demande écrite au service clients, puis, si nécessaire, au médiateur.
Offre spécifique ou formule bancaire classique
AOffre spécifique clientèle fragile
- Prix plafonné à quelques euros par mois
- Carte à autorisation systématique, sans découvert
- Frais d'incident plafonnés à 20 € par mois et 200 € par an
- Commission d'intervention plafonnée à 4 € par opération
- Réservée aux clients identifiés comme fragiles
BFormule bancaire classique
- Prix libre, souvent plus élevé selon les options
- Carte à débit immédiat ou différé, découvert possible
- Pas de plafond global des frais d'incident hors fragilité
- Commission d'intervention jusqu'à 8 € par opération
- Ouverte à tous
Pour une personne aux revenus modestes qui connaît des incidents répétés, l'offre spécifique coûte presque toujours moins cher et protège mieux. Elle demande seulement d'accepter une carte qui refuse les paiements au-delà du solde.
Les frais bancaires lors d'une succession #
Au décès d'un titulaire de compte, la banque facturait jusqu'à récemment des frais de succession très variables, parfois de plusieurs centaines d'euros pour des comptes peu fournis. Une loi récente a encadré ces frais. Au moment de la rédaction, ils sont interdits pour les successions dont le montant total des comptes et produits d'épargne détenus dans la banque est inférieur à un seuil, de l'ordre de 5 900 euros, revalorisé chaque année, ainsi que lorsque le défunt est mineur. Au-delà, ils sont plafonnés à un pourcentage du solde des comptes, de l'ordre de 1 %, dans la limite d'un montant maximal de l'ordre de 850 euros.
Ces règles concernent directement les familles qui règlent la succession d'un parent. Avant de payer les frais annoncés par la banque, vérifiez qu'ils respectent ce cadre, et demandez le détail du calcul. Pour une succession modeste, les héritiers peuvent souvent débloquer les fonds sans notaire, sur présentation d'une attestation, comme l'explique l'article sur la succession sans notaire. Les banques peuvent aussi, dans certaines limites, régler directement les frais d'obsèques sur le compte du défunt. Si des frais vous paraissent excessifs, la contestation suit la même procédure que pour les autres frais bancaires : réclamation écrite, puis médiateur.
Réduire ses frais au quotidien #
La première mesure, souvent la plus efficace, consiste à aligner les dates de prélèvement sur celles des versements de pension. La plupart des créanciers, fournisseurs d'énergie, assureurs, opérateurs téléphoniques, bailleurs, acceptent de modifier la date de prélèvement sur simple demande. Placer tous les prélèvements quelques jours après l'arrivée des pensions supprime la majorité des incidents. La deuxième consiste à activer les alertes de solde proposées par la banque, par message ou dans l'application, qui préviennent quand le compte descend sous un seuil que vous choisissez. Elles sont parfois payantes : comparez leur coût à celui d'un seul incident évité.
Il est aussi utile de faire le point, une fois par an, sur les frais fixes : cotisation de carte, tenue de compte, assurance des moyens de paiement, options rarement utilisées. Le récapitulatif annuel des frais, reçu en janvier, permet de les identifier. Une carte à débit immédiat de gamme simple suffit souvent à un retraité qui ne voyage pas beaucoup à l'étranger. Si votre banque est chère, la mobilité bancaire est gratuite : la nouvelle banque se charge de transférer vos prélèvements et virements, y compris la domiciliation de la pension, et prévient vos créanciers. Comparez les tarifs à partir des extraits standards publiés par chaque établissement.
| Organisme | Date habituelle de versement | Date de prélèvement conseillée |
|---|---|---|
| Régime général de la Sécurité sociale | Autour du 9 du mois, pour le mois écoulé | À partir du 10 ou du 12 du mois |
| Agirc-Arrco | En début de mois, pour le mois en cours | Quelques jours après le 1er |
| Mutualité sociale agricole | Autour du 9 du mois, pour le mois écoulé | À partir du 10 ou du 12 du mois |
| Fonction publique de l'État | En fin de mois, pour le mois en cours | En tout début du mois suivant |
Dates indicatives, décalées lorsqu'elles tombent un week-end ou un jour férié. Vérifiez les dates exactes de vos caisses dans votre espace personnel.
Le mode de paiement influence aussi le coût des incidents. Un chèque émis sans provision suffisante expose à des frais de rejet plus élevés qu'un prélèvement, et peut entraîner une interdiction bancaire d'émettre des chèques si la situation n'est pas régularisée. Pour les paiements réguliers, le prélèvement à date choisie est donc préférable au chèque. Pour les achats du quotidien, une carte à autorisation systématique, qui refuse le paiement plutôt que de mettre le compte à découvert, évite la plupart des commissions d'intervention. C'est l'une des cartes incluses dans l'offre spécifique, mais beaucoup de banques la proposent aussi dans leurs formules ordinaires, à un prix réduit.
Contester des frais et obtenir un remboursement #
Si des frais vous paraissent injustifiés ou dépassent les plafonds, commencez par contacter votre conseiller, puis adressez une réclamation écrite au service clients de la banque, en précisant les opérations concernées, les montants et le plafond qui vous semble dépassé. Joignez les relevés correspondants. La banque doit répondre dans un délai limité, de l'ordre de quinze jours ouvrables, ou de deux mois au maximum dans les cas complexes. Les banques accordent souvent des remboursements à titre commercial, même lorsque les frais sont réguliers, en particulier pour un client fidèle qui traverse une difficulté passagère : il ne faut pas hésiter à le demander, poliment mais fermement.
En l'absence de réponse satisfaisante, vous pouvez saisir gratuitement le médiateur de votre banque, dont les coordonnées figurent sur les relevés, le site de la banque et les conditions générales. Le médiateur rend un avis dans un délai de quelques mois. Si vos difficultés dépassent la question des frais et que vous ne parvenez plus à faire face à vos dettes, la procédure de surendettement auprès de la Banque de France peut être envisagée : le dépôt du dossier entraîne d'ailleurs l'identification comme client fragile et l'accès aux plafonds renforcés.
Contester des frais bancaires, étape par étape
-
Repérer les frais en cause
Sur le relevé d'information préalable ou le relevé de compte, notez la date, la nature et le montant de chaque frais contesté.
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Comparer aux plafonds
Vérifiez les plafonds légaux et ceux de la brochure tarifaire de votre banque, ainsi que votre éventuel statut de client fragile.
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Contacter le conseiller
Expliquez la situation et demandez un remboursement, total ou partiel, en rappelant les plafonds applicables.
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Écrire au service clients
Sans solution, adressez une réclamation écrite avec les relevés en pièces jointes, et conservez une copie.
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Saisir le médiateur
Sans réponse satisfaisante dans le délai prévu, saisissez gratuitement le médiateur de la banque, en ligne ou par courrier.
Les bons réflexes pour limiter les frais
Vos cases cochées restent enregistrées sur cet appareil.
Sources et vérification
Les informations de cet article ont été établies à partir des ressources officielles suivantes. Les barèmes et plafonds évoluant chaque année, consultez-les avant toute démarche.
- service-public.fr Frais bancaires : plafonnement des frais d'incident et commissions d'intervention
- service-public.fr Offre spécifique pour les clients en situation de fragilité financière
- legifrance.gouv.fr Code monétaire et financier, dispositions relatives aux frais bancaires
Point de vigilance : Revérifier les plafonds des commissions d'intervention, des frais de rejet de prélèvement et de chèque, le plafond global des frais d'incident pour les clients fragiles, le prix maximal de l'offre spécifique et les seuils de gratuité et de plafonnement des frais bancaires de succession.
- Publié le
- Mis à jour le
- Rédaction
- La rédaction de La Retraite
Vous vous demandez peut-être
Questions fréquentes
Combien une banque peut-elle facturer pour un prélèvement rejeté ?
Au moment de la rédaction, les frais de rejet d'un prélèvement pour défaut de provision ne peuvent dépasser le montant du prélèvement, dans la limite de 20 euros. Un même prélèvement présenté plusieurs fois et rejeté à chaque fois ne doit être facturé qu'une seule fois, si vous montrez qu'il s'agit de la même opération.
Quel est le plafond des commissions d'intervention ?
Pour tous les clients, la commission d'intervention est plafonnée, au moment de la rédaction, à 8 euros par opération et 80 euros par mois. Pour les clients qui ont souscrit l'offre spécifique, ces plafonds descendent à 4 euros par opération et 20 euros par mois.
Qu'est-ce que l'offre spécifique clientèle fragile ?
C'est un ensemble de services bancaires essentiels, dont une carte à autorisation systématique, des virements, des prélèvements et des alertes, que les banques doivent proposer aux clients financièrement fragiles pour au plus 3 euros par mois au moment de la rédaction. Elle s'accompagne d'un plafonnement renforcé des frais d'incident.
Comment savoir si je suis client fragile pour ma banque ?
La banque doit vous informer si elle vous identifie comme client financièrement fragile. Si vous pensez remplir les critères, incidents répétés et ressources modestes notamment, demandez-le par écrit à votre conseiller, ainsi que le bénéfice des plafonds et de l'offre spécifique.
La banque peut-elle prélever des frais sur le compte d'un défunt ?
Les frais bancaires de succession sont désormais encadrés par la loi. Ils sont interdits pour les petites successions, sous un seuil de l'ordre de 5 900 euros au moment de la rédaction, et plafonnés pour les autres. Vérifiez les montants en vigueur sur service-public.fr et demandez le détail du calcul.
Comment récupérer des frais bancaires abusifs ?
Adressez une réclamation écrite au service clients en précisant les frais contestés et le plafond dépassé, relevés à l'appui. Sans réponse satisfaisante, saisissez gratuitement le médiateur bancaire, dont les coordonnées figurent sur vos relevés. Les banques accordent aussi souvent des remboursements commerciaux sur simple demande.
Peut-on changer la date de prélèvement pour éviter les incidents ?
Oui, la plupart des créanciers acceptent de modifier la date de prélèvement sur simple demande. Placer les prélèvements quelques jours après le versement des pensions de base et complémentaires est la mesure la plus efficace pour éviter les découverts de début de mois.
Une banque peut-elle refuser d'ouvrir un compte à un retraité ?
Elle peut refuser, mais toute personne domiciliée en France sans compte de dépôt peut alors saisir la Banque de France au titre du droit au compte. La Banque de France désigne un établissement tenu d'ouvrir un compte avec les services bancaires de base, gratuits.
Les internautes recherchent aussi
- plafond commission d'intervention par mois
- frais rejet prélèvement maximum
- offre spécifique clientèle fragile 3 euros
- client fragile banque critères plafond 25 euros
- frais bancaires succession plafonnés
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- changer date de prélèvement après versement pension
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