Ménage, jardinage, aide à domicile : le crédit d'impôt qui rembourse la moitié de la facture, même si vous n'êtes pas imposable
Faire venir quelqu'un pour le ménage, la tonte ou l'aide aux courses coûte cher, mais l'État en rembourse la moitié, y compris aux retraités qui ne paient aucun impôt. Voici ce qui est éligible, comment se calculent les plafonds, comment ne payer que la moitié dès la facture grâce à l'avance immédiate, et les erreurs qui font perdre une partie du crédit.
L’essentiel en 30 secondes
L’essentiel à retenir
Lecture complète : 17 min- Les sommes versées pour un service à la personne rendu à domicile ouvrent droit à un crédit d'impôt égal à 50 % de la dépense, dans la limite d'un plafond annuel.
- Depuis l'imposition des revenus de 2017, les retraités bénéficient d'un crédit d'impôt et non plus d'une simple réduction : la part qui dépasse l'impôt dû est remboursée, même à un foyer non imposable.
- Le plafond de dépenses de base est majoré pour chaque membre du foyer âgé de plus de 65 ans, et certaines activités comme le petit jardinage, le petit bricolage ou l'assistance informatique ont leur propre plafond.
- Les aides reçues pour financer le service, APA, aide de la caisse de retraite ou CESU préfinancé, doivent être déduites de la dépense déclarée.
- L'avance immédiate, gérée par l'Urssaf, permet de ne payer que la moitié de la facture au moment où elle est réglée, au lieu d'attendre le remboursement de l'année suivante.
- Un acompte de 60 % du crédit de l'année précédente est versé en janvier : si vous arrêtez le service, pensez à réduire cet acompte pour ne pas avoir à le rembourser l'été suivant.
Un crédit d'impôt, pas une réduction : la différence qui compte pour un retraité #
Quand vous faites appel à une personne pour le ménage, le repassage, l'entretien du jardin ou l'aide aux gestes du quotidien, la moitié de la somme payée vous est rendue par l'administration fiscale. Ce mécanisme porte le nom officiel d'avantage fiscal pour l'emploi d'un salarié à domicile, mais tout le monde parle de crédit d'impôt « services à la personne ». Il vaut aussi bien quand vous employez directement quelqu'un que lorsque vous passez par une entreprise ou une association déclarée. La règle de calcul est simple : 50 % des dépenses éligibles, dans la limite d'un plafond annuel qui dépend de la composition de votre foyer.
Pendant longtemps, les retraités n'avaient droit qu'à une réduction d'impôt : elle diminuait l'impôt dû, mais ne rapportait rien à ceux qui n'en payaient pas, ou peu. Depuis l'imposition des revenus de 2017, tous les foyers, actifs comme retraités, bénéficient d'un véritable crédit d'impôt. La différence est décisive. Si le crédit dépasse votre impôt, l'excédent vous est versé par virement. Un couple de retraités non imposable qui dépense 3 000 euros dans l'année pour une aide ménagère reçoit donc 1 500 euros de l'administration. C'est précisément ce que beaucoup ignorent encore, et ce qui les fait renoncer à une aide dont ils auraient besoin.
50 %
de la dépense éligible remboursée sous forme de crédit d'impôt
impots.gouv.fr
+ 1 500 €
de plafond de dépenses par membre du foyer âgé de plus de 65 ans, dans une limite globale
service-public.fr, montant à vérifier pour l'année en cours
60 %
du crédit de l'année précédente versé dès janvier sous forme d'acompte
impots.gouv.fr
Quels services ouvrent droit au crédit, et lesquels n'y ouvrent pas #
Le crédit ne couvre que les activités figurant sur la liste officielle des services à la personne, et à condition qu'elles soient réalisées à votre domicile, résidence principale ou secondaire située en France. On y trouve l'entretien de la maison et les travaux ménagers, le repassage, la préparation des repas, le petit jardinage, le petit bricolage, l'assistance informatique et administrative, la garde et la surveillance temporaire de la résidence, ainsi que tout l'éventail de l'aide aux personnes âgées ou handicapées : aide à la toilette, au lever, à la prise des repas, téléassistance. Certaines prestations effectuées hors du domicile sont admises quand elles s'inscrivent dans une offre de services à domicile, comme l'accompagnement pour les courses ou les rendez-vous médicaux.
Ce qui n'y entre pas surprend souvent. Les gros travaux, la rénovation, la peinture d'une pièce entière, la pose d'une cuisine ou la création d'un jardin paysager relèvent du bâtiment ou du paysagisme, pas du service à la personne, même si l'artisan les facture à l'heure. L'élagage d'arbres de grande taille qui exige un professionnel équipé en est également exclu, alors que la taille des haies et des arbustes y est admise. Enfin, le service doit être rendu par une personne : l'achat d'un robot tondeuse ou d'un aspirateur ne donne droit à rien. En cas de doute, la question à se poser est simple : s'agit-il d'un entretien courant de ce que vous avez déjà, ou d'un chantier qui transforme le logement ?
| Activité | Exemples admis | Plafond propre de dépenses | Ce qui en est exclu |
|---|---|---|---|
| Entretien de la maison | Ménage, vitres, repassage, préparation des repas | Aucun, plafond général du foyer | Nettoyage après travaux par une entreprise du bâtiment |
| Petit jardinage | Tonte, taille de haies et d'arbustes, désherbage, ramassage des feuilles | De l'ordre de 5 000 € par an | Création de jardin, abattage, élagage exigeant un professionnel équipé |
| Petit bricolage | Changer une ampoule difficile d'accès, monter un meuble, fixer une étagère | De l'ordre de 500 € par an, intervention de 2 heures au plus | Travaux de plomberie, d'électricité ou de rénovation |
| Assistance informatique | Installer un ordinateur, une box, apprendre à utiliser une tablette chez soi | De l'ordre de 3 000 € par an | Dépannage en boutique, achat de matériel |
| Aide aux personnes âgées | Aide au lever, à la toilette, accompagnement aux courses, téléassistance | Aucun, plafond général du foyer | Soins médicaux réalisés par un infirmier, remboursés par l'Assurance Maladie |
Plafonds spécifiques en vigueur au moment de la rédaction : à vérifier chaque année sur impots.gouv.fr. Ils s'imputent à l'intérieur du plafond général du foyer, ils ne s'y ajoutent pas.
Calculer votre plafond et le montant du crédit #
Le calcul se fait en trois temps. Vous commencez par le plafond général de dépenses : au moment de la rédaction, il est de l'ordre de 12 000 euros par an et par foyer. Ce plafond est majoré d'environ 1 500 euros pour chaque membre du foyer âgé de plus de 65 ans, et pour chaque enfant à charge, sans pouvoir dépasser une limite globale de l'ordre de 15 000 euros. Un couple dont les deux membres ont passé 65 ans atteint donc directement ce maximum. La première année où vous employez directement un salarié, le plafond est relevé, et il est plus élevé encore lorsqu'un membre du foyer est titulaire d'une carte d'invalidité ou d'une pension d'invalidité de troisième catégorie.
Vous retirez ensuite de vos dépenses toutes les aides reçues pour les financer, puis vous appliquez les plafonds spécifiques par activité. Le crédit est enfin égal à la moitié du montant retenu. Deux conséquences pratiques en découlent. D'abord, ce qui dépasse un plafond ne rapporte rien : dépenser 6 500 euros de jardinage ne donne droit au crédit que sur 5 000 euros. Ensuite, le plafond s'apprécie par foyer fiscal et non par personne, ce qui compte pour un couple non marié ni pacsé : chacun déclare alors ses propres dépenses dans sa propre déclaration, avec son propre plafond, à condition d'avoir réellement payé la part qu'il déclare.
| Situation du foyer | Plafond de dépenses indicatif | Crédit d'impôt maximal correspondant |
|---|---|---|
| Personne seule de moins de 65 ans | De l'ordre de 12 000 € | De l'ordre de 6 000 € |
| Personne seule de plus de 65 ans | De l'ordre de 13 500 € | De l'ordre de 6 750 € |
| Couple dont les deux membres ont plus de 65 ans | De l'ordre de 15 000 €, limite globale atteinte | De l'ordre de 7 500 € |
| Première année d'emploi direct d'un salarié | Plafond relevé, de l'ordre de 15 000 € majoré, limite de l'ordre de 18 000 € | Jusqu'à la moitié du plafond relevé |
| Membre du foyer titulaire d'une carte d'invalidité | De l'ordre de 20 000 € | De l'ordre de 10 000 € |
Montants en vigueur au moment de la rédaction, à vérifier pour l'année en cours sur impots.gouv.fr ou service-public.fr.
Les aides à déduire : l'erreur qui provoque des rappels #
C'est la source d'erreur la plus fréquente chez les retraités, et celle qui peut valoir un redressement. Toute aide perçue pour payer le service doit être retirée de la dépense avant de calculer le crédit. Sont concernées l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) quand elle finance une aide à domicile, la prestation de compensation du handicap, l'aide ménagère attribuée par votre caisse de retraite ou par le conseil départemental, et la part des chèques emploi service universels préfinancés par un employeur, une mutuelle ou un comité d'entreprise. La logique est simple : l'État ne rembourse la moitié que de ce qui est resté réellement à votre charge.
Les attestations fiscales envoyées par les organismes indiquent en principe la somme nette restée à votre charge, mais ce n'est pas toujours le cas quand l'aide vous est versée directement plutôt qu'au prestataire. Si le conseil départemental vous verse l'APA sur votre compte, c'est à vous de la soustraire. Même vigilance avec l'aide à domicile financée par la caisse de retraite : selon les caisses, elle est payée au service d'aide ou prise en charge sous forme de participation horaire. Conservez les notifications d'aide avec vos attestations : ce sont elles qui justifient le montant déclaré en cas de question de l'administration.
Prestataire, mandataire ou emploi direct : trois façons de faire, trois niveaux de formalités #
Le crédit est le même quel que soit le mode choisi, mais la charge administrative et le coût horaire varient beaucoup. Avec un prestataire, entreprise ou association déclarée, vous achetez un service : l'intervenant est salarié de la structure, qui gère le contrat, les remplacements pendant les congés et les arrêts maladie. C'est la formule la plus simple, mais la plus chère à l'heure. En emploi direct, vous êtes vous-même l'employeur : vous choisissez la personne, fixez les horaires et la déclarez par le chèque emploi service universel, qui calcule les cotisations et édite les bulletins de salaire. Le coût horaire est plus bas, mais vous portez les obligations d'un employeur.
Le mandataire est un intermédiaire : une structure recrute et gère les formalités pour votre compte, contre des frais de gestion, mais vous restez juridiquement l'employeur. Les frais de gestion du mandataire entrent eux aussi dans la base du crédit. Un avantage souvent méconnu de l'emploi direct concerne les personnes de 70 ans et plus : elles bénéficient d'une exonération des cotisations patronales de sécurité sociale, dans la limite d'un plafond de rémunération. Le crédit d'impôt se calcule alors sur ce que vous avez réellement payé, salaire et cotisations restantes, ce qui rend l'emploi direct particulièrement économique à cet âge.
Passer par un prestataire ou employer directement
APrestataire déclaré
- Aucune démarche d'employeur, une simple facture mensuelle
- Remplacement assuré en cas de congé ou d'absence de l'intervenant
- Coût horaire plus élevé, la structure facturant ses frais
- Moins de choix sur la personne qui intervient
- Attestation fiscale annuelle envoyée automatiquement
BEmploi direct avec le CESU
- Vous choisissez librement la personne et fixez les horaires
- Coût horaire plus bas, exonération de cotisations patronales à partir de 70 ans
- Obligations d'employeur : contrat, congés payés, fin de contrat
- Pas de remplaçant automatique pendant les absences
- Attestation fiscale annuelle éditée par le service du CESU
Pour quelques heures par mois avec une personne de confiance déjà connue, l'emploi direct est le plus économique. Pour une aide régulière dont vous dépendez, ou si vous ne voulez aucune démarche, le prestataire apporte la continuité du service.
L'avance immédiate : ne payer que la moitié dès la facture #
Le fonctionnement classique du crédit impose d'avancer la totalité de la dépense, puis d'attendre l'année suivante pour être remboursé. Pour un budget de retraite serré, cette avance de trésorerie peut suffire à dissuader. L'avance immédiate, mise en place par l'Urssaf, supprime ce décalage : le crédit est déduit au moment du paiement. Vous ne réglez que la moitié de la facture, et l'Urssaf verse l'autre moitié directement au prestataire, ou au salarié si vous l'employez en direct. Le service est gratuit et facultatif. Il n'est accessible que si le prestataire y a adhéré, ou, en emploi direct, si vous activez l'option dans votre espace du chèque emploi service universel.
Quelques points méritent d'être connus avant de l'activer. L'avance immédiate suppose d'avoir déjà déposé au moins une déclaration de revenus, ce qui ne pose pas de difficulté pour un retraité. Le prestataire vous envoie chaque mois une demande de paiement que vous validez en ligne, ou qui est validée automatiquement sans réponse de votre part dans un délai court : lisez-la avant de laisser le délai courir. Les montants avancés sont ensuite préremplis sur votre déclaration de revenus. Enfin, si votre dépense dépasse votre plafond, ou si une aide aurait dû être déduite, la régularisation se fera lors de la déclaration, et vous aurez peut-être à reverser une partie de l'avance.
Déclarer, recevoir l'acompte de janvier et le solde de l'été #
Chaque printemps, vous reportez sur votre déclaration de revenus les sommes versées l'année précédente, dans la rubrique consacrée à l'emploi d'un salarié à domicile, sur la déclaration complémentaire des réductions et crédits d'impôt. Les montants passés par le chèque emploi service universel ou par l'avance immédiate sont en principe préremplis : vérifiez-les, mais ne les saisissez pas une seconde fois. Pour un prestataire hors avance immédiate, c'est l'attestation fiscale annuelle, envoyée en début d'année, qui donne le montant à reporter. Vous n'avez pas à joindre de justificatif, mais vous devez les conserver pendant au moins trois ans, délai pendant lequel l'administration peut demander à les voir.
Le crédit est ensuite versé en deux temps. À la mi-janvier, l'administration verse automatiquement un acompte égal à 60 % du crédit obtenu l'année précédente, en supposant que vos dépenses se poursuivent. Le solde, ou la régularisation, intervient l'été suivant, après la déclaration, avec l'avis d'impôt. Ce mécanisme devient piégeux quand la situation change : un décès, une entrée en établissement ou l'arrêt du service. L'acompte versé en janvier restera dû s'il dépasse le crédit réel, et il sera repris l'été. Vous pouvez le réduire ou y renoncer depuis votre espace particulier sur impots.gouv.fr, avant une date limite fixée en décembre.
| Période | Ce qui se passe | Ce que vous avez à faire |
|---|---|---|
| Tout au long de l'année | Vous payez les prestations, en totalité ou pour moitié avec l'avance immédiate | Conserver factures, relevés et notifications d'aides |
| Décembre | Dernier moment pour modifier l'acompte de janvier | Réduire ou supprimer l'acompte si le service s'arrête |
| Mi-janvier | Versement de l'acompte de 60 % calculé sur le crédit de l'année précédente | Vérifier le virement sur votre compte |
| Février à mars | Réception des attestations fiscales des organismes et du CESU | Comparer les montants à vos propres relevés |
| Avril à juin | Déclaration des revenus de l'année écoulée | Reporter ou contrôler les sommes, déduire les aides reçues |
| Été | Avis d'impôt, versement du solde ou reprise d'un acompte trop élevé | Contrôler le calcul sur l'avis |
Dates indicatives, fixées chaque année par l'administration fiscale.
Mettre en place le crédit d'impôt, étape par étape
-
Vérifier que le service est éligible
Assurez-vous que l'activité figure parmi les services à la personne et qu'elle est rendue à votre domicile. En cas de doute, interrogez votre centre des finances publiques avant de vous engager.
-
Choisir un prestataire déclaré, ou déclarer votre salarié
Un organisme doit être déclaré au titre des services à la personne : son numéro figure en principe sur ses devis et factures. En emploi direct, inscrivez-vous au chèque emploi service universel avant la première heure travaillée.
-
Activer l'avance immédiate si elle est proposée
Demandez au prestataire d'enregistrer votre adhésion, ou activez l'option dans votre espace CESU. Vous ne paierez plus que la moitié des sommes dues.
-
Déduire toutes les aides perçues
Additionnez l'APA, l'aide de la caisse de retraite et les CESU préfinancés utilisés dans l'année, et retirez-les de la dépense déclarée.
-
Contrôler la déclaration de revenus
Vérifiez les montants préremplis et complétez ceux qui manquent à partir des attestations fiscales, sans compter deux fois une même dépense.
-
Ajuster l'acompte en cas de changement
Si le service s'arrête ou diminue fortement, modifiez l'acompte de janvier dans votre espace particulier avant la date limite de décembre.
Les cas particuliers qui concernent souvent les retraités #
Aider un parent très âgé est une situation fréquente après 60 ans. Si vous payez une aide à domicile chez votre père ou votre mère, le crédit revient en principe à celui qui habite le logement, puisque le service doit être rendu à la résidence du contribuable. Une exception existe toutefois : les sommes versées pour l'emploi d'un salarié à la résidence d'un ascendant qui remplit les conditions pour bénéficier de l'APA peuvent ouvrir droit à l'avantage fiscal pour l'enfant qui les paie, sous conditions à vérifier auprès de l'administration. Dans ce cas, le parent ne peut évidemment pas déclarer les mêmes dépenses. Il est utile d'en parler en famille avant la déclaration, pour que chacun sache qui déclare quoi.
D'autres situations appellent de la prudence. En résidence services, seules les prestations individualisées rendues dans votre logement, comme un ménage à la demande, peuvent ouvrir droit au crédit : les charges collectives et les services communs n'y ouvrent pas. En EHPAD, il ne s'agit plus du même dispositif mais d'une réduction d'impôt distincte, calculée sur les frais de dépendance et d'hébergement, et qui, elle, n'est pas remboursable. Enfin, le crédit services à la personne entre dans le plafonnement global des avantages fiscaux, de l'ordre de 10 000 euros par an et par foyer : cela ne concerne que les foyers qui cumulent plusieurs dispositifs importants, mais mérite d'être vérifié.
Conserver les bons justificatifs #
L'administration ne demande rien au moment de la déclaration, mais elle peut vous interroger pendant trois ans. Un dossier bien tenu, une chemise par année, suffit à répondre en quelques minutes. Il doit permettre de prouver trois choses : que le service a bien été rendu à votre domicile par un organisme déclaré ou par un salarié déclaré, que vous l'avez réellement payé, et à quelle hauteur des aides l'ont financé. Les paiements par virement, prélèvement, chèque ou chèque emploi service universel laissent une trace ; privilégiez-les au paiement en espèces, qui ne permet pas de justifier une dépense aussi facilement.
Ce dossier sert aussi à vous-même. Au moment d'une première année de retraite, quand les revenus baissent et que l'on découvre la fiscalité du retraité, il permet de chiffrer précisément ce que coûte vraiment chaque heure d'aide après crédit d'impôt, et donc de décider en connaissance de cause s'il vaut mieux augmenter les heures de ménage, faire entretenir le jardin ou garder cette somme pour autre chose. Une heure facturée 28 euros ne coûte en réalité que 14 euros une fois le crédit perçu, et parfois moins encore après une aide de la caisse de retraite.
Les pièces à garder pour chaque année
Vos cases cochées restent enregistrées sur cet appareil.
Sources et vérification
Les informations de cet article ont été établies à partir des ressources officielles suivantes. Les barèmes et plafonds évoluant chaque année, consultez-les avant toute démarche.
- service-public.fr Crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile : conditions, plafonds et déclaration
- impots.gouv.fr Emploi à domicile, avance immédiate et acompte de janvier
- legifrance.gouv.fr Article 199 sexdecies du code général des impôts
Point de vigilance : Revérifier chaque année le plafond général de dépenses, ses majorations et sa limite, les plafonds propres au jardinage, au bricolage et à l'assistance informatique, le taux de l'acompte de janvier, la date limite de modification de l'acompte, le montant du plafonnement global des niches fiscales et les conditions de l'exonération de cotisations patronales après 70 ans.
- Publié le
- Mis à jour le
- Rédaction
- La rédaction de La Retraite
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Questions fréquentes
Le crédit d'impôt pour l'emploi à domicile est-il remboursé si je ne suis pas imposable ?
Oui. Depuis l'imposition des revenus de 2017, les retraités bénéficient d'un crédit d'impôt et non plus d'une réduction. Si le crédit dépasse l'impôt dû, ou si vous n'êtes pas imposable, la différence vous est versée par virement l'été suivant la déclaration, après un éventuel acompte en janvier.
Quel est le plafond du crédit d'impôt pour un couple de retraités de plus de 65 ans ?
Au moment de la rédaction, le plafond de dépenses de base est de l'ordre de 12 000 euros, majoré d'environ 1 500 euros par membre du foyer âgé de plus de 65 ans, dans une limite de l'ordre de 15 000 euros. Un couple dont les deux membres ont plus de 65 ans peut donc déclarer jusqu'à environ 15 000 euros de dépenses, soit un crédit de l'ordre de 7 500 euros. Ces montants sont à vérifier chaque année sur impots.gouv.fr.
Le jardinage est-il pris en compte dans le crédit d'impôt ?
Oui, pour les petits travaux de jardinage : tonte, taille des haies et des arbustes, désherbage, ramassage des feuilles. Ces dépenses ont un plafond propre, de l'ordre de 5 000 euros par an au moment de la rédaction. La création d'un jardin, l'aménagement paysager ou l'élagage d'arbres exigeant un professionnel équipé n'y ouvrent pas droit.
Comment ne payer que la moitié de la facture de mon aide ménagère ?
Il faut utiliser l'avance immédiate, un service gratuit de l'Urssaf. Si votre prestataire y a adhéré, ou si vous l'activez dans votre espace du chèque emploi service universel en emploi direct, le crédit est déduit au moment du paiement. Vous ne réglez que la moitié, l'Urssaf verse l'autre moitié.
Faut-il déduire l'APA du montant déclaré pour le crédit d'impôt ?
Oui. L'APA, comme l'aide ménagère de la caisse de retraite, la prestation de compensation du handicap ou les CESU préfinancés, doit être retirée des dépenses déclarées. Seule la somme restée réellement à votre charge ouvre droit au crédit. Oublier cette déduction expose à un rappel de l'administration.
Que devient l'acompte de janvier si j'arrête mon aide à domicile ?
L'acompte de 60 % versé en janvier est calculé sur le crédit de l'année précédente. Si vos dépenses baissent ou s'arrêtent, l'excédent vous sera réclamé l'été suivant. Vous pouvez réduire ou supprimer cet acompte depuis votre espace particulier sur impots.gouv.fr, avant la date limite fixée en décembre.
Puis-je bénéficier du crédit d'impôt pour une aide à domicile chez mes parents ?
En principe, le crédit revient à la personne chez qui le service est rendu. Une exception permet toutefois à l'enfant qui paie un salarié à la résidence d'un parent remplissant les conditions de l'APA de bénéficier de l'avantage fiscal, sous conditions à vérifier auprès de votre centre des finances publiques. Le parent ne peut alors pas déclarer les mêmes dépenses.
Le crédit d'impôt s'applique-t-il aux frais d'EHPAD ?
Non. Les frais d'EHPAD relèvent d'un dispositif différent : une réduction d'impôt calculée sur les frais de dépendance et d'hébergement, dans la limite d'un plafond. Contrairement au crédit services à la personne, cette réduction n'est pas remboursable quand elle dépasse l'impôt dû.
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